Les aides du département à destination des personnes âgées
L’aide sociale aux personnes âgées fait partie d’une des nombreuses compétences des départements et regroupe différentes aides. Elle est prévue par l’article L113-1 du Code de l’action sociale et des familles (CASF).
Bien que ce domaine d’aides soit confié aux départements, la loi encadre les conditions et les montants. Toutefois, il est précisé que les départements ont la possibilité d’en fixer de manière plus favorable (texte de loi).
Voici les principales aides sociales octroyées par les départements à destination des personnes âgées :
- L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA)
- L’aide sociale à l’hébergement (ASH) en établissement ou chez des particuliers
- L’allocation représentative de services ménagers/ aide ménagère
- La prestation de compensation du handicap (PCH)
L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA)
Cette prestation permet de prendre en charge les besoins essentiels (repas, toilette, ménage…) des personnes qui ne peuvent pas le faire eux-mêmes du fait de leur état physique ou mental, par manque total ou partiel d’autonomie (article L. 232-1 du CASF).
Il existe une grille AGGIR (Autonomie gérontologique et groupes iso-ressources) qui mesure le degré de perte d’autonomie des demandeurs par les besoins d’aides pour accomplir les différents actes essentiels de la vie quotidienne. Un classement est fait du GIR 1 (personnes les plus dépendantes) au GIR 6 (les moins dépendantes). Seules les personnes relevant du GIR 1 à 4 peuvent prétendre à l’APA.
On distingue également l’APA à domicile et en établissement.
Aide sociale à l’hébergement (ASH) en établissement ou chez un particulier
Cette aide permet de financer l’hébergement pour les personnes âgées qui ne sont plus en mesure de rester à leur domicile. Elle est octroyée sous conditions de ressources et permet de financer deux choses :
- Tout ou partie du tarif des établissements à destination des personnes âgées
- La rémunération d’un accueillant familial
Point important : l’ASH peut être cumulée avec l’APA.
L’aide ménagère pour les personnes en perte d’autonomie
Le département peut apporter une aide ménagère en nature ou en espèce sous conditions de ressources du bénéficiaire (article L231-1 CASF).
Quel que soit votre département de résidence, les plafonds de ressources 2026 sont fixés à :
- 1 043,59 euros pour une personne seule
- 1 620,18 euros pour un couple
Point important : l’aide ménagère du département n’est pas cumulable avec l’APA.
La Prestation de compensation du handicap (PCH)
Ce dispositif permet de prendre en charge les frais liés à la perte d’autonomie (aide humaine, prise en charge de matériel, aide au transport…). Sous conditions, les personnes âgées en perte d’autonomie de 60 ou plus peuvent en bénéficier.
Toutefois, cette prestation n’est pas cumulable avec l’APA.
Les aides du conseil départemental lors d’un handicap
Le département est un acteur incontournable s’agissant des aides sociales à destination des personnes en situation de handicap. Les prestations octroyées sont principalement :
- La prestation de compensation du handicap (PCH), remplaçant l’Allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP)
- L’aide ménagère lors d’un handicap
- L’aide sociale à l’hébergement pour personne handicapée
- L’aide sociale au titre des services d’aide et d’accompagnement pour l’accueil de jour hors MAS
- L’aide sociale au titre des prises en charge en services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) ou d’accompagnement médicosocial pour adultes handicapés (Samsah)
Point important : il faut bien distinguer les aides financées par le département et celles qui ne le sont pas. À titre d’exemples, l’AAH et l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé sont entièrement financées par l’État et non par le département.
La prestation de compensation du handicap (PCH) remplaçant l’ACTP
L’ACTP
Depuis 2006, l’ACTP a été remplacé par la PCH bien qu’elle continue a être versée aux personnes qui en bénéficiaient avant la réforme et qui ont choisi de conserver cette allocation.
L’ACTP n’est pas une aide en nature, cela signifie qu’elle n’est pas dédiée à un service en particulier (par exemple une aide ménagère). Concrètement, le bénéficiaire peut l’utiliser comme il le souhaite.
La PCH
Contrairement à l’ACTP, la PCH est une aide dite en nature, car elle va être octroyée pour financer des dépenses précises : aménagement du lieu d’habitation, du véhicule, aides humaines, techniques, etc.
Point important : la PCH ne peut pas permettre de financer des aides à la vie domestique telle qu’une aide ménagère.
Services ménagers du département lors d’un handicap
Cette aide est également appelée l’Allocation représentative de services ménagers. Il s’agit d’une aide en nature sous conditions notamment de ressources. Concrètement, il s’agit de services ménagers.
En pratique, cette aide vous permet de disposer d’une aide pour différentes tâches de la vie domestique et quotidienne : vos courses, le ménage, l’entretien du linge, les repas…
L’aide sociale à l’hébergement pour les personnes en situation de handicap
Le département a l’obligation d’apporter une aide financière aux personnes qui ne peuvent plus vivre à leur domicile en raison de leur handicap et dont les ressources ne leur permettent pas de financer l’entrée dans des établissements médicosociaux (l’article L. 344-5 du CASF).
En ce sens aussi, cette aide concerne également la situation dans laquelle vous résidez chez un accueillant familial. L’ASH est soumise à certaines conditions, notamment de ressources.
Point important : ici, l’ASH ne concerne ni l’hébergement en maison d’accueil spécialisée (MAS) ni l’hébergement des enfants et adolescents handicapés relevant de l’assurance maladie (art. L. 344-1 du CASF et art. L. 242-10 du CASF).
Les SAVS et SAMSAH : c’est quoi ?
L’objectif des services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) ou d’accompagnement médicosocial pour adultes handicapés (Samsah) est double :
- Permettre le maintien des personnes handicapées à leur domicile en leur apportant un soutien pour favoriser leurs liens sociaux qu’il s’agisse des liens en milieu scolaire, professionnel, familiaux, etc.
- Accompagner vers l’accès aux différents services proposés par la collectivité
Pour atteindre ces objectifs, le département peut financer en partie les tarifs journaliers (art. L. 344-5 du CASF).
À noter, s’agissant des Samsah, elles concourent également à une coordination des soins et favorise l’accompagnement médical et paramédical.
Voici les différents établissements médico-sociaux d’hébergement des adultes handicapés (excepté les maisons d’accueil spécialisées) :
- Les foyers d’hébergement : il s’agit de la résidence des travailleurs handicapés qui occupe un emploi durant la journée dans un milieu de droit commun ou dans un ESAT (établissement ou service d’aide par le travail).
- Les foyers occupationnels ou foyers de vie : ils sont à destination des personnes qui ne peuvent plus ou pas exercer une activité professionnelle en raison de leur handicap y compris, en milieu protégé (structure spécialisée).
- Les foyers d’accueil médicalisés (FAM) : c’est la résidence des personnes handicapées nécessitant une médicalisation et une assistance pour la majorité des actes essentiels de la vie courante. Ils ne peuvent pas exercer une activité professionnelle.
Les aides sociales à l’enfance du département
Le département a également des compétences dans la protection de l’enfance par le bais des dispositifs de l’Aide sociale à l’enfance. S’agissant de ce domaine, les aides mises en place poursuivent divers objectifs :
- La prévention de la protection de l’enfance
- Détection des situations de danger ou de risque de danger
- Protection de l’enfance
Le soutien à domicile dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance
- Intervention à domicile : intervention d’un technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF), accompagnement en économie sociale et familiale, intervention d’un service d’action éducative à domicile. Quels objectifs ? Quelle est concrètement l’aide apportée ? Par exemple, le TISF accompagne les parents ou ceux qui détiennent l’autorité parentale dans leurs rôles pour tout type de domaine : sécurité, loisirs alimentation, hygiène, scolarisation … Cet accompagnement peut être réalisé à votre domicile, mais aussi à l’extérieur, lors d’activités et tâches quotidiennes.
- Aides financières : elles sont à destination des familles dans le besoin, sans ressources suffisantes. Ces aides sont octroyées soit par le biais d’allocations mensuelles ou de secours exceptionnels.
- Les MAAESF (mesures administratives d’accompagnement en économie sociale et familiale – référence) : ici, ces mesures ont pour objectif d’épauler les parents face à des difficultés notamment pour gérer leur budget familiale ayant un impact sur le quotidien et les conditions de vie de leur enfant. Elles peuvent être mises en place à la demande des familles, accord avec les parents, mais aussi sur décision du juge des enfants (on parlera dans ce dernier cas d’une MJAGBF – mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial).
- Les actions éducatives à domicile (AED) ou en milieu ouvert (AEMO) : ces actions peuvent être mises en place soit à la demande d’un ou des parents ou en accord avec eux. L’objectif est de soutenir les parents en grandes difficultés. Concrètement, un projet peut être mis en place, le but étant par exemple de développer les rapports parfois compliqués entre les parents et enfants, mais aussi s’agissant des institutions et de leur parcours scolaire. Qui sont ces intervenants ? Il peut s’agir d’éducateurs spécialisés, psychologues rattachés aux services de l’ASE du département ou à un établissement public ou privé habilité à ce type de mission. Bon à savoir : l’action éducative en milieu ouvert (AEMO) poursuit le même but que l’AED, la différence est qu’elle est mise en œuvre suite à a une décision du juge des enfants dans le cadre de l’assistance éducative (texte de loi).
La prise en charge matérielle de l’aide sociale à l’enfance
Il s’agit ici des mesures de placement en dehors du milieu familial. À la demande des parents ou en accord avec la famille, le président du conseil départemental peut décider qu’un enfant sera confié au service de l’ASE estimant qu’il a besoin d’un accueil spécialisé. Il s’agit des situations pour lesquelles, l’enfant ne peut plus résider dans son environnement de vie habituel.
L’objectif est de permettre à l’enfant de disposer d’un lieu où il pourra s’y rendre une partie ou la totalité de la journée afin qu’un soutien éducatif lui soit conféré à lui ainsi qu’à sa famille. Le but est ainsi aussi d’accompagner les parents dans leur rôle parental.
Précision importante, il existe un dispositif similaire nommé “Accueil des mineurs et des jeunes”. Il permet d’aider les jeunes majeurs ou mineurs émancipés placés dans des situations complexes au sujet de leur insertion sociale, par manque de moyen financier ou de soutien familial.
Aussi, il y a les mesures judiciaires de placement et les placements directs qui sont effectués sur décision du juge.
Les mineurs non accompagnés (MNA)
Il s’agit de mineurs de nationalité étrangère résidant en France qui ne dispose pas d’un “adulte responsable”. Pour ces mineurs, le département a réalisé une enquête afin de déterminer leurs âges et d’acter leurs isolements familial.
Voici les différents types de structures pouvant accueillir des mineurs et des jeunes majeurs en difficulté
- Les maisons d’enfants à caractère social (MECS) (anciens orphelinats) : à destination des enfants pour lesquels il est impossible de résider dans leurs familles de façon temporaire ou durables
- Les foyers de l’enfance : il s’agit d’un hébergement d’urgence pouvant accueillir les enfants en grandes difficultés. De cet hébergement découlera ensuite la prise en charge du mineur (adoption, retour à la famille, placement en famille d’accueil ou en établissement)
- Les pouponnières à caractère social : ces lieux sont à destination des mineurs de leur naissance à leurs 3 ans dans l’impossibilité de demeurer chez leur famille ou ne pouvant pas bénéficier d’un placement familial surveillé
- Les villages d’enfants : en leur sein, des éducateurs familiaux prennent en charge des fratries
- Les lieux de vie et d’accueil : cet hébergement est destiné à des jeunes en grandes difficultés. C’est un lieu familial où résident habituellement les jeunes et leurs encadrants
- Les placements en établissement sanitaire ou en établissement médicosocial d’éducation spéciale : institut médico-éducatif (IME), institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP)…
Les aides départementales à l’insertion sociale et professionnelle
Le département n’est pas le seul acteur intervenant dans le champ de l’insertion sociale et professionnelle. Cependant, il joue un rôle primordial dans ces domaines.
Chaque année, le département a l’obligation d’élaborer un Programme départemental d’insertion (PDI) traduisant ses objectifs en matière d’insertion (texte de loi).
Voici les principaux dispositifs et aides proposées par le département s’agissant de cette thématique :
Le Revenu de solidarité active (RSA)
Le RSA est mis en place afin de répondre à trois objectifs principaux :
- Apporter un revenu minimum
- Délivrer un accompagnement social et professionnel vers l’accès à l’emploi
- Renforcer les compétences professionnelles des personnes en inactivité ou n’ayant que de faibles ressources issues de leurs activités
Bénéficier d’un revenu minimum
Ainsi, l’allocation versée permet notamment d’octroyer un revenu minimum ou d’améliorer le niveau des ressources des personnes concernées, pour disposer d’un revenu garanti. Consultez les aides pour travailleurs précaires et travailleurs pauvres.
Cette allocation est soumise à des conditions d’âge et de ressources. Elle peut être majorée pour les personnes seules, élevant des enfants. Estimez vos droits à l’aide du simulateur de RSA.
Disposer d’un accompagnement
Des droits et devoirs sont prévus pour le bénéficiaire du RSA et son conjoint dans certains cas (articles L. 262-27 à 39 du CASF) :
- Vous êtes sans emploi
- Vos revenus sont inférieurs à 500 euros en moyenne
Parmi vos devoirs, figure notamment celui de rechercher une activité ou d’effectuer des démarches en ce sens. À cette fin, vous bénéficierez d’un accompagnement social ou professionnel en fonction de votre rapport au marché du travail (si vous êtes éloigné ou non).
Concrètement, vous êtes accompagné par un organisme référent (France Travail, le département ou un partenaire) et un contrat d’engagement formalise les actions prévues et vos démarches d’insertion.
Le département participe également au financement des contrats uniques d’insertion (CUI) si c’est un bénéficiaire du RSA qui est recruté.
En ce sens, il intervient aussi dans le financement de dispositifs d’insertion par l’activité économique (IAE). Cet accompagnement mis à disposition par différents acteurs (ateliers et chantiers d’insertion, entreprises d’insertion, associations, entreprises de travail temporaire d’insertion), est à destination de ceux qui sont très éloignés de l’emploi.
Le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ)
Chaque département a l’obligation de créer un tel dispositif. Quel est l’objectif ? Le but est de favoriser l’insertion professionnelle en attribuant des aides aux jeunes en difficulté pour répondre à des besoins urgents.
Attention, le principe de subsidiarité s’applique ici : l’aide du FAJ ne sera accordée que si le jeune ne peut bénéficier d’aucune autre aide existante. Cependant, parfois, le FAJ sera complémentaire (tel est le cas du Contrat d’Engagement Jeune – CEJ).
S’agissant des critères d’attribution, bien que le dispositif existe au niveau national, ce sont les départements, au sein de leurs règlements intérieurs, qui établissent les conditions d’éligibilité. Par conséquent, les critères d’âge et de ressources varient en fonction de votre lieu de résidence.
L’aide financière à l’insertion sociale (AFIS)
Certains conseils départementaux prévoient une aide financière à l’insertion sociale, parfois appelée “aide individuelle d’insertion” ou “aide d’urgence d’insertion”. Elle sert généralement à lever un frein ponctuel dans un parcours d’insertion (mobilité, accès à un rendez-vous, démarches, équipement de base, frais liés à une formation, etc.).
Cette aide n’est pas automatique : elle est souvent mobilisée après une évaluation sociale (via un travailleur social, un service d’insertion du département ou un organisme référent). Les conditions, montants et modalités varient selon les départements et sont fixés localement dans le règlement départemental d’aide sociale (RDAS).
Bon réflexe : si vous pensez être concerné, contactez un travailleur social (département/CCAS) afin d’être orienté vers le bon dispositif et de vérifier les critères applicables dans votre territoire.
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Le Fonds solidarité logement (FSL)
Le FSL est un dispositif existant au niveau national, mais géré par les départements qui, au travers de leurs règlements intérieurs, en fixe les critères d’attribution et les différentes aides possibles. Il y a donc des différences en fonction de votre lieu de résidence.
Quel est son objectif ? Le but du FSL est de permettre l’accès et le maintien dans le logement des personnes en difficulté.
Par exemple, voici quelques aides susceptibles d’être proposées par votre département :
- Aides à l’accès dans le logement : aides au paiement du dépôt de garantie, du premier de loyer, frais de déménagement, assurance habitation, matériel de première nécessité …
- Aides au maintien dans le logement : aides aux paiements des impayés de loyers…
- Aides aux paiements des factures d’énergie : eau, téléphonie
Mise en œuvre de la mesure d’accompagnement social personnalisé (MASP)
Cette mesure est à destination des personnes majeures dont la sécurité ou la santé est en péril du fait des difficultés qu’elles rencontrent pour gérer leurs ressources (art. L. 271-1 du CASF).
Concrètement c’est quoi ? En pratique, c’est un contrat conclu entre le département et le bénéficiaire pour une durée de 6 mois renouvelables, sans qu’elle soit supérieure à 4 années.
Deux objectifs principaux sont visés :
- Aider le bénéficiaire à la gestion de ses ressources et prestations sociales
- Délivrer un accompagnement social individualisé
Il prévoit des actions dont le but est de favoriser l’insertion sociale de l’intéressé et d’aboutir à ce qu’il puisse gérer en autonomie l’ensemble de ses prestations sociales.
À noter : en fonction de vos ressources, le département peut vous demander une participation.
Les aides au transport du département et de la région
Selon les territoires, la région est l’autorité organisatrice de nombreux transports (notamment interurbains et scolaires), mais les départements peuvent encore intervenir sur certains volets (ex. transport des élèves en situation de handicap, dispositifs locaux).
En effet, en fonction de votre âge, de vos ressources, de votre lieu de résidence, vous pouvez obtenir des tarifs réduits voire la gratuité de vos titres de transport.
Les aides pour accéder à la culture
Vous souhaitez réaliser des activités culturelles, mais ne disposez pas de ressources financières suffisantes ? Sachez que votre département et/ou votre région ont peut-être mis en place des aides en ce sens.
La récupération des aides sociales par le département
Le département a généralement la possibilité de récupérer une partie ou la totalité des aides sociales de deux manières (article L132-6 CASF et article L132-8 CASF) :
- Par recours sur succession
- Auprès des personnes dites “obligés alimentaires” des bénéficiaires des aides
Attention : loin d’être généralistes, de nombreuses exceptions existent. Pour l’heure, les aides pouvant être récupérées sont :
- L’ASH en établissement et à l’accueil par des particuliers à titre onéreux
- L’aide à l’accueil de jour
- L’aide ménagère
Ainsi, l’APA, l’ACTP ou la PCH ne peuvent pas être récupérées.
Toutes les aides sociales proposées dans votre département
Cet article a pour objectif de présenter les nombreux dispositifs dont vous pouvez bénéficier de votre département. Ainsi afin de compléter vos recherches, nous vous conseillons de consulter le site de votre conseil départemental. Pour cela vous pouvez consulter ce site.
Si vous rencontrez des difficultés financières ponctuelles ou durables, plusieurs dispositifs peuvent vous aider :
- Quels sont les minimas sociaux ?
- Aide financière exceptionnelle CAF : le formulaire de demande
- Comment obtenir un prêt sur gage ?
- Obtenez de l’aide alimentaire
- Comment faire un dossier de surendettement
- Contactez un travailleur social
- Demandez un crédit auprès de la CAF
- Les missions et les aides CCAS
- Petits salaires : quelles sont les aides ?
FAQ – Comprendre les aides sociales départementales
Les aides départementales couvrent de nombreuses situations du quotidien, mais leur fonctionnement reste souvent mal compris. Cette foire aux questions apporte des éclairages pratiques pour mieux identifier le rôle du département, les démarches possibles et les points de vigilance à connaître.
Comment savoir si une aide relève du département ou d’un autre organisme ?
Pour identifier l’organisme compétent, il faut s’intéresser à la nature de l’aide demandée. Les aides liées à la perte d’autonomie, au handicap, à l’enfance ou à l’insertion sociale sont le plus souvent gérées par le département. En revanche, les prestations familiales ou les aides au logement sont généralement versées par la CAF ou la MSA. En cas de doute, un travailleur social ou le site du conseil départemental peut orienter efficacement.
Les aides départementales sont-elles les mêmes partout en France ?
Non, même si certaines aides reposent sur un cadre légal national, chaque département dispose d’une marge de manœuvre pour fixer ses propres règles. Les conditions d’accès, les plafonds de ressources ou les montants accordés peuvent donc varier d’un territoire à l’autre. C’est pourquoi il est essentiel de consulter le règlement départemental d’aide sociale (RDAS) du lieu de résidence.
Peut-on cumuler plusieurs aides départementales en même temps ?
Le cumul est parfois possible, mais il dépend de la finalité des aides concernées. Certaines prestations sont incompatibles entre elles lorsqu’elles répondent au même besoin, tandis que d’autres peuvent se compléter. L’analyse est toujours individualisée et tient compte de la situation globale du demandeur, notamment de ses ressources, de son âge et de son niveau d’autonomie.
Qui peut accompagner une personne dans ses démarches auprès du département ?
Les démarches peuvent être effectuées seul, mais il est souvent recommandé de se faire accompagner. Les travailleurs sociaux du département, des CCAS ou d’associations spécialisées peuvent aider à constituer un dossier, vérifier l’éligibilité aux aides et assurer un suivi. Cet accompagnement permet aussi d’éviter les erreurs ou les oublis qui retardent l’instruction.
Une aide refusée peut-elle être redemandée ou contestée ?
Un refus n’est pas nécessairement définitif. Il peut être lié à un dossier incomplet, à une condition non remplie temporairement ou à une évolution récente de la situation personnelle. Il est possible de déposer un nouveau dossier ou d’exercer un recours, amiable ou contentieux, en respectant les délais indiqués dans la notification de décision.
Les aides départementales sont-elles automatiques ?
Non, aucune aide départementale n’est attribuée automatiquement. Elles nécessitent toujours une demande formelle et une évaluation de la situation du demandeur. Cette évaluation peut inclure des justificatifs, des entretiens ou des visites à domicile selon l’aide sollicitée. Sans démarche volontaire, le département ne peut pas attribuer d’aide.
Crédit photo : © Mediaphotos / Adobe

Juriste de formation, j’ai obtenu un Master 2 spécialisé en droit de la protection sociale. Forte d’une expérience professionnelle en cabinet d’avocats, association mais aussi au sein d’organisme de sécurité sociale, j’ai à cœur d’œuvrer dans la lutte contre le non recours aux aides sociales.
