SOMMAIRE
Problème logement étudiant : expulsion, logement d’urgence, insalubrité…
Vous avez un souci avec votre logement Crous, votre colocation d’étudiants ou votre studio ? C’est par ici que ça se passe !
Je vais être expulsé de mon logement Crous
Commençons par faire un point sur la législation. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, un logement en résidence Crous n’est généralement pas soumis aux règles du bail d’habitation “classique” prévues par la loi du 6 juillet 1989. Il s’agit le plus souvent d’un droit d’occupation encadré par des règles spécifiques (décision d’attribution, règlement intérieur, durée liée à l’année universitaire, etc.). Résultat : les garanties ne sont pas toujours identiques à celles d’une location dans le parc privé.
Concernant la trêve hivernale, évitez de partir du principe que “tout est possible”. Selon les Crous et les situations, des mesures de suspension des expulsions pendant la période hivernale peuvent exister, mais les modalités pratiques (fin de droit d’occupation, relogement, recours, délais) varient. Si vous recevez un courrier (fin de droit d’occupation, mise en demeure, décision de départ), réagissez immédiatement : service social du Crous, direction de la résidence, ADIL, et, si besoin, accompagnement juridique.
Niveau délai, là encore, il vaut mieux retenir ceci : les délais peuvent être plus courts que dans une location “classique”, et la procédure passe souvent par des échanges écrits (courrier, mail, affichage, mise en demeure) avant une décision de départ. En pratique, un délai peut être accordé (parfois de l’ordre de quelques jours à quelques semaines), mais cela dépend du motif, de l’urgence et des règles appliquées localement. D’où l’importance de ne pas attendre et de demander tout de suite un rendez-vous avec l’assistante sociale du Crous.
Enfin, concernant les raisons de fin de droit d’occupation, le Crous peut engager une procédure notamment dans les situations suivantes (liste non exhaustive) :
- Impayés de loyer ou de redevance.
- Non-renouvellement ou arrivée au terme du droit d’occupation.
- Perte du statut étudiant (non-inscription, fin de cursus, etc.).
- Non-respect grave du règlement intérieur ou troubles importants dans la résidence (selon les cas).
S’il s’agit d’un autre motif que vous jugez illégal, il peut être intéressant de vous renseigner auprès d’un avocat. Rassurez-vous, il est possible de bénéficier des conseils juridiques gratuits lors de permanences dans la majorité des grandes villes.
Vous vous retrouvez sans logement ? Quelques pistes à explorer :
- Contactez l’ADIL (Association départementale d’information sur le logement) pour toute question sur la légitimité de cette expulsion.
- Recherchez un logement privé via les petites annonces ou faites une demande de logement social (accessible aux étudiants) auprès des organismes HLM.
- Prenez rendez-vous auprès des services sociaux du département ou du CCAS de votre commune qui feront avec vous le point sur votre situation et activeront les aides appropriées comme le FSL (Fonds de solidarité pour le logement). Ces services peuvent aussi vous aider à trouver un hébergement temporaire si nécessaire.
Important : si vous êtes à la rue et que vous ne savez pas où dormir ce soir, appelez de toute urgence le 115 ! Vous pouvez également vous rapprocher du service social de votre mairie afin d’intégrer un hébergement d’urgence.
Je dois trouver un logement étudiant en urgence
La rentrée universitaire approche à grands pas et vous ne savez toujours pas où vous allez vivre ces prochains mois ?
Une fois votre admission en poche, il va falloir faire vite et voici quelques astuces qui peuvent vous aider :
- Utilisez les réseaux sociaux, notamment Facebook, où de nombreux groupes connectent locataires et propriétaires. Cependant, restez vigilant pour éviter les escroqueries et ne payez JAMAIS avant la signature du contrat de location.
- Contactez le secrétariat de votre établissement d’enseignement supérieur. Ils peuvent avoir des adresses ou des organismes en tête.
- Consultez régulièrement les sites de petites annonces comme LeBonCoin en mettant en place des alertes pour ne pas perdre trop de temps.
- Optez pour un logement Crous, bien que les places soient comptées. Les disponibilités sont mises à jour durant tout l’été sur la plateforme « Trouver un logement ». La phase complémentaire, ouverte à tous les étudiants (boursiers ou non, nationaux ou internationaux), démarre à partir de début juillet. Notre guide sur comment faire une demande de logement au Crous vous détaille toutes les étapes et le calendrier précis.
- Connectez-vous au site Lokaviz, partenaire du Crous, qui propose des logements de particuliers à des prix avantageux.
- Pensez à la Garantie Visale : ce dispositif d’aide au logement Visale pour les étudiants vous permet de rassurer un propriétaire en cas d’impayé, sans caution parentale.
Pour un panorama complet de toutes les options disponibles, consultez notre dossier sur toutes les solutions pour trouver un appartement étudiant : Crous, résidences privées, colocation solidaire, habitat intergénérationnel… Une fois une solution trouvée, plusieurs aides pour l’installation dans un logement existent aussi pour financer votre entrée dans les lieux (garant, dépôt de garantie, déménagement).
Sachez également que chaque Crous dispose d’un service d’hébergement d’urgence pour les étudiants. Pour y accéder, il est nécessaire de remplir au préalable votre Dossier social étudiant sur le site Mes Services Étudiants, puis de contacter une assistante sociale du Crous de votre ville. Pour ce faire, rendez-vous sur le site web du Crous ou celui de votre université ou école.
Mon appartement ou ma colocation est insalubre
Avant de se lancer dans une quelconque procédure, il est important de bien faire la distinction entre l’insalubrité et l’indécence d’une habitation.
Ainsi, un logement est considéré comme insalubre s’il présente un risque pour ceux qui y vivent. Certains critères peuvent être retenus par les autorités sanitaires pour valider ce risque :
- l’absence de fenêtres ou d’ouvertures vers l’extérieur ;
- une superficie de pièce non conforme, soit moins de 9 m² ou une hauteur sous plafond inférieure à 2,20 m ;
- le manque ou l’absence de ventilation ou d’aération ;
- une isolation thermique défaillante ;
- des revêtements détériorés contenant de l’amiante ou du plomb ;
- un risque d’effondrement du bâtiment ;
- etc.
Si vous pensez que c’est le cas de votre appartement ou votre studio, vous pouvez en premier lieu contacter l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) afin d’obtenir l’avis d’un expert. Vous pourrez ensuite notifier votre propriétaire ou l’agence immobilière par lettre recommandée avec accusé de réception. Pensez à joindre à votre courrier un maximum de preuves (photos par exemple).
Si aucune réponse n’est reçue ou si votre bailleur fait la sourde oreille, il faut passer à l’étape supérieure et vous adresser à la mairie. Une visite à votre domicile sera programmée et en cas de confirmation, des mesures peuvent être imposées au propriétaire (travaux, réduction/suspension de loyer dans certains cas, et parfois hébergement ou relogement selon la gravité et la procédure engagée).
Je suis victime d’un marchand de sommeil
Conditions de vie précaires, loyer excessif, absence d’entretien, logement indigne… Tous les signes sont là : vous êtes victime d’un marchand de sommeil qui a profité de votre situation de détresse, d’urgence ou de votre vulnérabilité.
Premier réflexe : contacter l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) ! Un conseiller juriste vous apportera son aide gratuitement et vous accompagnera dans les démarches nécessaires contre votre propriétaire. Parmi elles : le dépôt de plainte à la police.
Bon à savoir : si vous êtes en situation irrégulière sur le territoire français, vous avez peut-être peur de vous “jeter dans la gueule du loup” et d’être expulsé lors de la procédure. Dans cette situation, ne restez pas seul et faites appel à un expert (avocat, assistante sociale, ADIL, etc.) afin de connaître les risques réels.
Il est également important d’informer la mairie pour qu’elle puisse émettre des arrêtés d’insalubrité. Le propriétaire sera alors contraint de réaliser des travaux de mise aux normes. Il est aussi responsable de vous trouver une solution de relogement durant la remise en conformité du logement.
Étudiant en grandes difficultés financières : toutes les aides disponibles
Vous êtes en difficulté financière ? Vous êtes victime de précarité étudiante ? Avant toute chose, prenez 5 minutes pour tester gratuitement et de manière totalement anonyme votre éligibilité à plus de 1 000 aides grâce à notre simulateur.
Si vous êtes parent isolé, vous êtes peut-être éligible au RSA étudiant ! Ce mini simulateur vous en dira plus sur ce que vous pouvez prétendre.
Enfin, si vous travaillez à côté de vos études, pensez à la prime d’activité ! Attention toutefois : un emploi étudiant peut parfois influencer le montant de certaines prestations. Pour ne pas avoir de mauvaises surprises, consultez notre article sur les conséquences d’un job étudiant sur vos aides sociales. Si vous êtes boursier, vérifiez aussi les règles pour cumuler bourse Crous et emploi étudiant.
Enfin, si vous ne bénéficiez pas de la bourse sur critères sociaux mais faites face à des difficultés financières durables, renseignez-vous sur l’aide spécifique (ponctuelle ou annuelle) du Crous : elle est ouverte aux étudiants de moins de 35 ans, quelle que soit leur nationalité. Et si c’est votre demande de bourse qui a été rejetée, sachez qu’il est possible de contester un refus de bourse étudiante : le recours gracieux est gratuit et doit être déposé dans un délai de deux mois. Si, au contraire, les revenus de votre famille ont nettement baissé depuis votre demande, vous pouvez faire réévaluer votre bourse en cours d’année.
Je n’arrive plus à payer mon loyer étudiant !
Si vous rencontrez des difficultés pour régler votre loyer en temps et en heure, la première solution est de prévenir au plus tôt votre propriétaire et de chercher ensemble un arrangement à l’amiable avant que la situation ne devienne incontrôlable. Vous pouvez lui proposer un échéancier pour le paiement du ou des loyers en retard ou simplement demander un délai supplémentaire exceptionnel. Bien évidemment, il n’a aucune obligation d’accepter votre requête.
Bon à savoir : si vous parvenez à un accord, il est important de formaliser le tout par écrit et de le signer à deux.
En cas de désaccord avec le propriétaire, vous pouvez également faire appel à un conciliateur de justice. C’est une démarche totalement gratuite qui peut vous aider à trouver une solution à l’amiable grâce à l’intervention d’un tiers neutre.
Dans le même temps, pensez à vérifier votre éligibilité aux aides au logement proposées par la Caf. Notre simulateur des aides liées au logement est là pour ça ! Si vous vivez en colocation, sachez que le calcul de l’APL en colocation obéit à des règles spécifiques (plafond de loyer réduit, demande individuelle par colocataire) qu’il est utile de connaître avant de faire votre demande.
Pour explorer d’autres aides potentielles, prenez contact avec une assistante sociale. Elle pourra vous informer sur des dispositifs tels que le Fonds de solidarité pour le logement (FSL). Vous pouvez aussi vous renseigner auprès du Centre communal d’action sociale (CCAS) ou dans un Point conseil budget.
Enfin, si vos difficultés financières sont importantes, un dossier de surendettement peut être envisagé pour sortir de cette situation inextricable.
Précarité étudiante : je ne mange pas à ma faim !
Selon le baromètre IFOP-COP1 de la rentrée 2025, 34 % des étudiants sautent régulièrement des repas faute d’argent, et 65 % des étudiants précaires sautent au moins un repas par semaine (enquête Linkee, 2026). C’est votre cas ? La viande, le poisson et les légumes ne font plus partie de vos menus ? Il existe des dispositifs pour lutter contre la précarité alimentaire des étudiants !
Sous forme de paniers-repas, de repas chauds ou de bons à dépenser dans des magasins spécialisés ou des associations comme les Restos du Cœur, le Secours Populaire ou encore la Croix Rouge, l’aide alimentaire est proposée par les CCAS. Pour y prétendre, vous devrez passer par une assistante sociale qui évaluera votre situation, mais aussi les autres aides auxquelles vous pouvez avoir droit.
Les épiceries solidaires sont également une solution. Vous y trouverez un large choix de produits alimentaires et d’entretien, mais encore une fois, pour y accéder, l’intervention d’un travailleur social est nécessaire (ou si c’est plus simple pour vous, celle de l’assistante sociale du Crous). Cette dernière pourra vous présenter par la même occasion les initiatives locales éventuellement organisées par les associations étudiantes.
Pensez également aux repas à 1 € du Crous : depuis le 1er mai 2026, cette mesure est étendue à tous les étudiants, qu’ils soient boursiers ou non. Les étudiants boursiers en bénéficient automatiquement. Pensez également à la carte d’aide à la restauration étudiante (CARE) pour les étudiants en situation de précarité avérée.
Enfin, certaines associations peuvent vous venir en aide, comme Linkee qui distribue des colis alimentaires aux étudiants et aux personnes les plus démunies.
J’ai besoin d’aide pour payer les transports en commun
Il n’existe pas de dispositif national unique spécifiquement dédié aux transports en commun pour les étudiants.
Toutefois, la SNCF offre des réductions pour les élèves, étudiants, apprentis, ainsi que pour les détenteurs de la Carte Avantage Jeune sur le réseau national des chemins de fer. À l’échelle régionale, tout dépend ! Voici un article officiel sur service-public.gouv.fr qui récapitule, région par région, ce à quoi vous pouvez prétendre pour le train.
Concernant les bus, métros et tramways, la plupart des villes proposent des tarifs réduits pour les étudiants sur présentation de justificatifs. Renseignez-vous directement auprès de l’organisme responsable.
Bon à savoir : si vous êtes salarié (y compris apprenti/alternant), votre employeur doit prendre en charge au moins 50 % de votre abonnement de transport domicile-travail.
J’ai besoin de protections périodiques gratuites
Les résidences universitaires gérées par les Crous ainsi que les Services de santé étudiante (SSE) sont pourvus de distributeurs offrant des protections hygiéniques gratuites et écologiques. Les Crous déploient des distributeurs de protections périodiques en accès libre et gratuit dans certains espaces (résidences, restos U…). Servez-vous selon vos besoins.
À noter : selon le baromètre IFOP-COP1 2025, 23 % des étudiantes vivent une situation de précarité menstruelle, proportion qui grimpe à 40 % chez les plus précaires. Si les distributeurs de votre résidence ou campus sont vides ou absents, signalez-le à votre Crous ou à votre Service de santé étudiante.
Étudiant malade : comment se soigner sans se ruiner ?
L’accès aux soins est, sur le papier, un droit fondamental en France. Pourtant, en tant qu’étudiant, se faire soigner coûte cher. Selon une enquête de décembre 2025, près d’un étudiant sur deux (47 %) a renoncé à au moins un soin de santé cette année, principalement pour des raisons financières. Cela ne devrait plus être votre cas après la lecture de cette partie. Au-delà des solutions détaillées ci-dessous, retrouvez aussi notre guide complet des soins gratuits en France (bilan de santé, PASS, dépistages…), utile en complément de votre couverture étudiante.
Je n’arrive pas à trouver un médecin traitant dans ma ville d’études
Vous étudiez loin de chez vous, et vous vous retrouvez confronté au dilemme de nombreuses personnes vivant en France : impossible de trouver un médecin traitant qui prend de nouveaux patients !
Dans ce cas, vous pouvez vous tourner vers une organisation territoriale coordonnée. Ces organismes liés à l’Assurance Maladie ont pour mission d’assurer à tous une prise en charge adaptée à leurs besoins et, par extension, la possibilité de consulter un médecin, y compris via des téléconsultations.
Bon à savoir : les modalités de remboursement par l’Assurance Maladie pour les consultations ou téléconsultations effectuées dans ce contexte restent les mêmes que si vous aviez un médecin traitant déclaré.
Pour contacter l’organisme le plus proche de chez vous, vous pouvez utiliser l’annuaire des organisations coordonnées territoriales.
Par ailleurs, certains Services de santé étudiante (SSE) fonctionnent également comme des centres de santé polyvalents, proposant des services médicaux, dentaires et infirmiers. Ces centres offrent ainsi des consultations sur place ou à distance par téléconsultation.
Ils donnent accès à divers spécialistes :
- des médecins généralistes ;
- des gynécologues ;
- des psychiatres ;
- des sages-femmes ;
- des infirmiers ou infirmières.
Bon à savoir : tous les SSE ne proposent pas tous les services, aussi, n’hésitez pas à leur poser directement la question.
Ces centres pratiquent le tiers payant. Lors de votre visite, il vous sera demandé de présenter votre carte vitale, évitant ainsi l’avance de frais correspondant à 70 % du coût de la consultation, couverts par l’Assurance maladie. De plus, si vous bénéficiez d’une complémentaire santé, le reste à charge de 30 % vous sera remboursé.
Pour fixer un rendez-vous, il convient de contacter le Service de santé étudiante. Leurs coordonnées sont disponibles sur le site web de votre université.
Payer le médecin quand on est étudiant me paraît impossible
Une simple consultation chez un médecin traitant coûte 30 €. À cette somme, il faudra encore ajouter le prix des médicaments, voire des examens complémentaires. Quant aux spécialistes, si certains sont conventionnés, pour d’autres, c’est la douche froide et la Sécurité sociale ne rembourse qu’une infime partie des frais engagés. Heureusement, il existe des solutions pour les étudiants.
Les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur restent affiliés à leur régime d’assurance maladie d’origine (le plus souvent celui de leurs parents) et, depuis la fin du régime étudiant, la prise en charge relève du régime général ou du régime dont ils dépendent (MSA, régime spécial, etc.).
Mais cette seule couverture ne suffit pas à se faire rembourser totalement les frais médicaux. Il faut ajouter une complémentaire santé (= mutuelle).
Pour cela, plusieurs options :
- Demandez à être rattaché à la mutuelle de vos parents.
- Souscrivez à une mutuelle étudiante, souvent plus accessible que les mutuelles « classiques ».
- Adhérez à une complémentaire santé classique si vous avez des besoins très spécifiques (frais dentaires, ophtalmologie, etc.). Avant de vous engager, pensez tout de même à comparer les différentes offres.
- Sollicitez la Complémentaire santé solidaire (CSS) ou « mutuelle à 1 € par mois » si vous avez des ressources limitées. Pour savoir si vous êtes éligible à ce dispositif, n’hésitez pas à vous servir de notre simulateur gratuit.
Bon à savoir : pour les étudiants étrangers, vous pouvez obtenir une couverture par la Protection universelle maladie (Puma) à condition de faire une demande d’affiliation à la Sécurité sociale. Quant aux étudiants venant de l’Espace économique européen et de la Suisse, vous conservez le régime de Sécurité sociale de votre pays d’origine. Pensez simplement à demander la Carte européenne d’assurance maladie (CEAM) pour bénéficier de la prise en charge des soins en France.
En tant qu’étudiant, sachez que vous pouvez profiter de bilans de santé gratuits ! Les Services de santé étudiante (SSE) vont ainsi vous inviter durant votre cursus, mais vous pouvez également prendre rendez-vous sans attendre une proposition de leur part.
Les consultations gratuites de premier niveau offertes par les SSE peuvent prendre plusieurs formes :
- des visites médicales ;
- des vaccinations ;
- des aides pour arrêter de fumer ;
- des discussions autour des addictions (alcool, cannabis, etc.) ;
- un soutien en cas de déprime ;
- des soins dentaires ;
- le dépistage et le traitement des maladies sexuellement transmissibles.
Enfin, la moitié de ces SSE fonctionnent aussi comme des centres de santé complets, offrant des services médicaux, dentaires et infirmiers. Et grâce au système de tiers payant, pas d’avance de frais pour la part couverte par la Sécurité sociale (soit 70 % du prix de la consultation) !
Aide psychologique pour les étudiants : soutien, mal-être, violences
La santé mentale des étudiants est devenue un enjeu majeur de santé publique. Selon le 1er Baromètre National de la Santé Mentale des Étudiants (IESEG, 2025), moins d’un étudiant sur deux (45 %) se considère en bonne santé mentale, et 60 % présentent des signes de détresse psychologique — un taux presque deux fois supérieur à celui de la population générale. Prenez soin de vous : des dispositifs sont là pour vous aider !
Je souhaite bénéficier du dispositif Santé Psy Étudiant
Initié en mars 2021 durant la crise sanitaire du Covid-19, le programme Santé Psy Étudiant offre à chaque étudiant inscrit dans un établissement supérieur reconnu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche la possibilité de profiter de 12 séances gratuites avec un psychologue, sans avance de frais.
Depuis juillet 2024, le dispositif a évolué : le nombre de séances est passé de 8 à 12, la consultation d’adressage obligatoire par un médecin a été supprimée, et le tarif de la consultation a été revalorisé à 50 € (entièrement pris en charge). Les séances sont renouvelables chaque année pour l’ensemble des étudiants.
Bon à savoir : vous pouvez cumuler ces 12 séances Santé Psy Étudiant avec les 12 séances du dispositif Mon Soutien Psy (remboursées par l’Assurance maladie), soit jusqu’à 24 séances gratuites par an.
Pour bénéficier de ce dispositif, voici les étapes à suivre :
- Confirmez votre éligibilité sur le site officiel Santé Psy Étudiant en utilisant votre numéro INE.
- Sélectionnez un psychologue participant au programme parmi la liste des professionnels agréés.
- Prenez rendez-vous directement avec lui — plus besoin de lettre d’orientation depuis juillet 2024.
- Profitez de ces 12 séances de psy gratuites et renouvelables chaque année !
J’ai été victime de violences
Vous avez été victime de discrimination, de harcèlement ou de violences à caractère sexiste ou sexuel ? Ne restez pas isolé !
La Coordination nationale d’accompagnement des étudiantes et étudiants (Cnaé) propose un service d’assistance, d’écoute et de signalement spécialement conçu pour ces situations. Son objectif : offrir des solutions aux étudiants confrontés à des difficultés psychologiques (stress post-traumatique, anxiété, crise d’angoisse, etc.) suite à ces actes de violence. Et à votre service, des psychologues et/ou des assistantes sociales.
Vous pouvez joindre la Cnaé par téléphone du lundi au vendredi, de 10 h à 21 h, et le samedi de 10 h à 14 h, en composant le 0 800 737 800 ou en envoyant un email à : [email protected].
Les autres aides psychologiques pour les étudiants
Les Bureaux d’aide psychologique universitaires (BAPU) sont des espaces de soutien psychologique accessibles à tous les étudiants. Psychothérapeutes et assistants sociaux vous proposent un accompagnement personnalisé, et les consultations y sont entièrement couvertes par la Sécurité sociale et les mutuelles. Le (gros) plus ? Il n’y a pas de limite fixée pour le nombre de séances !
Les Services de santé étudiante (SSE) sont également ouverts à tous les étudiants qui ont besoin de soutien psychologique. Au programme : consultations psychologiques pour discuter des inquiétudes, des émotions et des problèmes personnels, avec un suivi régulier pour évaluer l’efficacité du soutien apporté.
Enfin, terminons par deux services téléphoniques et par tchat spécialement dédiés aux étudiants :
- Fil santé jeunes qui répond à toutes vos questions 7j/7 de 9 h à 23 h et via tchat.
- Nightline, un service d’écoute nocturne assuré par des étudiants bénévoles. Disponible tous les soirs de 20 h 30 à 2 h 30 du matin et également accessible par tchat.
- En cas de détresse urgente ou d’idées noires, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, disponible 24h/24 et 7j/7).
Bon à savoir : des psychologues du dispositif Santé Psy Étudiant sont également joignables 24h/24 et 7j/7 au 0800 73 08 15 (appel gratuit).
Étudiant étranger : dans le labyrinthe de l’administration française
Vous souhaitez venir étudier en France ou êtes à quelques semaines (ou jours) de débarquer sur notre territoire ? Le site étudiant.gouv.fr est une véritable mine d’or : vous y trouverez une multitude d’informations pratiques et concrètes !
Quelles sont les démarches lorsque j’arrive en France ?
Avant de détailler chaque démarche, gardez bien en tête que si vous avez besoin d’aide ou d’accompagnement, vous pouvez faire appel à l’assistante sociale du Crous : c’est son rôle !
Dès votre arrivée en France, pour pouvoir voyager librement durant votre séjour et vous inscrire à la Sécurité sociale, vous devez valider votre titre de séjour. Pour cela, connectez-vous sur ce site dédié. Vous aurez besoin d’une adresse email valide, des détails de votre visa, de votre date d’arrivée et de votre adresse en France. Pour payer la taxe de délivrance du titre de séjour en ligne, une carte bancaire est nécessaire. Si vous n’en possédez pas, vous pouvez toutefois acheter un timbre électronique dans un bureau de tabac ou sur une borne dédiée et le régler en espèces.
Dans le même temps, afin de vous inscrire dans votre établissement d’enseignement supérieur, vous devez régler la Contribution vie étudiante et de campus (CVEC) d’un montant de 105 € pour l’année universitaire 2026-2027. Vous pouvez vous acquitter de cette charge en ligne via le site cvec.etudiant.gouv.fr ou dans un bureau de poste si c’est plus simple pour vous.
Bon à savoir : les étudiants boursiers sur critères sociaux, les étudiants réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire ou temporaire sont exonérés de la CVEC. Si vous l’avez déjà payée, vous pouvez demander le remboursement de la CVEC en ligne.
Une fois cette modalité réalisée, vous pouvez vous inscrire dans votre université ou votre école. Pour ce faire, rendez-vous au service des relations internationales qui vous guidera dans vos premiers pas au sein de votre nouvel établissement. Ils vous indiqueront notamment où se trouve le service des inscriptions et comment régler les frais de scolarité et recevoir votre carte d’étudiant.
Enfin, en France, il est fortement recommandé d’avoir un compte bancaire à votre nom afin de faciliter le paiement de vos factures et abonnements, ainsi que pour percevoir d’éventuels salaires, des aides financières ou des remboursements de soins. En tant qu’étudiant étranger résidant en France, vous avez le droit d’ouvrir un compte dans n’importe quelle banque.
Il vous suffit de vous munir des documents suivants :
- une pièce d’identité (titre de séjour, visa) ;
- un justificatif de domicile ;
- une attestation de scolarité ou carte d’étudiant.
Bon à savoir : en attendant un logement permanent, l’adresse du service des relations internationales peut parfois être utilisée comme justificatif de domicile temporaire.
Comment avoir la Sécurité sociale en tant qu’étudiant étranger ?
Vous êtes ressortissant de l’UE/EEE ou de la Suisse ? Dans ce cas, vous n’avez pas besoin de vous inscrire à la Sécurité sociale française. En effet, il est possible de solliciter auprès de votre organisme de protection sociale national une Carte européenne d’assurance maladie (CEAM).
En France, en tant qu’étudiant international, vous avez le droit à une assurance maladie gratuite : c’est la Sécurité sociale. Mais votre inscription n’est pas automatique, il est impératif de vous affilier en vous connectant sur le site dédié à cette formalité.
Une fois cette démarche réalisée, gardez précieusement le numéro de sécurité sociale provisoire qui vous sera attribué et téléchargez votre attestation provisoire d’affiliation. Cela vous permettra de justifier vos droits si vous avez besoin de consulter urgemment un médecin ou de vous rendre à l’hôpital, le temps de recevoir l’attestation définitive.
Bon à savoir : en cas de problème, contactez le 36 46 (appel gratuit) où un conseiller pourra vous assister en anglais si nécessaire.
Afin d’être correctement assuré, voici les étapes à suivre une fois votre attestation d’affiliation en poche :
- Utilisez ladite attestation pour déclarer un médecin traitant en France. Cela vous permettra un meilleur suivi médical, mais surtout une meilleure prise en charge financière des soins.
- Adhérez à une complémentaire santé (aussi appelée mutuelle) ou à la Complémentaire santé solidaire (CSS) si vous avez de faibles ressources pour augmenter le niveau de vos remboursements par l’Assurance Maladie et réduire vos dépenses de santé.
- Complétez et renvoyez le formulaire qui vous sera envoyé pour votre demande de carte vitale.
Pour plus de renseignements sur le sujet, rendez-vous sur le site Ameli !
Quelles aides pour les étudiants étrangers en France ?
Le fait de ne pas avoir la nationalité française ne vous empêche pas de toucher des aides ! En effet, de nombreux dispositifs sont accessibles aux étudiants étrangers comme :
- La bourse du Crous : elle est ouverte aux étudiants inscrits dans une formation initiale en France, suivant un cursus à temps plein et répondant à certaines conditions spécifiques de ressources.
- Une aide ponctuelle d’urgence : en cas de situation grave entraînant une forte précarité, ce dispositif est disponible à tous, quelle que soit la nationalité du demandeur.
- Les aides au logement : utiles pour aider à payer le loyer, l’APL, l’ALS et l’ALF sont réservées aux locataires. À noter : depuis la loi de finances 2026, les étudiants étrangers hors UE/EEE/Suisse non boursiers sont exclus de l’APL. Les étudiants boursiers, quelle que soit leur nationalité, conservent l’intégralité de leurs droits.
- L’aide à la mobilité Parcoursup pour les bacheliers : si vous avez bénéficié d’une bourse de lycée en France et accepté une formation hors de votre académie, vous pouvez percevoir 500 € pour financer votre installation.
- L’aide à la mobilité en Master : si vous êtes boursier et que vous entrez en M1 dans une région académique différente de celle où vous avez obtenu votre licence, vous pouvez percevoir une prime de 1 000 €.
- Les autres services : accès aux consultations gratuites au Service de santé étudiante (SSE), aux Bureaux d’aide psychologique universitaires (BAPU), aux restaurants universitaires du Crous à tarif réduit… Votre nationalité ne vous ferme aucune porte !
Toutes les aides pour les étudiants internationaux sont détaillées dans cet article complet sur étudiant.gouv.fr.
Questions fréquentes sur les aides pour étudiant en difficulté
Lorsque l’on est étudiant en difficulté, il est parfois compliqué de savoir par où commencer ou à qui s’adresser. Voici des réponses claires aux interrogations les plus courantes pour vous aider à y voir plus clair et à agir rapidement.
Comment savoir si je suis considéré comme étudiant en situation de précarité ?
Il n’existe pas de définition unique de la “précarité étudiante”. Elle est évaluée au cas par cas par les services sociaux, notamment ceux du Crous ou du département. Si vos ressources ne vous permettent plus de couvrir vos besoins essentiels (logement, alimentation, soins), il est recommandé de demander un rendez-vous avec une assistante sociale pour faire le point sur votre situation et activer les aides auxquelles vous avez droit.
Vers qui se tourner en premier quand on ne sait plus quoi faire ?
Lorsque plusieurs difficultés s’accumulent, le plus simple est de contacter l’assistante sociale du Crous, le service social de votre université ou le Centre communal d’action sociale (CCAS). Leur rôle est d’évaluer votre situation globale et de coordonner les dispositifs existants afin d’éviter les ruptures de droits ou les démarches inutiles. Ces services sont gratuits et accessibles à tous les étudiants, français ou étrangers.
Puis-je cumuler plusieurs aides en tant qu’étudiant ?
Oui, le cumul d’aides est souvent possible, sous réserve de respecter les conditions propres à chaque dispositif. Par exemple, certaines aides financières peuvent être perçues en complément d’une bourse, d’une aide au logement ou d’un emploi étudiant. Certains revenus peuvent cependant influencer le calcul de vos droits. Utilisez un simulateur ou demandez conseil à un travailleur social avant d’engager une démarche.
Existe-t-il des aides spécifiques en cas de rupture familiale ?
Oui. Une rupture avec la famille peut ouvrir droit à des aides d’urgence du Crous, à une allocation spécifique annuelle (si votre rupture familiale est attestée par une évaluation sociale) ou à un accompagnement renforcé. Des structures associatives peuvent également proposer un soutien matériel ou psychologique. Ne restez pas isolé et parlez-en rapidement à un professionnel.
Un emploi étudiant peut-il faire perdre certaines aides ?
Travailler pendant ses études est fréquent, mais les revenus perçus peuvent parfois modifier le montant de certaines prestations, notamment celles calculées en fonction des ressources. Dans la majorité des cas, un emploi étudiant à temps partiel n’entraîne pas une suppression totale des aides, mais peut en ajuster le montant. Une simulation personnalisée permet d’éviter les mauvaises surprises.
Les aides étudiantes sont-elles accessibles toute l’année ?
La plupart des dispositifs ne sont pas limités à la rentrée universitaire. Même en cours d’année, il est possible de solliciter une aide financière, sociale ou psychologique si votre situation évolue. Certains fonds d’urgence sont précisément conçus pour répondre à des imprévus. Un changement de situation peut justifier une nouvelle demande à tout moment.
Que faire si je suis étudiant étranger en situation de précarité extrême ?
Les étudiants étrangers ont accès aux mêmes dispositifs d’urgence que les étudiants français : aide ponctuelle du Crous, hébergement d’urgence (115), assistante sociale du Crous, CCAS. La nationalité n’est pas un critère d’exclusion pour les aides d’urgence. L’assistante sociale du Crous peut vous accompagner dans vos démarches administratives et vous orienter vers les solutions les plus adaptées à votre situation.
Comment obtenir une aide psychologique d’urgence en dehors des heures de bureau ?
Plusieurs services sont accessibles en dehors des horaires classiques. Le 3114 (numéro national de prévention du suicide) est disponible 24h/24 et 7j/7. Nightline propose une écoute nocturne de 20h30 à 2h30. Le numéro d’urgence des psychologues du dispositif Santé Psy Étudiant (0800 73 08 15) est également accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement.
D’autres articles peuvent vous intéresser

Rédactrice web SEO certifiée et freelance depuis 2017, j’écris pour Aide-Sociale.fr depuis 2019. Diplômée d’un BTS Communication et formée aux spécificités de la rédaction web et du SEO, j’ai rédigé plus de 314 articles avec un objectif constant : vulgariser le “langage CAF” et rendre les démarches administratives accessibles à tous. Mon crédo : des contenus sourcés, précis et sans fake news !
Vous voulez partager votre expérience ?


