Le ticket restaurant (ou titre-restaurant) permet à un salarié de payer tout ou partie de son repas lorsque son entreprise ne dispose pas de cantine, via un chéquier papier, une carte à puce ou une application. Il est cofinancé par l’employeur et le salarié : la participation patronale, exonérée de charges jusqu’à 7,32 € par titre en 2026, représente entre 50 % et 60 % de sa valeur faciale. Pour obtenir des tickets restaurant, il suffit d’en faire la demande à son employeur, qui reste libre de proposer une autre compensation comme la prime de panier (voir toutes les primes possibles pour les salariés). Ce guide détaille conditions, utilisation et montant 2026 des titres-restaurant.

Récapitulatif : le ticket restaurant en 2026

Séverine Burel
Revalorisé 2026
Plafond d’exonération
7,32 € /titre
Depuis 2022
Plafond d’utilisation
25 € /jour
🍽️

Financement partagé : l’employeur prend en charge 50 à 60 % de la valeur du titre, le reste étant prélevé sur le salaire du salarié.

🛒

Utilisable en grande surface : jusqu’au 31 décembre 2026, tous les produits alimentaires (même non directement consommables) peuvent être achetés avec des titres restaurant.

📅

Valable un an : les titres se périment en fin d’année civile, avec une tolérance de deux mois puis un échange possible jusqu’au 31 mars.

💡

Mon conseil d’experte : vérifiez toujours le taux de participation de votre employeur sur votre bulletin de paie — hors de la fourchette 50-60 %, une partie de l’avantage peut devenir imposable.

aide-sociale.fr

Où commander des tickets restaurant (Edenred, …) ?

Le ticket restaurant est un terme générique qui désigne un titre nominatif d’une valeur pré-remplie que le salarié peut dépenser pour manger lors des jours où il travaille, il serait plus juste de parler de titre restaurant. Son fonctionnement est d’ailleurs assez proche de celui du chèque vacances, un autre titre spécial de paiement cofinancé par l’employeur.

Seules les entreprises (avec au moins un salarié) et les associations peuvent acheter des “tickets resto“, les particuliers ne peuvent pas acheter directement un ticket restaurant®. Il en existe 4 grands types, chacun étant commercialisé par une entreprise différente :

Ainsi, 4 sociétés prestataires “historiques” proposent à la fois des titres restaurants classiques, en version papier ainsi que l’accès à une carte de paiement direct (accédez directement au paragraphe sur les Tickets restaurant dématérialisés) :

Il n’y a pas de grosses différences entre ces entreprises, mais quelques avantages qui diffèrent. Par exemple Edenred France (filiale du groupe hôtelier Accor) propose une carte Ticket Restaurant à puce avec un programme de fidélité, le Beneficio Club. Il est aussi possible de consulter le solde de son compte via une application disponible sur iOS et Android. Cependant, elle n’est pas acceptée dans tous les magasins qui prennent les tickets restaurant faute d’équipement adapté.

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Quelles sont les conditions d’attribution du titre restaurant ?

Les tickets restaurant sont-ils obligatoires ?

L’attribution de ticket restaurant est très encadrée. Un local de restauration doit être mis à la disposition des employés (voir le texte de loi).

Si l’entreprise ne peut pas le faire, elle se doit de proposer une alternative comme la prime de déjeuner ou les chèques-restaurant.

Séverine Burel

L’erreur à éviter
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
On pense souvent que toute entreprise sans cantine doit obligatoirement mettre en place des tickets restaurant. En réalité, la seule obligation légale est de compenser l’absence de local de restauration : l’employeur peut tout aussi bien choisir la prime de panier ou un autre dispositif équivalent, sans que le salarié puisse exiger spécifiquement des titres restaurant.

 

Qui a le droit aux tickets resto ?

L’entreprise doit simplement disposer d’au moins un salarié. Les associations ou les fondations reconnues d’utilité publique y ont également le droit.

Qui a le droit aux tickets restaurant ?

    • Le personnel d’une entreprise (en CDI, en CDD …)
    • Les salariés travaillant à temps plein ou à temps partiel, si la pause repas est prévue dans leur contrat : Un mi-temps qui travaille uniquement l’après-midi par exemple n’est pas éligible au ticket restaurant
    • Les intérimaires
    • Certains stagiaires rémunérés
    • Les contrats d’apprentissage ou de qualification
    • Les salariés en télétravail s’ils bénéficient des mêmes conditions de travail par rapport aux salariés travaillant au sein de l’entreprise
    • Les agents publics si l’employeur en fait la demande

L’employeur qui accorde les titres restaurant doit pratiquer la même politique pour tous les salariés (même montant, même participation …).

Vous avez le droit à un ticket restaurant par jour travaillé. Les jours fériés, les arrêts-maladie et les congés payés ne sont pas comptabilisés. Vous avez le droit à environ 220 titres par an.

Attention : l’URSSAF stipule que le titre restaurant est attribué dans le cadre d’une relation de salariat. Il est donc nominatif et ne peut pas être utilisé par un tiers. Il pourra vous être demandé une pièce d’identité (ce qui est rare dans les faits).

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Qui ne peut pas bénéficier de tickets restauration ?

Certains statuts ne permettent pas de bénéficier des tickets resto. Ainsi si vous faites partie de la liste suivante, vous n’êtes pas éligible.

Qui n’a pas le droit aux tickets restaurant ?

    • Les gérants de SARL (Société à Responsabilité Limitée) ou d’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
    • Les présidents Directeur Général d’une Société Anonyme
    • Le directeur Général d’une Société Anonyme (SA)
    • Les stagiaires non rémunérés
    • Les auto-entrepreneurs : d’autres déductions comme les frais de route ou de repas peuvent être déduits du CA

 

Peut-on refuser les chèques restaurant ?

Le salarié est en droit de refuser les tickets restauration (sans que son salaire ne soit prélevé). Il n’est pas obligatoire de les accepter, mais il ne peut en aucun cas demander une contrepartie financière. Si vous ne voulez pas de chèque restaurant, votre employeur n’est pas tenu de vous verser une indemnité compensatoire.

Cependant si une convention collective dans l’entreprise prévoit l’attribution des titres restaurant, alors vous ne pourrez pas les refuser.

 

Quelles sont les règles d’utilisation d’un ticket restaurant ?

L’utilisation des tickets restaurant est soumise à un certain nombre de règles qui sont valables, quelle que soit l’entreprise émettrice (ticket endenred ou autre) :

    • Ils ne peuvent être utilisés que lors des jours travaillés : en règle générale, il s’agit des jours ouvrables
    • Les personnes travaillant le dimanche peuvent payer avec un titre restaurant si ce dernier en porte la mention
    • Le paiement est limité à 25 € par jour (inchangé en 2026) : cela est facilement contrôlable avec la carte ticket restaurant (titre dématérialisé). En contrepartie, la carte à puce vous permet de payer la somme exacte (contrairement aux tickets restaurant papier dont le montant est pré-défini)
    • On n’a pas le droit de payer un repas avec plus de 2 titres (même si c’est toléré dans la pratique pour certaines enseignes)
    • Le commerçant/restaurateur n’a pas le droit de vous rendre la monnaie
    • Le titre-restaurant ne peut en principe être utilisé que dans le département du lieu de travail du salarié et les départements limitrophes

À noter : en règle générale, le salarié ne peut utiliser plus de 2 chèques-restaurant maximum pour payer un repas. Cependant dans la pratique, certains commerçants ou restaurateurs acceptent plus de titres restaurant. Renseignez-vous directement auprès de l’enseigne pour connaître son fonctionnement.

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Où utiliser un ticket restaurant : quelles enseignes l’acceptent ?

Les commerçants ne sont pas tenus par la loi d’accepter un paiement avec un titre restaurant. Ils ont le droit de refuser. On peut utiliser le chèque restaurant dans les enseignes portant l’une des quatre mentions ci-dessous :

validité ticket restaurant

Les enseignes qui acceptent les tickets restaurant® sont :

    • Restaurants, cafés et hôtels (plus de 180 000 en France)
    • Boulangeries
    • Snacks, fast-food
    • Grandes surfaces (voir ci-dessous)

Le 14 janvier 2025, le Sénat a voté pour la prolongation du dispositif permettant d’acheter toutes les denrées alimentaires avec des titres restaurants et ce jusqu’à la fin de l’année 2026. En juin 2025, la ministre chargée du Commerce a annoncé vouloir pérenniser cette possibilité au-delà de cette échéance, sans nouvelle limite dans le temps : cette pérennisation suppose toutefois un nouveau texte de loi, qui n’était pas encore adopté à la date de mise à jour de cet article.

Dans les grandes surfaces, il n’est pas possible d’acheter des :

    • Produits destinés aux enfants
    • Produits pour les animaux
    • Confiseries
    • Boissons avec alcool
    • Denrées non alimentaires

 

Qui participe au financement des chèques restaurant ?

Les tickets ne sont pas gratuits. Ils sont financés à la fois par l’employeur et par le salarié, selon des règles liées à la fiscalité.

 

Ticket restaurant : prise en charge de l’employeur en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, l’employeur doit participer à hauteur de 50 % à 60 % de la valeur du titre. Le plafond d’exonération de charges sociales est fixé à 7,32 € par titre (contre 7,26 € en 2025), conformément à la revalorisation annuelle décidée par le gouvernement.

En pratique, lorsque l’employeur participe à hauteur de 7,32 €, la valeur faciale du titre peut atteindre entre 12,20 € et 14,64 € selon le taux de participation choisi (60 % ou 50 %). Au-delà du plafond de 7,32 €, la contribution patronale réintègre l’assiette des cotisations sociales.

L’employeur décide de la valeur du titre. Dans la pratique, celle-ci dépasse rarement 15 euros, pour des raisons d’optimisation fiscale.

 

Part salariale du ticket restaurant

Le salarié contribue à la part restante. Selon la législation et en particulier l’arrêt de la Cour de cassation n° 15-18.333 en date du 1er mars 2017 (que vous pouvez consulter ici), vous pouvez vous acquitter de cette part via un chèque, un paiement en espèce, un virement bancaire ou prélèvement sur salaire.

Enfin l’argent dépensé par le salarié pour financer les tickets restaurant est déduit des impôts sur le revenu et n’entre pas dans le calcul des charges sociales. Le salarié a donc tout intérêt à accepter les chèques déjeuner.

 

Que faire si votre ticket restaurant est périmé : durée de validité

Les tickets restaurant sont valables durant l’année civile de leur émission. L’année de validité, aussi appelée « millésime » est inscrite sur le coupon. Au-delà de cette période, le titre n’est plus valable.

Ils ne sont pas perdus pour autant. Sachez que les tickets restaurant peuvent être en général utilisés jusqu’à deux mois après leur date de validité, soit jusqu’au 28/29 février de l’année suivante (pour des tickets émis en 2025, ils seront utilisables jusqu’à fin février 2026).

Il est possible d’échanger les tickets du millésime en cours pour des titres du millésime suivant :

    • Remettez à votre employeur les titres périmés dans les 15 jours suivant la date d’expiration
    • Ce dernier fait la demande d’échange dans les 15 jours suivants : date limite le 31 mars, passé ce délai ils seront définitivement perdus
    • Vous récupérez ainsi des tickets restaurant valides pour l’année en cours

Les titres périmés peuvent aussi être donnés à des associations comme « Action contre la Faim » ou la Croix-Rouge. Pour cela, écrivez « Action contre la Faim » sur le côté face de chaque ticket puis mettez-les dans une enveloppe non affranchie. Contactez ensuite l’association pour qu’elle vienne les retirer (date limite : fin du mois de février). Avec 2 tickets restaurant, une personne dans le besoin peut bénéficier de denrées de base pendant deux mois (pâtes, riz, sucre…). Cinq chèques permettent de prendre totalement en charge un enfant. Pensez-y ! Pour votre bonne action, vous aurez droit en plus à une déduction fiscale de 75 % correspondant à 50 % de la valeur faciale des tickets.

Si vous quittez l’entreprise, il est possible de vous faire rembourser les titres restaurant non utilisés. Pour cela, remettez les titres en votre possession à votre employeur avant la fin de votre contrat de travail. La part qui vous a été débitée lors de l’achat vous sera alors restituée sur votre salaire. Ce même principe s’applique à la carte à puce.

Que faire en cas de perte de ticket restaurant : si vous avez égaré vos titres ou que ceux-ci ont été volés, déclarez votre perte à l’organisme émetteur. S’il s’agit du format papier, il sera possible de vérifier s’ils ont été utilisés.

En ce qui concerne le remboursement, prenez conseil avec la société émettrice. Si vous avez égaré votre carte ticket restaurant, faites opposition. Une nouvelle carte vous sera ensuite remise.

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La carte à puce : le titre-restaurant dématérialisé

Le 6 mars 2014, l’état a publié un décret visant à encadrer le titre restaurant dématérialisé (disponible ici). Au lieu du titre papier, les salariés reçoivent une carte restaurant à puce rechargeable. Même si à l’heure actuelle la dématérialisation représente à peine 5 % du volume total des tickets en circulation, elle a de nombreux avantages :

    • La possibilité de payer au centime près (alors que les commerçants n’ont pas le droit de rendre la monnaie sur les titres restaurant papier)
    • Un programme de fidélité
    • Possibilité de faire opposition en cas de perte de la carte (impossible avec la perte d’un ticket ou d’un carnet) et d’en recevoir une autre
    • Pour l’entreprise, elle bénéficie d’une simplification administrative (plus de distribution des tickets…)

Sachez par ailleurs qu’en dehors des 4 prestataires historiques de titres restaurant, de nouvelles entreprises proposent ce service, mais uniquement de façon dématérialisée par le biais de cartes à puce ou d’appli mobile.

Par exemple :

    • Swile
    • Restoflash (propose un paiement par le biais d’une application mobile)

En termes d’avantage fiscal ou d’imposition, les tickets restaurant dématérialisés proposent les mêmes avantages que des tickets papier. Le seul défaut est que vous serez limité à 25 € par jour et que vous ne pourrez bénéficier de la tolérance d’un commerçant (la limite théorique de deux tickets par jour est rarement respectée).

 

Questions fréquentes sur le ticket restaurant

Au-delà du fonctionnement général présenté ci-dessus, voici les réponses aux questions complémentaires les plus souvent posées sur le ticket restaurant.

 

Un fonctionnaire peut-il bénéficier de tickets restaurant ?

Oui, les agents de la fonction publique peuvent recevoir des tickets restaurant si leur employeur (administration, collectivité, hôpital) le prévoit et qu’aucun restaurant administratif n’est accessible. Contrairement au secteur privé, ce n’est pas une obligation systématique : chaque administration fixe ses propres règles d’attribution et son taux de participation, souvent précisées par un accord local.

 

Le ticket restaurant est-il compatible avec la prime de panier ?

Non, ces deux dispositifs sont exclusifs : ils compensent la même absence de restauration collective. Un salarié perçoit soit des tickets restaurant, soit une prime de panier (ou indemnité de repas), jamais les deux pour le même repas. L’employeur choisit la formule appliquée dans l’entreprise, éventuellement selon les catégories de personnel ou les sites.

 

Le titre-restaurant est-il pris en compte dans le calcul du RSA ou de la prime d’activité ?

Les tickets restaurant ne sont pas comptés dans les ressources déclarées à la CAF pour le RSA ou la prime d’activité : la part patronale, exonérée de charges, n’est pas assimilée à un revenu. Seul le salaire net réellement perçu, part patronale des titres exclue, entre dans le calcul de ces aides.

 

Que faire si mon employeur refuse de mettre en place des tickets restaurant ?

Si aucune restauration collective n’est proposée et que l’employeur refuse tout dispositif compensatoire, le salarié peut alerter les représentants du personnel ou l’inspection du travail. Un accord d’entreprise ou une convention collective peut aussi imposer les titres restaurant, rendant leur refus contestable devant le conseil de prud’hommes.

 

Le ticket restaurant est-il imposable pour le salarié ?

Non : la part patronale des tickets restaurant est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales, dans la limite de 7,32 € par titre en 2026. La part payée par le salarié est, elle, déjà prélevée sur son salaire net et ouvre même droit à une déduction sur ses impôts.

 

Le format papier du ticket restaurant va-t-il disparaître ?

Le gouvernement a annoncé vouloir généraliser la carte ou l’application dématérialisée d’ici 2027, en parallèle de la pérennisation de l’usage des titres en grande surface. Le format papier, déjà minoritaire (environ 5 % des titres en circulation), n’a toutefois pas de date légale d’interdiction officiellement fixée à ce jour.

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