Peut-on toucher le chômage à l’étranger ? Oui, mais seulement dans certains cas. Si vous partez chercher un emploi dans l’Union européenne, l’Espace économique européen ou en Suisse, France Travail peut continuer à vous verser vos allocations pendant 3 mois (jusqu’à 6 mois sous conditions), à condition de demander le formulaire U2 avant votre départ et de vous inscrire sur place dans les 7 jours. Hors d’Europe, le versement est interrompu, mais vos droits restants sont conservés pendant un délai limité. Voici les règles, selon votre destination.


Récapitulatif : le chômage à l’étranger

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Vérifié par Séverine Burel
Séverine Burel
Europe
Maintien des allocations
3 mois /6 max.
Sur place
Inscription à l’étranger
7 jours /max.
✅

Europe (UE, EEE, Suisse) : demandez le formulaire U2 à France Travail avant de partir, puis inscrivez-vous sur place. Vos allocations françaises sont maintenues 3 mois.

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Hors Europe : le versement est interrompu, mais vos droits restants sont conservés (durée des droits + 3 ans, ou 4 ans après une démission pour suivre son conjoint).

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Royaume-Uni : plus d’export des allocations depuis 2021. Le formulaire U1 permet de faire valoir vos périodes de travail à votre retour.

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Monaco : vous êtes indemnisé par France Travail selon les règles françaises, que vous résidiez en France ou dans la Principauté.

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Mon conseil d’experte : contactez France Travail avant votre départ. C’est lui qui délivre le formulaire U2 et vous confirme la durée de vos droits restants.

aide-sociale.fr

Allocation chômage à l’étranger : la règle de résidence et ses exceptions

Pour avoir le droit au chômage en France, le principe de base reste la résidence sur le territoire. Vous devez remplir les conditions habituelles de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) :

    • Avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans). Depuis le 1er avril 2026, cette durée est ramenée à 5 mois pour les « primo-entrants », c’est-à-dire les salariés non indemnisés au cours des 20 dernières années.
    • Être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail.
    • Justifier de démarches de recherche d’emploi effectives.
    • Résider en France, ou sur un territoire couvert par l’assurance chômage française.

Toutefois, le chômage à l’étranger est possible grâce à des règles spécifiques, qui permettent de déroger à la condition de résidence. Elles reposent surtout sur les règlements européens : selon le Cleiss (Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale), ce sont eux seuls qui permettent de conserver temporairement ses allocations pendant un séjour à l’étranger. Voici les différents cas de figure.

 

Chômage à l’étranger : partir chercher du travail hors de France

Si vous partez chercher un emploi hors des frontières françaises, les règles de votre indemnisation dépendent directement de votre pays de destination. On distingue deux situations principales.

 

Chômage en Europe : garder ses allocations avec le formulaire U2

Dans l’Union européenne, l’Espace économique européen (EEE) et en Suisse, vous pouvez « exporter » vos droits et continuer à percevoir vos allocations françaises pendant votre prospection, comme l’explique France Travail. Pour bénéficier de ce maintien, vous devez :

    • Être au chômage complet et inscrit depuis au moins 4 semaines : vous devez être resté à la disposition de France Travail avant votre départ (des exceptions sont possibles).
    • Le formulaire U2 : demandez ce document à France Travail avant votre départ. Il atteste la durée du maintien de vos droits et sera remis aux services de l’emploi du pays d’accueil.
    • Délai de 7 jours : inscrivez-vous comme demandeur d’emploi dans le pays d’accueil dans la semaine qui suit la fin de votre inscription à France Travail.
    • Contrôle local : respectez les règles de contrôle de la recherche d’emploi de l’État où vous résidez.
    • Durée : le maintien est de 3 mois maximum, dans la limite de vos droits restants. Une prolongation jusqu’à 6 mois est possible, mais elle dépend de la décision de l’organisme payeur, comme le rappelle Your Europe, le portail officiel de l’Union européenne.

Séverine Burel

L’erreur à éviter
Séverine Burel, spécialiste des aides sociales
Quitter la France avant d’avoir obtenu le formulaire U2, ou tarder à vous inscrire sur place. Le délai de 3 mois ne peut être ni interrompu ni suspendu. Exemple : vous quittez la France le 1er du mois et vous vous inscrivez à l’étranger le 15. Comme vous avez dépassé le délai de 7 jours, vos allocations reprennent à la date de votre inscription : les 14 jours intermédiaires ne sont pas indemnisés, et la fin de la période de 3 mois ne bouge pas. Sans U2, le maintien n’est tout simplement pas possible.

 

Chômage hors Europe : que deviennent vos droits ?

Si vous quittez l’Europe, il n’existe pas de mécanisme général permettant d’emporter vos allocations : le versement est interrompu puisque vous ne résidez plus en France. Pensez à déclarer votre départ à France Travail avant de partir : c’est cette déclaration qui interrompt le versement, comme le rappelle le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Vos droits, eux, ne sont pas supprimés :

    • Le report des droits : vos allocations restantes sont mises en « pause ».
    • Le délai de déchéance : vous pouvez reprendre le versement de votre reliquat à votre retour, à condition de vous réinscrire dans un délai égal à la durée d’allocation qui vous a été notifiée, augmentée de 3 ans.

 

Toucher le chômage à l’étranger pour suivre une formation

Se former hors de France tout en gardant ses allocations est possible, mais reste soumis à des conditions précises. Voici les règles de France Travail pour une formation en Europe (UE, EEE, Suisse), pour laquelle l’allocation peut être versée pendant 6 mois maximum, selon France Travail :

Pour une formation hors d’Europe, France Travail indique appliquer les mêmes conditions de fond dans sa FAQ. Au Royaume-Uni, il faut en plus obtenir un titre de séjour ou un visa auprès des autorités britanniques. Pour comprendre comment fonctionne l’allocation pendant une formation, consultez notre article sur l’AREF.

À noter : étudiez votre projet avec votre conseiller France Travail et faites valider la formation par écrit avant de vous engager. C’est son inscription dans votre contrat d’engagement (ou son financement par le CPF) qui conditionne le maintien de l’allocation. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez rester inscrit, mais l’indemnisation est suspendue pendant la formation.

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Chômage et démission pour suivre son conjoint à l’étranger

Quitter son poste pour suivre un époux, un partenaire de Pacs ou un concubin qui change de résidence pour un motif professionnel est l’un des rares cas où la démission est jugée légitime par l’Unédic. Cette reconnaissance vous permet d’ouvrir des droits, même si le versement effectif dépend de votre pays de destination.

 

Les conditions pour valider la légitimité du départ

Pour que France Travail accepte d’ouvrir vos droits malgré une démission, vous devez réunir les éléments suivants :

    • Justifier du lien : mariage, Pacs ou concubinage (avec des preuves de vie commune, comme un bail ou des factures).
    • Prouver le motif professionnel du conjoint : nouveau contrat de travail, ordre de mutation, promesse d’embauche ou création d’activité à l’étranger. Un départ à la retraite ou une formation du conjoint ne sont pas considérés comme des motifs professionnels.
    • Respecter le lien direct avec le déménagement : la démission doit être en rapport direct avec le changement de domicile, mais elle peut ne pas intervenir immédiatement après le départ (par exemple pour terminer une année scolaire).

 

Comment percevoir vos allocations une fois à l’étranger ?

Une fois la démission reconnue comme légitime, la suite dépend de votre zone de résidence, comme le détaille France Travail :

    • Si vous restez en Europe (UE, EEE, Suisse) : vous pouvez demander le formulaire U2 avant votre départ pour maintenir vos allocations pendant 3 mois maximum dans votre nouvel État de résidence. Ce délai est dit « préfix » : il ne peut être ni interrompu ni suspendu.
    • Si vous partez hors Europe : le versement n’est pas possible, mais vos droits sont préservés. Vous devez vous inscrire comme demandeur d’emploi en France dans les 4 ans qui suivent la fin du contrat de travail ayant ouvert vos droits.


Conseil : avant de rompre votre contrat, assurez-vous de posséder une preuve écrite de l’embauche de votre conjoint, et précisez le motif « suivi de conjoint » dans votre lettre de démission. Sans ces éléments, France Travail pourrait considérer votre démission comme non légitime. Pour les autres cas de démission ouvrant droit au chômage, consultez notre article sur la démission légitime.

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Chômage et Royaume-Uni : les règles depuis le Brexit

Depuis le 1er janvier 2021, les travailleurs ne bénéficient plus de la libre circulation des droits sociaux entre la France et le Royaume-Uni. Selon France Travail, deux accords déterminent l’indemnisation : l’accord de retrait, si votre situation de mobilité a débuté entre le 1er février et le 31 décembre 2020, et l’accord de commerce et de coopération, si elle a débuté à partir du 1er janvier 2021.

 

Vous partez chercher du travail au Royaume-Uni

Depuis 2021, l’accord de commerce et de coopération ne permet plus d’exporter vos allocations françaises vers le Royaume-Uni : le formulaire U2 ne s’applique donc plus. Une exception existe pour les personnes dont l’activité avait débuté avant le 1er janvier 2021, qui peuvent obtenir un maintien de 3 mois dans des conditions très précises, comme l’indique France Travail. Dans les autres cas, votre indemnisation est interrompue pendant votre séjour, et vous pourrez reprendre votre reliquat à votre retour dans le délai de déchéance. Vos périodes de travail en France peuvent en revanche être prises en compte par l’institution britannique, à condition d’avoir travaillé en dernier lieu au Royaume-Uni. Enfin, un visa est nécessaire dans la plupart des cas pour y travailler.

 

Vous revenez en France après avoir travaillé au Royaume-Uni

Pour que vos périodes de travail britanniques soient reconnues à votre retour, la procédure est plus exigeante qu’avec l’Union européenne. France Travail précise ces étapes :

    • Le formulaire U1 : demandez-le à l’institution britannique compétente avant votre départ du Royaume-Uni. Il récapitule vos périodes d’assurance ou d’emploi accomplies sur place.
    • Reprise d’activité : vous devez avoir travaillé en dernier lieu en France. Il faut donc retravailler en France après votre retour pour que France Travail prenne en compte vos périodes britanniques.
    • Calcul du montant : l’allocation est établie sur les seules rémunérations perçues en France après votre retour. Les salaires britanniques ne sont pas pris en compte.
    • Pas d’export : depuis 2021, vous ne pouvez plus demander le maintien de votre indemnisation britannique à votre retour en France.


Attention : les délais pour obtenir le formulaire U1 peuvent varier d’une institution à l’autre. Anticipez votre demande bien avant la fin de votre contrat au Royaume-Uni pour éviter un blocage à votre retour en France.

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Travailler à Monaco et toucher le chômage : les règles

Le régime français d’assurance chômage s’applique aussi à Monaco : son champ d’application est étendu au territoire monégasque, et les employeurs monégasques de droit privé y sont affiliés, précise France Travail. Un salarié qui perd son emploi dans la Principauté peut donc être indemnisé par France Travail, selon les règles françaises, qu’il réside en France ou à Monaco. La démarche d’inscription diffère toutefois selon votre lieu de résidence.

 

Vous résidez en France

Inscrivez-vous comme demandeur d’emploi sur le site de France Travail et fournissez l’attestation de fin de contrat délivrée par votre employeur monégasque. Le montant, la durée et le point de départ de l’allocation sont calculés selon les mêmes règles que pour un salarié qui travaillait en France.

 

Vous résidez à Monaco

Vous ne pouvez pas vous inscrire en ligne sur le site de France Travail : c’est le Service de l’Emploi de Monaco qui procède à votre inscription et suit votre situation. Il reçoit sur rendez-vous au 17 rue Princesse Florestine, MC 98000 Monaco, et vous pouvez le contacter au +377 98 98 88 14 ou prendre rendez-vous en ligne.

À noter : la rupture conventionnelle a été instituée à Monaco par la loi du 2 décembre 2025, en vigueur depuis le 12 mars 2026. Les ruptures conclues à partir de cette date peuvent ouvrir droit à l’ARE, si les autres conditions sont remplies. En cas de licenciement économique par un employeur monégasque, l’ARE est possible, mais pas l’adhésion au contrat de sécurisation professionnelle (CSP).

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Chômage au retour en France après une période à l’étranger

Vous rentrez en France après avoir exercé une activité professionnelle à l’étranger ? Pour que vos périodes de travail soient prises en compte par France Travail, la procédure dépend de votre pays de provenance.

 

Retour d’un pays de l’Union européenne, de l’EEE ou de Suisse

Vos périodes d’emploi en Europe peuvent être totalisées avec vos périodes françaises pour ouvrir ou recharger vos droits, à condition que votre dernière période d’activité ait été accomplie en France, selon l’Unédic. La règle d’or en 2026 :

    • Le formulaire U1 : avant de quitter votre pays d’emploi, demandez ce document auprès de l’organisme de chômage local. Il atteste vos périodes d’assurance.
    • Travailler en France : pour que le formulaire U1 soit pris en compte, vous devez d’abord travailler au moins une journée en France, avant de vous inscrire à France Travail, selon Service-public.gouv.fr.
    • Le montant : l’allocation est calculée sur les seules rémunérations perçues en France après votre retour. Les salaires étrangers ne comptent pas.
    • Si vous étiez indemnisé dans l’autre pays : vous pouvez, sous conditions, continuer à percevoir ses allocations en France pendant 3 à 6 mois avec un formulaire U2, à demander à l’organisme payeur au moins un mois avant votre retour. Inscrivez-vous ensuite à France Travail dans les 7 jours.

 

Retour d’un pays hors zone européenne

Si vous revenez d’un pays hors UE, EEE et Suisse (comme le Canada, les États-Unis ou l’Australie), l’indemnisation est plus complexe : d’après France Travail, il n’existe pas d’accord international général organisant le maintien des allocations après un retour en France.

    • Reliquat de droits : si vous aviez des droits ouverts en France avant votre départ, vous pouvez en demander la reprise tant que le délai de déchéance n’est pas écoulé (durée d’allocation notifiée, augmentée de 3 ans).
    • Démission pour suivre votre conjoint : vos droits sont préservés si vous vous inscrivez en France dans les 4 ans qui suivent la fin du contrat.
    • Régime des expatriés : pour être indemnisé au titre d’un emploi perdu hors d’Europe, vous devez avoir été affilié au régime d’assurance chômage des expatriés.
    • Droits acquis à l’étranger : pour connaître vos droits acquis hors d’Europe, adressez-vous à l’institution de chômage du pays concerné.

Si vos droits sont épuisés à votre retour, renseignez-vous sur les aides disponibles après la fin de droit chômage (ASS, aide forfaitaire, RSA), ainsi que sur l’ensemble des aides auxquelles vous pouvez prétendre en tant que chômeur : mobilité, formation, complémentaire santé et bien d’autres dispositifs.

Conseil pratique : conservez précieusement tous vos contrats de travail, bulletins de salaire et certificats d’employeur étrangers. Ces pièces justificatives vous seront demandées en complément des formulaires officiels lors de votre premier rendez-vous France Travail.

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Questions fréquentes sur le chômage à l’étranger

Partir à l’étranger ou en revenir soulève souvent des questions pratiques qui vont au-delà des règles de base. Voici des réponses courtes aux interrogations les plus fréquentes.

 

Peut-on prolonger le maintien des allocations de 3 à 6 mois ?

C’est possible, mais rien n’est automatique. Vous devez demander la prolongation à France Travail, qui vous verse vos allocations, avant la fin des 3 mois. L’organisme décide selon votre situation et peut exiger la preuve de vos recherches d’emploi (candidatures, convocations). Sans réponse favorable, le versement s’arrête à l’échéance initiale.

 

Un seul formulaire U2 suffit-il pour chercher du travail dans plusieurs pays ?

Non. L’autorisation attachée au formulaire U2 n’est valable que pour un seul pays. Pour chercher du travail dans un autre État, vous devez demander un nouveau U2. La durée totale de votre séjour à l’étranger, tous pays confondus, ne peut pas dépasser 3 mois, ou 6 mois avec l’accord de l’organisme payeur.

 

Que risque-t-on en partant sans prévenir France Travail ?

Vous risquez de continuer à percevoir des allocations auxquelles vous n’avez plus droit, puis de devoir les rembourser. Un séjour à l’étranger non déclaré est aussi incompatible avec l’obligation d’être disponible et de rechercher un emploi, ce qui peut conduire à une radiation de la liste des demandeurs d’emploi. Déclarez toujours votre départ avant de partir.

 

Comment rester couvert pour la santé pendant ses recherches à l’étranger ?

Avant de partir, demandez la carte européenne d’assurance maladie à votre caisse : elle couvre les soins nécessaires pendant un séjour temporaire en Europe. Pour une installation plus longue, renseignez-vous auprès de votre CPAM et du Cleiss, car votre rattachement à l’assurance maladie peut changer selon votre situation à l’étranger.

 

Un étranger installé en France peut-il toucher le chômage ?

Oui, s’il remplit les conditions habituelles (durée de travail suffisante, perte involontaire d’emploi, inscription à France Travail) et s’il détient un titre de séjour l’autorisant à travailler. Pour connaître ses autres droits sociaux, consultez notre guide sur les droits des étrangers en France.

Un doute sur votre situation ? Avant de boucler vos valises, envoyez un message à votre conseiller depuis votre espace personnel. Une réponse écrite vous permettra de partir l’esprit tranquille.

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Crédit photo : © New Africa / Adobe


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