Quand on est enceinte au chômage, le congé maternité s’applique comme pour une salariée : pendant 16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant (voir la durée du congé maternité), l’Assurance Maladie prend le relais de France Travail et verse des indemnités journalières de 11,12 € à 104,02 € par jour en 2026. Vos allocations chômage (ARE) sont suspendues, puis reprennent à la fin du congé, sans perdre un seul jour de droits si vous vous réinscrivez à temps. Il suffit de déclarer vos dates à France Travail et d’adresser vos quatre derniers bulletins de salaire à la CPAM.


Chômage et grossesse : la déclaration à France Travail

La gestion administrative d’une grossesse au chômage repose sur une coordination entre deux organismes : France Travail (votre statut de demandeuse d’emploi et vos allocations) et la CPAM (votre couverture santé et vos indemnités de congé maternité). Cette coordination intervient après la déclaration de grossesse (CPAM et CAF), qui reste la toute première démarche à effectuer dès le premier examen prénatal. Ensuite, ce sont les dates qui comptent : de leur exactitude dépendent la suspension, puis la reprise, de vos allocations.

Retrouvez aussi le guide complet des dispositifs d’aide pour une femme enceinte, tous profils confondus. Et si vous retrouvez un emploi pendant votre grossesse, sachez que vous bénéficierez alors des protections dont bénéficie une salariée enceinte au travail (aménagements de poste, protection contre le licenciement, heure de grossesse…).

 

Doit-on prévenir son conseiller France Travail dès le début de la grossesse ?

Une liberté totale avant le congé légal

Il n’est pas obligatoire de prévenir votre conseiller France Travail que vous attendez un enfant au cours des premiers mois : votre état de santé relève de votre vie privée. Tant que vous êtes apte à chercher un emploi et à honorer vos rendez-vous, vous restez « disponible » au sens de la loi. Ce qui est obligatoire, en revanche, c’est de déclarer les dates de votre congé maternité dès qu’il commence.

Toutefois, anticiper peut s’avérer stratégique. Informer votre conseiller lui permet d’adapter vos rendez-vous et vos démarches de recherche d’emploi à votre situation réelle, en particulier si vous approchez du terme : vous évitez ainsi un stress inutile ou des convocations inopportunes. Vous pouvez aussi vérifier ce que votre conseiller France Travail peut, ou ne peut pas, vous imposer.

Rappel juridique : un demandeur d’emploi doit être disponible pour travailler. Cependant, la loi interdit toute discrimination liée à la grossesse. France Travail ne peut pas vous radier au motif que vous êtes enceinte, sauf si vous refusez de vous actualiser ou de vous présenter aux convocations avant le début officiel de votre congé maternité. Pour une salariée qui retrouve un emploi, tout licenciement lié à la grossesse est d’ailleurs strictement encadré.

À noter : si votre état de santé ne vous permet plus de chercher activement un emploi avant la date prévue de votre repos, votre médecin peut vous prescrire un congé pathologique. Il se déclare à France Travail de la même façon que le congé maternité, et c’est l’Assurance Maladie qui prend alors le relais de votre indemnisation.

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Comment déclarer son congé maternité à France Travail ?

Dès que votre congé maternité commence (en général 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement pour un premier ou un deuxième enfant), France Travail ne vous considère plus comme disponible pour occuper un emploi et le versement de votre allocation s’interrompt. Vous devez donc lui déclarer vos dates, que le congé soit pris en charge ou non par la Sécurité sociale, comme le précise France Travail.

Voici les démarches à effectuer :

    • Déclarer le changement de situation : connectez-vous à votre espace personnel France Travail, rubrique « Ma situation », puis « Je déclare un changement de situation ». Vous pouvez aussi le faire lors de l’actualisation qui suit le début du congé (entre le 28 du mois et le 15 du mois suivant) ou en appelant le 3949.
    • Transmettre vos justificatifs : le justificatif de votre congé maternité (l’attestation de dates délivrée par la CPAM) et l’avis de changement de situation envoyé par France Travail, complété. Ils se déposent depuis votre espace personnel, rubrique « Transmettre un document ».
    • Respecter le calendrier d’actualisation : si vous avez oublié de déclarer votre congé au moment de l’actualisation, vous avez jusqu’au 15 du mois suivant pour corriger votre déclaration (retrouvez ici le calendrier d’actualisation France Travail 2026).


Attention : pendant votre congé maternité, France Travail vous considère comme non disponible et interrompt le paiement de votre allocation. Ne pas déclarer votre congé vous expose à rembourser les allocations versées à tort, voire à des sanctions (radiation, suppression totale ou partielle de l’allocation). Pas de panique pour vos droits en revanche : ils sont mis de côté, pas perdus.

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Congé maternité au chômage : combien touche-t-on en 2026 ?

C’est la question centrale : comment allez-vous vivre financièrement pendant ces quelques mois ? Pendant votre congé, ce n’est plus France Travail qui vous verse un revenu mais la CPAM, avec des indemnités journalières (IJ) calculées sur vos derniers salaires, et non sur votre allocation chômage. Les règles de calcul sont les mêmes que pour une salariée, comme l’indique service-public.gouv.fr.

 

Éligibilité et conditions : quelles sont les règles pour percevoir les IJ maternité ?

L’Assurance Maladie examine vos droits selon le principe du « maintien de droits ». Pour percevoir les indemnités journalières, vous devez remplir l’une des conditions suivantes :

    • Être actuellement indemnisée par France Travail (ARE).
    • Avoir été indemnisée par le chômage au cours des 12 derniers mois.
    • Avoir cessé votre activité salariée depuis moins de 12 mois (cas où vous ne touchez pas encore le chômage, par exemple à cause des délais de carence).

Dans tous les cas, adressez à votre CPAM les copies de vos 4 derniers bulletins de salaire avant le début du congé, pour que vos droits soient examinés, comme le demande l’Assurance Maladie. Si vous n’êtes pas certaine d’avoir des droits ouverts, vérifiez d’abord qui a droit au chômage avant d’engager vos démarches auprès de la CPAM.

 

Congé maternité sans emploi ni allocation chômage : quels droits ?

Si vous n’êtes plus indemnisée par France Travail, tout dépend de la date à laquelle vous avez cessé de travailler :

    • Moins de 12 mois sans activité (y compris sans avoir touché le chômage, après une démission par exemple) : vous pouvez prétendre aux IJ, calculées sur vos derniers salaires.
    • Plus de 12 mois sans activité ni allocation (ou droits au chômage épuisés depuis plus d’un an) : vous ne pourrez généralement pas prétendre aux IJ, car il n’y a plus de revenu d’activité à remplacer. Votre congé maternité n’est alors pas indemnisé.

Même sans IJ, vos frais de santé liés à la grossesse restent pris en charge par l’Assurance Maladie (à 100 % entre le début du 6e mois de grossesse et le 12e jour après l’accouchement). Pour compléter, regardez aussi du côté de la mutuelle grossesse et des aides de la CAF (prime à la naissance, allocation de base de la Paje), qui dépendent de vos ressources et non de votre statut. En cas de doute sur votre situation, prenez rendez-vous avec votre CPAM : elle étudie vos droits avant le début du congé.

 

Montant des indemnités journalières maternité au chômage en 2026

Votre indemnité est calculée sur la moyenne de vos trois derniers salaires bruts avant l’arrêt de votre activité (12 mois pour une activité saisonnière ou discontinue), d’après le Code du travail numérique. On ne regarde pas votre allocation chômage actuelle, mais votre niveau de vie antérieur en tant que salariée.

Voici les chiffres clés au 1er janvier 2026 :

Élément de calcul Valeur 2026
Plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) 4 005 €
Indemnité journalière maximale (avant CSG-CRDS) 104,02 € / jour
Indemnité journalière maximale après CSG-CRDS (6,7 %) ~ 97,05 € / jour
Indemnité journalière minimale (avant CSG-CRDS) 11,12 € / jour


Comment faire le calcul ?

Additionnez vos 3 derniers salaires bruts (chacun retenu dans la limite de 4 005 €), divisez par 91,25, puis retirez le forfait de 21 % correspondant à la part salariale des cotisations. La CPAM déduit ensuite la CSG et la CRDS (6,7 %). Les IJ sont versées tous les 14 jours, y compris les week-ends et jours fériés.

IJ = (somme des 3 derniers salaires bruts ÷ 91,25) × 0,79

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Exemple concret : calcul des IJ pour une demandeuse d’emploi en 2026

Pour bien comprendre, prenons l’exemple de Sarah. Avant de s’inscrire à France Travail, Sarah occupait un poste de conseillère commerciale avec un salaire brut de 2 800 € par mois.

Le calcul de l’indemnité journalière de Sarah :

    • Étape 1 (salaire de base) : on additionne ses 3 derniers salaires bruts, soit 2 800 € x 3 = 8 400 €.
    • Étape 2 (salaire journalier brut) : on divise ce total par 91,25, soit 8 400 / 91,25 = 92,05 € par jour.
    • Étape 3 (forfait de 21 %) : on retire 21 %, soit 92,05 € – 19,33 € = 72,72 € par jour.
    • Étape 4 (CSG et CRDS) : la CPAM déduit 6,7 %, soit 72,72 € x 0,933 = environ 67,85 € versés par jour.

Résultat : pendant ses 16 semaines de congé maternité (112 jours), Sarah percevra environ 2 035 € par mois (30 jours x 67,85 €). Si son allocation chômage était de 1 600 €, elle gagne donc en pouvoir d’achat durant son congé maternité, car l’IJ est basée sur le salaire et non sur l’allocation.

Chaque situation étant unique, utilisez notre simulateur d’indemnités journalières maternité pour estimer précisément vos revenus selon vos propres salaires :

À savoir : si votre salaire brut mensuel dépasse le plafond de 4 005 €, le calcul s’arrête automatiquement à 104,02 € par jour (avant CSG-CRDS), quel que soit votre niveau de revenu réel. C’est ce qu’on appelle l’écrêtement au plafond de la Sécurité sociale.

Conseil d’expert : pensez à vérifier sur votre compte Ameli que votre dossier est à jour de votre certificat de travail et de vos bulletins de salaire de votre dernier emploi (et, au besoin, de l’attestation de salaire de votre ancien employeur). C’est l’absence de ces documents qui bloque souvent le premier versement des IJ au chômage.

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Congé de naissance et chômage : ce qui change depuis juillet 2026

Depuis le 1er juillet 2026, les parents peuvent prendre le congé supplémentaire de naissance, souvent appelé « congé de naissance ». C’est un congé indemnisé qui s’ajoute au congé maternité, et les demandeurs d’emploi y ont droit, comme le confirme France Travail.

 

Congé de naissance au chômage : qui peut en bénéficier et pour quelle durée ?

Chaque parent peut prendre 1 ou 2 mois, en même temps que l’autre parent ou à tour de rôle, et le fractionner en deux périodes d’un mois. Il doit débuter au plus tard 9 mois après la naissance et ne peut commencer qu’à l’issue du congé maternité. Pour un enfant né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ce délai court à compter du 1er juillet 2026 : le congé doit alors débuter avant le 1er avril 2027.

Si vous êtes indemnisée par France Travail, vous y avez droit au titre du maintien de droits. En revanche, si vous n’aviez pas ouvert de droits avant votre période de chômage, il ne sera pas indemnisé.

 

Quelle indemnisation du congé de naissance quand on est au chômage ?

La CPAM l’indemnise à hauteur de 70 % du salaire le premier mois et 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. En 2026, l’indemnité journalière ne peut pas dépasser 72,81 € le premier mois et 62,41 € le second, selon l’Assurance Maladie.

Elle se calcule sur la même base que vos IJ maternité. Avec l’exemple de Sarah (72,72 € par jour avant CSG-CRDS), cela donne environ 50,90 € le premier mois (72,72 x 70 %), puis 43,63 € le second (72,72 x 60 %), avant déduction de la CSG et de la CRDS. Attention : ces indemnités ne se cumulent pas avec l’allocation chômage, qui est suspendue pendant le congé, puis rétablie si vous remplissez toujours les conditions.

 

Les démarches pour un congé de naissance au chômage

La demande se fait en trois temps, d’après service-public.gouv.fr :

    • Prévenir France Travail au moins un mois avant le début du congé (15 jours s’il suit un congé de paternité), depuis votre espace personnel ou auprès de votre conseiller.
    • Déposer votre demande auprès de la CPAM, au plus tard la veille du début du congé, via le téléservice dédié.
    • Déclarer les dates du congé à France Travail lors de votre actualisation ou depuis votre espace personnel, puis vous réinscrire le lendemain de la fin du congé si vous souhaitez rester inscrite.

Le congé de naissance est un congé distinct du congé parental d’éducation et de la PreParE de la CAF : pour comparer les montants, consultez notre article sur le salaire en congé parental.

 

Chômage après un congé maternité : comment reprendre ses allocations ?

La fin du congé maternité (ou du congé de naissance si vous l’enchaînez) marque le retour de vos obligations de recherche d’emploi. C’est ici que l’on perd le plus facilement des jours d’indemnisation, faute de connaître les règles.

 

Réinscription à France Travail après le congé maternité : le délai de 5 jours calendaires

À l’issue de votre congé, vous devez préciser à France Travail si vous souhaitez rester inscrite et si vous êtes toujours à la recherche d’un emploi. Pour que le paiement de vos allocations reprenne, vous disposez de 5 jours calendaires après la fin du congé, samedis, dimanches et jours fériés compris, d’après France Travail. Il ne s’agit donc pas de jours ouvrés.

Vos droits reprennent s’il vous en reste, s’ils ne sont pas trop anciens et si vous êtes de nouveau disponible pour un emploi. Ils doivent en effet avoir été ouverts dans le « délai de déchéance » (la durée initiale de vos droits allongée de trois ans), un délai que certains cas particuliers permettent d’allonger. Si vous avez dépassé les 5 jours, contactez sans attendre votre conseiller (3949) : le paiement ne reprend pas automatiquement et les jours écoulés avant votre réinscription risquent de ne pas être indemnisés.

Séverine Burel

L’erreur à éviter selon SÉVERINE BUREL

“Le piège classique, c’est de compter le délai de réinscription en jours ouvrés. Or il court en jours calendaires, week-end compris : une fin de congé un vendredi vous laisse jusqu’au mercredi. Repérez la date de fin de congé sur l’attestation de la CPAM et réinscrivez-vous dès le lendemain, sans attendre d’avoir retrouvé un emploi ou un mode de garde.”

Attention : une fois que votre enfant est né, n’attendez pas la fin de votre congé : pensez à déclarer la naissance à la CAF afin que vos nouveaux droits (allocation de base, prime à la naissance) soient étudiés rapidement. Cela vous permettra notamment de débloquer les différentes aides financières pour votre bébé auxquelles vous pouvez prétendre en 2026.

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Exemple concret d’un report de droits en 2026

Prenons le cas de Julie, inscrite à France Travail avec un reliquat de 300 jours d’ARE :

    • 1er février 2026 : début de son congé maternité (16 semaines). Suspension de l’ARE.
    • Février à mai 2026 : Julie perçoit ses IJ maternité de la CPAM (calculées sur ses salaires d’avant le chômage). Ses 300 jours de chômage ne bougent pas, ils sont mis de côté.
    • 23 mai 2026 : dernier jour du congé maternité.
    • 24 mai 2026 : Julie se réinscrit sur son espace France Travail, dans le délai de 5 jours calendaires.
    • Résultat : son ARE reprend dès cette date. Il lui reste toujours 300 jours de droits : la date de fin de ses droits a simplement été repoussée de 16 semaines.


Bon à savoir : si vous tombez à nouveau enceinte avant d’avoir épuisé vos droits chômage, le mécanisme se répète : vos droits restants sont mis de côté pendant le congé. Ils restent mobilisables tant que le délai de déchéance (durée initiale des droits plus trois ans, prolongé notamment par les périodes de maternité indemnisées) n’est pas dépassé.

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Récapitulatif : chômage et congé maternité

✓Vérifié par Séverine Burel
Séverine Burel
Plafond 2026
IJ maternité max
104,02 € /jour
1er et 2e enfant
Durée du congé
16 semaines
✅

Deux déclarations : vos dates à France Travail, vos 4 derniers bulletins de salaire à la CPAM.

💶

Le calcul : 3 derniers salaires bruts ÷ 91,25, moins 21 %, puis CSG-CRDS. Versement tous les 14 jours.

⚠️

La réinscription : 5 jours calendaires après la fin du congé pour reprendre l’ARE, week-end compris.

💡

Mon conseil d’experte : gardez l’attestation de dates de la CPAM. France Travail la demande pour suspendre, puis reprendre, votre allocation.

aide-sociale.fr

 

Questions fréquentes sur le chômage et le congé maternité

Fin de CDD, démission, hospitalisation du bébé, retraite : voici les réponses aux situations qui reviennent le plus souvent et qui ne sont pas détaillées plus haut.

 

Que devient mon droit aux IJ si mon CDD se termine pendant la grossesse ?

La fin de votre CDD ne vous prive pas de vos droits. Si vous avez cessé votre activité depuis moins de 12 mois, vous restez couverte : la CPAM calcule vos indemnités journalières sur vos derniers salaires, que vous touchiez ou non l’allocation chômage. Inscrivez-vous rapidement à France Travail pour ouvrir, si vous y avez droit, vos allocations.

 

Peut-on démissionner et toucher le chômage après un congé maternité ?

En principe non : une démission n’ouvre pas droit à l’ARE, sauf démission légitime ou projet de reconversion. À défaut, vous pouvez demander un réexamen par l’instance paritaire régionale après 121 jours de chômage non indemnisé, en prouvant vos recherches d’emploi.

 

Que se passe-t-il si mon bébé est hospitalisé après la naissance ?

Si votre enfant reste hospitalisé au-delà de la 6e semaine suivant sa naissance, la loi permet d’interrompre le congé postnatal et d’en reporter les jours restants à la fin de l’hospitalisation. Adressez à la CPAM une attestation d’hospitalisation : les indemnités reprennent avec le congé. Prévenez aussi votre conseiller France Travail.

 

La prime à la naissance est-elle versée quand on est au chômage ?

Oui, sous conditions de ressources, comme pour tout allocataire : la prime à la naissance de la CAF est versée au 7e mois de grossesse, indépendamment de France Travail. Si vos revenus ont baissé depuis la période de référence, signalez-le à la CAF, qui peut réévaluer vos droits.

 

Les indemnités de congé maternité comptent-elles pour la retraite ?

Oui. Pendant le congé maternité, un trimestre de retraite est validé par période de 90 jours d’indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Conservez vos relevés de paiement de la CPAM sans limitation de durée : ils justifient vos droits, au même titre que vos bulletins de salaire.

 

Le second parent a-t-il aussi des droits s’il est au chômage ?

Oui, s’il remplit les conditions, le second parent inscrit à France Travail perçoit des indemnités de la CPAM pendant son congé, et ses allocations chômage sont suspendues. Les détails figurent dans notre guide sur le congé paternité. Un congé parental au chômage reste aussi envisageable, avec ses propres règles.


Crédit photo : © leszekglasner / Adobe


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