Le décrochage scolaire désigne la situation d’un jeune qui sort du système scolaire sans diplôme ni qualification. Ce phénomène touche des dizaines de milliers de jeunes chaque année en France, avec des conséquences durables sur leur accès à l’emploi et leur insertion sociale.

Bien que l’obligation scolaire s’applique jusqu’à 16 ans, le décrochage peut s’amorcer bien plus tôt : absentéisme répété, perte de motivation, difficultés familiales ou psychologiques sont autant de facteurs qui fragilisent le parcours d’un élève. Les milieux précaires sont particulièrement exposés.

En France, un jeune est considéré en décrochage scolaire lorsqu’il quitte le système éducatif entre 16 et 24 ans sans diplôme ni qualification reconnue. Environ 76 000 jeunes sont concernés chaque année (Éducation nationale, RERS 2024). Des dispositifs publics permettent de les accompagner : mission locale, école de la deuxième chance, Contrat d’engagement jeune… Voici tout ce qu’il faut savoir.


Décrochage scolaire définition

Avant d’envisager des solutions, il est essentiel de bien comprendre ce que recouvre la notion de décrochage scolaire : qui est concerné, à quel âge, et quels sont les premiers signes qui doivent alerter.

 

La notion de décrochage scolaire est-elle nettement déterminée par une tranche d’âge ?

On dit d’un jeune qu’il est en situation de décrochage scolaire, lorsqu’il quitte le système éducatif sans diplôme, hors diplôme national du brevet, ou qualification reconnue.

Selon les indicateurs, les jeunes décrocheurs ont entre 16 et 24 ans.

À savoir: L’INSEE, l’Institut national de la statistique et des études économiques, utilise l’indicateur “Sorties précoces” pour évaluer le nombre de jeunes de 18 à 24 ans qui ne sont ni en études ni en formation et qui ne sont pas diplômés. C’est cette tranche d’âge qui est retenue pour vérifier et comparer le nombre de jeunes décrocheurs au niveau européen ou mondial.

Cependant, le décrochage scolaire peut intervenir avant 16 ans. Un élève, qui pour diverses raisons, accumule les absences injustifiées ou se désengage de plus en plus de sa scolarité, peut être vu comme en situation de décrochage scolaire bien qu’il soit toujours inscrit dans un établissement scolaire.

 

Décrochage scolaire symptômes

Il appartient aux parents et enseignants d’être vigilants lorsque certains signes apparaissent qui doivent alerter sur la possibilité d’un décrochage.

Au nombre de ceux-ci on retrouve le plus fréquemment :

    • Une baisse de motivation et un désintérêt pour les cours
    • Un repli de l’élève sur lui-même
    • Des signes de fatigue ou de mal-être
    • Une chute des notes
    • Un absentéisme répété et injustifié
    • Un refus ou une phobie scolaire
    • Une déscolarisation temporaire

Il est essentiel de repérer ces signaux d’alerte le plus tôt possible afin de proposer des solutions qui permettront d’éviter la rupture avec l’école. Des dispositifs d’accompagnement scolaire peuvent être mobilisés dès les premiers signes de difficulté.

 

Que recouvre la notion d’école obligatoire ?

C’est sous la présidence de De Gaulle, avec l’ordonnance du 6 janvier 1959, que l’école obligatoire a été fixée à 16 ans, et c’est le maire de la commune qui a pour responsabilité d’effectuer le contrôle de cette scolarité. Le libre choix de l’établissement est accordé aux parents qui peuvent inscrire leur enfant dans une école publique, privée ou même au CNED. Il existe également la possibilité de l’instruction à la maison, mais cette alternative est soumise à autorisation du DASEN (Directeur académique des services de l’éducation nationale) et reste marginale.

 

Le décrochage scolaire est-il un phénomène important ?

Ainsi nous le voyons, le phénomène de décrochage scolaire ne se produit pas toujours de manière abrupte. Il peut survenir de façon progressive et se manifester précocement dès le collège par une perte de motivation.

Toutefois, une sortie définitive du système éducatif et de formation est le plus souvent relatif aux jeunes de 16 ans et plus.

Actuellement en France, on estime que environ 76 000 jeunes sortent chaque année sans qualification (données Éducation nationale, RERS 2024). Les efforts consentis par l’État pour diminuer le taux de décrocheurs ont porté leurs fruits : ce nombre a fortement baissé depuis dix ans — en 2011, ils étaient environ 140 000. Malgré ces résultats encourageants, ce phénomène demeure un enjeu majeur en terme d’insertion sociale et d’accession à l’emploi.

Séverine Burel

Le chiffre clé
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
7,6 %
des jeunes de 18-24 ans sont en situation de “sorties précoces” du système éducatif en France
Données 2023 · Source : INSEE

 

Comment expliquer le décrochage scolaire ?

Il est rare que ce phénomène ne soit lié qu’à une seule cause. Il est le plus souvent multifactoriel et consécutif à des composantes de nature diverses. Comprendre les causes du décrochage scolaire est primordial pour tenter d’y remédier en instaurant des mesures préventives efficaces.

 

Les difficultés scolaires

Une des raisons les plus fréquemment rencontrées pour expliquer le désengagement d’un élève dans son parcours scolaire est liée aux difficultés d’apprentissage et aux échecs répétés. En effet ces difficultés peuvent avoir pour conséquence pour l’élève une perte de confiance en lui-même du fait d’une mauvaise compréhension des exigences scolaires, et par là-même un éloignement progressif de l’école. Dès les premiers signes, l’enseignant peut mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) pour tenter d’enrayer cet engrenage avant qu’il ne se transforme en désengagement durable. Si les difficultés sont liées à un trouble des apprentissages identifié (dyslexie, dyspraxie, TDAH…), c’est plutôt un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) qui permettra de mettre en place des aménagements pédagogiques adaptés (tiers-temps, supports adaptés…) pour éviter que l’élève ne se désengage durablement.

 

Des difficultés d’ordre personnel

Il existe plusieurs causes qui peuvent pousser des élèves à refuser l’école. Des difficultés relevant du domaine de la santé ou d’ordre psychologique peuvent être à l’origine d’un décrochage scolaire. L’anxiété, l’isolement ou encore le harcèlement scolaire conduisent le plus souvent à une situation d’évitement puis de refus.

 

Les problèmes sociaux ou familiaux

Les élèves issus de milieux précaires sont tout particulièrement exposés au risque de décrochage scolaire. Plus la famille connait des difficultés socio-économiques et des conditions de vie difficiles, plus le risque est grand que le jeune devienne décrocheur. Par ailleurs les tensions au sein de la famille et le défaut de soutien éducatif des parents aggravent encore la situation de l’élève.

 

Et que dire de l’orientation scolaire ?

Si l’orientation scolaire ne correspond pas aux vœux ou aux dispositions d’un jeune, la situation peut vite devenir critique et conduire tout droit vers un décrochage. Il est essentiel qu’un élève comprenne le sens des enseignements qui lui sont prodigués, condition nécessaire au maintien de l’intérêt pour ses études. Un défaut de perspectives ou de projet professionnel enclenche le plus souvent un processus de démotivation.

 

Quelles sont les conséquences pour un élève en décrochage scolaire ?

Les répercussions d’un décrochage peuvent être importantes dans la vie d’un jeune et en particulier sur son avenir. Quitter le système scolaire sans diplôme constitue en effet une perte de chance, tant sur le plan de son développement personnel qu’au niveau de son insertion sociale et professionnelle. Sa vie active s’en trouve d’autant plus compliquée et nombreuses les difficultés qu’il pourra rencontrer.

 

Les difficultés liées à l’emploi

Un des freins majeurs à l’embauche est l’absence de qualification. Les jeunes en situation de décrochage scolaire sont plus que tout autre exposés au chômage des jeunes et quand ils obtiennent un emploi, celui-ci est le plus souvent précaire et peu rémunéré. À terme, c’est leur parcours professionnel dans son ensemble ainsi que leur stabilité financière qui s’avèrent être compliqués.

 

La précarité : une menace réelle

De même que l’accès à l’emploi devient difficile sans qualification professionnelle, les perspectives d’évolution sont limitées, ce qui aggrave le risque de précarité. Accéder à un logement personnel par exemple, ou encore ne plus être dépendant des aides sociales, devient un parcours du combattant.

De plus, certaines aides liées à la scolarité peuvent disparaître du fait d’un décrochage scolaire. Si la bourse des collèges est principalement conditionnée à l’assiduité, en revanche l’ARS, Allocation de rentrée scolaire, ou encore la bourse des lycées sont supprimées en cas d’arrêt définitif de la scolarisation. Il en va de même pour l’aide financière pour l’internat, qui n’a plus lieu d’être dès lors que l’élève n’est plus scolarisé en internat.

 

Les conséquences sur le plan personnel

D’une manière générale, c’est la confiance personnelle et l’estime de soi que le jeune s’accorde qui est menacée. Le décrochage, qu’il soit temporaire ou définitif, engendre un sentiment d’échec et d’isolement. Ceci peut également générer des difficultés relationnelles.

 

L’insertion professionnelle devient problématique

Au bout du compte, sortir du système éducatif sans qualification ni diplôme rend l’accès à certaines formations très compliqué. Il devient alors bien difficile de construire un projet professionnel équilibré.

 

Prévenir le décrochage scolaire, une étape essentielle

Le décrochage scolaire est un fléau pour l’avenir des jeunes, et pour l’éviter il est nécessaire de mettre en place une prévention efficace. Il faut agir avant que la rupture avec l’école ne se produise en permettant à chaque élève en difficulté de bénéficier d’un accompagnement personnalisé.

En toute première instance ce sont les établissements scolaires qui peuvent repérer le comportement inquiétant de certains élèves.

Les équipes éducatives disposent de différents outils pour repérer les signes de désengagement des élèves :

    • Le suivi des absences
    • Les résultats scolaires
    • Le comportement de l’élève, qu’il s’agisse d’agressivité récurrente ou, à l’inverse, d’extrême passivité

Les établissements scolaires peuvent activer des dispositifs internes qui permettent de mettre en place les moyens nécessaires pour éviter la marginalisation d’un élève avant qu’il ne soit trop tard.

Divers leviers peuvent être activés par l’école :

    • Du soutien scolaire
    • Un aménagement pédagogique
    • Le tutorat
    • Un suivi par le conseiller d’orientation
    • Un soutien psychologique

Important : l’implication des familles est déterminante pour que le lien avec l’école puisse être maintenu et pour que le jeune se sente soutenu dans ses efforts.

De son côté, l’Éducation nationale a prévu un dispositif de prévention pour combattre le décrochage scolaire : les réseaux Foquale, Formation Qualification Emploi.

Dans le but de réduire le décrochage scolaire, l’Éducation nationale a imaginé ce dispositif spécifique qui se déploie dans chaque académie et qui met en relation les établissements scolaires et les acteurs de l’éducation pour coordonner les différentes actions en direction des élèves en difficulté. Les familles, les conseillers d’orientation et les équipes pédagogiques sont étroitement associés au travail des réseaux Foquale.

La mission prioritaire de ces réseaux est d’identifier les jeunes en risque de décrochage et d’envisager avec eux des actions adaptées à leurs besoins.

Les solutions proposées peuvent être :

    • Un accompagnement adapté
    • Un suivi renforcé
    • Une réorientation vers une filière qui conviendrait davantage
    • La possibilité d’intégrer un dispositif spécifique comme une classe relais qui propose un accueil temporaire pouvant durer au maximum une année scolaire, ou encore un module de remobilisation qui permet de bénéficier de stages en entreprises

Séverine Burel

L’erreur à éviter
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
Attendre que la situation se régularise d’elle-même est l’erreur la plus fréquente. Dès les premiers signaux — absences répétées, chute des notes, repli sur soi — il faut contacter l’établissement sans délai. Plus la réaction est rapide, plus les solutions disponibles sont nombreuses et efficaces. Le silence et l’isolement sont les pires alliés du décrochage.

 

Existe-t-il des solutions pour les jeunes décrocheurs du système scolaire ?

Lorsqu’il s’est produit, le décrochage n’est pas irrémédiable. Toutefois il est extrêmement important pour le jeune et sa famille de réagir le plus rapidement possible et de ne pas s’isoler.

Plusieurs pistes sont possibles, qu’il s’agisse de reprendre des études ou de se tourner vers l’apprentissage, ou encore de s’orienter vers des organismes comme la mission locale par exemple.

 

Se réinscrire en études ou en formation

Il est toujours possible, même après un décrochage scolaire, de reprendre des études dans un établissement classique ou encore en passant par des dispositifs spécifiques comme le micro-lycée par exemple. Il s’agit de structures à effectifs réduits avec un accompagnement fort qui peuvent être proposées au jeune décrocheur.

 

Une autre solution : la formation professionnelle ou l’apprentissage

Il est possible de reprendre des études tout en travaillant. S’orienter vers l’apprentissage permet en effet d’acquérir de l’expérience professionnelle tout en obtenant un diplôme.

Une autre possibilité consiste à s’engager dans une formation qualifiante financée par la Région ou dans un parcours préqualifiant de remise à niveau qui favorise la construction d’un projet professionnel en dehors d’un cadre scolaire strict.

 

Des organismes peuvent accompagner les jeunes décrocheurs

Il existe en dehors du système scolaire des structures qui proposent des solutions aux élèves décrocheurs :

    • Les PSAD, Plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs : il s’agit d’un dispositif de coordination qui regroupe des intervenants aussi divers que l’Éducation nationale, la Mission locale, la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), les services sociaux, la Région. Une PSAD s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire, en vue de leur proposer une solution qui peut aller jusqu’au service civique. Le moyen privilégié des PSAD pour ramener les jeunes vers les études est le phoning : chacun d’entre eux est appelé personnellement au téléphone pour faire le point sur sa situation.
    • La mission locale qui propose un accueil de proximité pour les jeunes de 16 à 25 ans. Le but est d’offrir à tous, et donc également aux décrocheurs du système scolaire, un suivi global qui inclut des aides au retour en formation.
    • L’école de la deuxième chance, en direction des jeunes de 16 à 25 ans, sortis du système scolaire sans diplôme ni formation, et qui propose des formations rémunérées pour qu’ils puissent s’intégrer dans la vie active.

Important : outre les dispositifs qui permettent aux jeunes de rebondir après une sortie sèche du système scolaire, il est possible de sécuriser le parcours du jeune décrocheur par des aides de différentes natures.

En se tournant par exemple vers la mission locale, certains dispositifs permettent :

    • D’accéder à des formations financées
    • D’avoir un accompagnement personnalisé vers l’emploi
    • De toucher, sous conditions, une aide financière tout au long du parcours d’insertion

Cette aide financière peut notamment prendre la forme du Fonds d’Aide aux Jeunes, une aide départementale ponctuelle qui peut couvrir un besoin de logement, de mobilité ou de formation en attendant une solution plus durable.

Ces dispositifs sont tout particulièrement importants pour les jeunes en situation de précarité car ils leur permettent de se concentrer sur la construction de leur projet professionnel.

 

Questions fréquentes sur le décrochage scolaire

Le décrochage scolaire peut soulever de nombreuses interrogations, aussi bien pour les élèves concernés que pour leur famille. Voici quelques réponses aux questions les plus souvent rencontrées pour comprendre ce phénomène et envisager les démarches possibles afin d’apporter des solutions.

 

Pourquoi parle-t-on de décrochage scolaire avant 16 ans ?

Si le décrochage scolaire consiste à quitter le système scolaire sans diplôme ni qualification après l’âge obligatoire d’instruction, il peut se traduire autrement que par une sortie du système scolaire. En effet il peut être un processus progressif qui se traduit par un désengagement sous forme d’absentéisme ou de démotivation. Avant 16 ans on parle davantage de phobie scolaire.

 

Les parents peuvent-ils être sanctionnés en cas de décrochage avant les 16 ans de l’élève ?

Oui, si les absences deviennent nombreuses et non justifiées, les parents, après un rappel de la loi par le chef d’établissement, peuvent se voir infliger une contravention dans un premier temps, des peines plus lourdes si l’absentéisme se prolonge. Toutefois les pouvoirs publics misent plutôt sur la prévention que sur la sanction, et préconisent de rétablir la scolarité de l’élève par des moyens adaptés.

 

Quelles aides à la scolarité sont perdues en cas de décrochage scolaire ?

En cas d’arrêt définitif de la scolarisation, les bourses des collèges et lycées sont supprimées car elles sont conditionnées à l’assiduité de l’élève dans son établissement. De même, l’ARS, allocation de rentrée scolaire, est suspendue en cas de décrochage scolaire : cette aide financière dépend également de la scolarisation et de la présence continue de l’élève dans son école. Retrouvez le détail de l’ensemble de ces dispositifs dans notre guide complet sur les aides à la scolarité.

 

Le décrochage scolaire est-il forcément irréversible ?

Non, le décrochage scolaire n’est pas obligatoirement définitif. Outre le fait qu’un élève peut se réinscrire dans son établissement, avec ou sans module d’accompagnement, il peut toujours bénéficier de dispositifs qui vont lui permettre de reprendre une formation, un apprentissage ou un parcours d’insertion.

 

Qui contacter en cas de décrochage scolaire ?

En cas de rupture avec l’école, le jeune ou sa famille peut s’adresser à son établissement ou à un CIO, Centre d’information et d’orientation, ou encore à la mission locale si l’élève a entre 16 et 25 ans.

 

Que dit la loi sur l’obligation de formation jusqu’à 18 ans ?

La loi du 26 juillet 2019 dite “Pour une école de la confiance” stipule que les jeunes de 16 à 18 ans doivent être en formation, qu’elle soit scolaire, professionnelle ou d’insertion. Cette loi, mise en application par décret le 1er septembre 2020, a pour objectif de ne laisser aucun jeune de 16 à 18 ans sans solution face à son insertion socio-professionnelle.

 

Qu’appelle-t-on le SRE, Service de retour à l’école ?

Les jeunes qui quittent l’école avant la fin de leurs études peuvent se voir proposer un dispositif SRE, Service de retour à l’école, qui peut être :

    • Un micro-lycée, structure de l’Éducation Nationale spécialement mise en place pour les jeunes décrocheurs
    • Une école de la deuxième chance dédiée à la construction du projet d’insertion sociale et professionnelle du jeune qui a décroché

Ces dispositifs ont pour objectif la lutte contre le décrochage scolaire.

 

Existe-t-il un suivi pour les jeunes en décrochage scolaire ?

Oui, des dispositifs personnalisés ont été mis en place par l’État en vue d’accompagner les jeunes décrocheurs vers une reprise de scolarité, une formation ou de l’insertion socio-professionnelle. Au nombre de ceux-ci figurent diverses procédures comme le PSAD, la mission locale, ou encore l’école de la deuxième chance.

 

Comment se passe le suivi d’un jeune en rupture d’études par la mission locale ?

Lorsqu’un jeune décrocheur de 16 à 25 ans se tourne vers la mission locale, il se voit proposer un accompagnement personnalisé. Suite à un entretien, la situation du jeune est évaluée par un conseiller relativement à sa formation et ses difficultés, et en collaboration avec le jeune un projet professionnel est envisagé. Ce projet peut comporter différents volets comme des formations, un accompagnement vers l’emploi et éventuellement des aides financières.

 

Quelles sont les formations possibles pour un jeune en décrochage scolaire ?

Plusieurs possibilités de formation sont ouvertes aux jeunes décrocheurs.

Ils peuvent suivre :

    • Une formation qualifiante comme un CAP ou un titre professionnel délivré par le ministère du Travail
    • Un parcours de remise à niveau ou une formation proposée par la Région ou la mission locale

 

Le CEJ, Contrat d’engagement jeune, peut-il venir en aide à un décrocheur ?

Oui, proposé par France Travail en lien avec les missions locales, le CEJ s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans sans diplôme, formation ni emploi. Il offre la possibilité d’un accompagnement intensif vers l’emploi. Une allocation pouvant aller jusqu’à 566,17 € par mois (montant au 1er avril 2026) peut aussi, sous conditions, lui être accordée.

 

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Sources officielles et références

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