Partir étudier à l’étranger est un projet accessible à de nombreux étudiants français grâce à plusieurs dispositifs de bourse pour étudier à l’étranger, en Europe ou plus loin, pour couvrir une partie du budget nécessaire.

Ces dispositifs viennent compléter l’ensemble des aides sociales destinées aux jeunes de moins de 26 ans, et s’adressent aux étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France.

7 aides permettent de financer des études ou un stage hors de France : la bourse Erasmus+ (jusqu’à 824 € par mois), l’aide à la mobilité internationale (400 €/mois), la bourse du Conseil de l’Europe (jusqu’à 6 335 €/an), une aide locale, un programme d’échange, le soutien d’une fondation ou le Corps européen de solidarité.



Erasmus+ : une bourse pour étudier dans un pays européen

Il est possible pour un étudiant de poursuivre ses études dans l’un des 27 pays de l’Union européenne, ainsi que dans quelques pays partenaires comme l’Islande, le Liechtenstein, la Macédoine du Nord ou la Turquie.

L’Union européenne accorde à ce titre une aide financière, qu’il s’agisse d’une poursuite d’études ou d’un stage. La bourse Erasmus+ vient compléter le budget de l’étudiant durant sa mobilité, en plus de la prise en charge des frais de scolarité par l’établissement d’accueil.

Voici les principales caractéristiques de cette bourse :

    • Pour être éligible à la bourse Erasmus+, l’étudiant doit être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur partenaire du programme, généralement à partir de la 2ème année (ou dès la 1ère année pour un stage)
    • Le montant de la bourse peut aller jusqu’à 824 euros par mois pour un stage dans un pays au coût de la vie élevé ; il varie selon le pays de destination et le type de mobilité (études ou stage)
    • Pour faire une demande, l’étudiant doit s’adresser au service des relations internationales de son établissement, qui lui remettra le dossier de candidature
    • La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du Crous et avec l’aide à la mobilité internationale

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Études supérieures à l’étranger : l’aide à la Mobilité internationale

Il est possible d’envisager des études ou un stage en dehors de l’Europe, dans le cadre d’un programme d’échanges. Pour cela, une aide financière existe : l’aide à la mobilité internationale (AMI).

Les spécificités de cette aide se déclinent ainsi :

    • Il faut être bénéficiaire d’une bourse sur critères sociaux ou d’une aide spécifique annuelle attribuée par le Crous, et préparer un diplôme de l’enseignement supérieur
    • Le dossier de demande, accompagné du projet d’études ou de stage à l’étranger, doit être déposé auprès de l’établissement avant le départ
    • Le séjour à l’étranger doit durer entre 2 et 9 mois consécutifs
    • Le montant de cette aide est de 400 euros par mois

L’aide à la mobilité internationale est cumulable avec une bourse sur critères sociaux et avec une aide au mérite.

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Bourse du Conseil de l’Europe pour étudier dans l’Union européenne

À l’instar de la bourse Erasmus+, la bourse du Conseil de l’Europe est une aide financière qui permet de poursuivre un cursus d’études supérieures dans un pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen, ou en Suisse.

Ce qu’il faut savoir à propos de cette bourse d’études :

    • Pour en bénéficier, il faut être français ou né dans un pays concerné par cette bourse, et être assidu aux cours d’un établissement d’études supérieures durant une année universitaire
    • Il s’agit d’une bourse attribuée sur critères sociaux, qui prennent notamment en compte les ressources et la composition du foyer
    • Son montant varie en fonction des ressources de la famille : il est compris entre 1 454 € et 6 335 € par an pour l’année universitaire 2025-2026
    • La démarche pour obtenir la bourse du Conseil de l’Europe se fait en ligne, via le Dossier Social Étudiant

Certaines formations ne permettent pas d’accéder à la bourse du Conseil de l’Europe, comme celles d’architecture ou de kinésithérapie. Les formations à distance sont également exclues de ce dispositif.

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Une aide de votre collectivité locale pour des études à l’étranger

Les collectivités territoriales proposent elles aussi des aides financières pour partir étudier à l’étranger. Les aides et bourses sont propres à chaque région, département ou municipalité, et il convient de se renseigner auprès de chacune de ces structures administratives.

Les aides financières de ces différentes collectivités locales peuvent se cumuler entre elles, ou avec celles accordées par l’État ou l’Europe.

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Partir étudier à l’étranger par l’intermédiaire de son établissement

Des universités et des écoles d’enseignement supérieur proposent à leurs étudiants des aides financières supplémentaires pour les accompagner dans la réalisation de leur projet d’études à l’international.

Pour savoir si un dispositif est prévu à cet effet et connaître les conditions d’éligibilité, il est nécessaire de se renseigner auprès du service des relations internationales de son établissement.

Pour alléger la facture de vos études à l’international, vous pouvez également envisager un échange entre établissements de pays différents.

Par exemple, le programme MICEFA permet de rejoindre l’Amérique du Nord en bénéficiant d’une aide à la mobilité spécifique. De la même façon, le dispositif BCI-Québec a signé une convention avec de nombreuses universités françaises. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre établissement.

Enfin, les EFE, écoles françaises à l’étranger, peuvent aider les étudiants français qui souhaitent venir y poursuivre leurs études.

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Solliciter une fondation pour alléger ses frais d’études à l’étranger

Il existe de très nombreuses fondations qui proposent des aides aux étudiants français qui partent à l’étranger. Toutes ont leurs spécificités, tant pour les conditions de candidature que pour les démarches à suivre pour postuler.

En voici quelques exemples :

    • Le Rotary Club : il s’intéresse aux jeunes de 15 à 19 ans qui souhaitent découvrir une langue et une culture nouvelle
    • Sauvé : une fondation qui propose des programmes de bourses et subventions pour étudier au Canada
    • La Fondation de France et ses fondations abritées publient chaque année un guide recensant des dizaines de bourses de mobilité, à consulter selon votre profil et votre projet

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Aide pour étudier à l’étranger : le CES (Corps européen de solidarité)

Anciennement Service volontaire européen, le Corps européen de solidarité (CES) permet à des jeunes de s’engager dans des missions de solidarité. Il leur permet également de bénéficier de formations et d’acquérir des compétences qui leur serviront lorsqu’ils rentreront en France pour postuler à un emploi.

Les caractéristiques les plus importantes du CES sont les suivantes :

    • Pour postuler : il faut résider légalement en Europe ou dans un pays partenaire, être âgé de 18 à 30 ans, et s’inscrire sur le portail européen de la jeunesse
    • Une fois recruté, le jeune reçoit une indemnité dite « argent de poche », et ses frais de voyage, de logement et de nourriture sont pris en charge
    • Les missions durent de 2 à 12 mois

Sachez qu’un demandeur d’emploi peut effectuer une mission CES. Le versement des allocations chômage est alors suspendu, il reprend à la fin de la mission.

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Récapitulatif : les aides pour étudier à l’étranger

Séverine Burel
Priorité 1
Bourse Erasmus+
824 € /mois max
Complémentaire
Aide à la mobilité
400 € /mois
✅

Erasmus+ : la bourse la plus accessible. Cumulable avec la bourse sur critères sociaux et avec l’aide à la mobilité internationale.

🇪🇺

Bourse du Conseil de l’Europe : jusqu’à 6 335 €/an sur critères sociaux, pour étudier dans l’UE ou en Suisse.

🤝

Corps européen de solidarité : indemnité et frais pris en charge (voyage, logement, nourriture), sans condition de diplôme.

💡

Mon conseil d’experte : ne candidatez jamais à une seule aide. La plupart de ces bourses sont cumulables entre elles : sollicitez le service des relations internationales de votre établissement dès que possible.

aide-sociale.fr

Séverine Burel

L’erreur à éviter
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
L’erreur la plus fréquente que je constate concerne l’aide à la mobilité internationale : trop d’étudiants la demandent une fois leur séjour commencé, alors que le dossier doit impérativement être déposé avant le départ, auprès du service des relations internationales de l’établissement. Pensez aussi à vérifier que votre séjour dure bien entre 2 et 9 mois consécutifs : c’est une condition d’éligibilité, tout comme le fait d’être déjà bénéficiaire d’une bourse sur critères sociaux.

 

D’autres aides à connaître quand on est étudiant

Poursuivre des études supérieures représente souvent un engagement financier important. Au-delà du coût des enseignements, l’étudiant doit se nourrir, se loger, se déplacer, c’est-à-dire faire face aux dépenses de la vie quotidienne. Il est essentiel de connaître l’ensemble des aides disponibles.

 

Questions fréquentes sur la bourse pour étudier à l’étranger

Voici les réponses aux questions les plus posées par les étudiants qui préparent leur mobilité.

 

Une bourse pour étudier à l’étranger est-elle imposable ?

Non. Les bourses sur critères sociaux, comme la bourse Erasmus+, la bourse du Conseil de l’Europe ou l’aide à la mobilité internationale, sont exonérées d’impôt sur le revenu. Elles n’ont pas à être déclarées, sauf si l’étudiant perçoit en parallèle un salaire ou une gratification de stage imposable.

 

Peut-on cumuler plusieurs bourses pour étudier à l’étranger ?

Oui, dans la plupart des cas. La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux, l’aide à la mobilité internationale et les aides régionales ou municipales. Il est conseillé de vérifier les règles de cumul auprès du service des relations internationales de son établissement avant de candidater.

 

Faut-il un visa pour partir étudier à l’étranger avec Erasmus+ ?

Pour un séjour dans un pays de l’Union européenne, aucun visa n’est nécessaire pour un étudiant français. En revanche, un visa étudiant est généralement exigé pour une mobilité hors de l’UE, comme au Canada ou au Québec. Il est recommandé de se renseigner tôt auprès de l’ambassade concernée.

 

Que devient ma bourse si j’interromps mon séjour à l’étranger ?

En cas d’interruption anticipée, l’étudiant doit prévenir son établissement d’origine et le Crous dans les meilleurs délais. Le versement de la bourse et des aides complémentaires, comme l’aide à la mobilité internationale, peut être suspendu ou ajusté au prorata de la durée réellement effectuée à l’étranger.

 

🏛️ Sources officielles et références

    • Etudiant.gouv.fr – Bourses Erasmus+ et Aide à la mobilité internationale (AMI) : conditions d’attribution et montants de référence, consulter la page officielle
    • Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche – Aides aux étudiants partant à l’étranger : cadre réglementaire de l’AMI et de la bourse du Conseil de l’Europe, consulter le site du ministère
    • Service-public.gouv.fr – Corps européen de solidarité : conditions, indemnités et démarches, consulter la fiche officielle
    • Agence Erasmus+ France / Jeunesse & Sport : guide du programme Erasmus+ et barèmes de bourses par pays, consulter le guide
    • Fondation de France : guide des bourses et fondations abritées, consulter le guide des bourses

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