Le mi-temps thérapeutique (ou temps partiel thérapeutique, TPT) permet de reprendre le travail progressivement après un problème de santé, en conservant une partie de ses indemnités journalières. Mais quelle est la durée du mi-temps thérapeutique ? La réponse varie selon que vous êtes salarié, fonctionnaire ou indépendant.

Dans le privé, aucune durée maximale légale n’encadre le dispositif lui-même, mais l’indemnisation par la CPAM est plafonnée à 360 indemnités journalières sur 3 ans, prolongeables d’un an. Pour un fonctionnaire, la durée maximale est d’un an, par périodes de 1 à 3 mois renouvelables. Les indépendants sont indemnisés entre 90 et 270 jours selon leur activité.

Pour tout savoir sur le dispositif (conditions, montant, démarches), consultez notre guide complet sur le temps partiel thérapeutique.


Durée du mi-temps thérapeutique pour un salarié

Pour un salarié du secteur privé, la question de la durée se joue en réalité à deux niveaux bien distincts : celui du dispositif lui-même, laissé à l’appréciation du médecin traitant, et celui de l’indemnisation versée par la CPAM, qui obéit à des plafonds précis.

 

Pas de durée maximale légale pour l’aménagement

Pour un salarié dans le privé, aucune durée maximale n’a été établie par la loi pour le temps partiel thérapeutique en lui-même.

Bon à savoir : ce n’est d’ailleurs pas le Code du travail qui encadre ce dispositif, mais le Code de la sécurité sociale avec les articles R.323-1 et R.323-3, ce dernier modifié par le décret n° 2019-856 du 20 août 2019.

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Concrètement, c’est au médecin traitant qui prescrit le mi-temps thérapeutique de fixer la durée qu’il juge la plus adaptée à votre état de santé et son évolution. L’aménagement prend ainsi fin à la date prévue ou, si le professionnel de santé le pense nécessaire, à la fin d’une prolongation.

Généralement, la première prescription couvre quelques mois. Cependant, comme elle n’est figée par aucun texte de loi, cette durée ne peut pas être considérée comme une règle absolue.

Concernant les prolongations, elles sont possibles tant que cela reste médicalement justifié, sans limites (et toujours avec l’accord de votre employeur). Chaque renouvellement entraîne une nouvelle prescription médicale de la part de votre médecin traitant, et à chacun de ces renouvellements, le médecin-conseil de la CPAM peut être amené à se prononcer.

 

La durée d’indemnisation par la CPAM : la vraie limite

La vraie limite n’est pas la durée du dispositif, mais celle de l’indemnisation versée par la CPAM : le mi-temps thérapeutique est un aménagement temporaire qui n’a pas vocation à s’allonger dans le temps. C’est pour cette raison que le nombre d’indemnités journalières (IJ) versées au titre du TPT est limité.

Deux articles du Code de la sécurité sociale fixent le cadre : l’article R.323-1 qui pose le plafond général de 360 indemnités journalières au maximum sur une période de 3 ans et l’article L.323-3 qui ajoute que, en cas de reprise du travail à temps partiel thérapeutique, l’indemnité peut être maintenue dans la limite d’un an au-delà de ce délai de 3 ans.

Cependant, la situation diffère aussi selon la nature de la pathologie :

    • En maladie ordinaire : on raisonne en nombre de jours. L’Assurance maladie verse au maximum 360 IJ sur une période 3 ans glissants. Une fois ce plafond de 360 jours atteint, il n’est plus possible d’être indemnisé en arrêt complet, MAIS si vous reprenez en temps partiel thérapeutique, la Sécurité sociale peut continuer à vous verser des indemnités pendant un an supplémentaire.
    • En affection longue durée (ALD) : on ne raisonne plus en nombre de jours, mais en durée calendaire. L’Assurance maladie verse des IJ pendant une période 3 ans, calculée de date à date pour l’affection en question. Si le mi-temps thérapeutique est lié à cette ALD, une 4eannée peut être accordée, sur avis du médecin-conseil de la CPAM.
    • En accident du travail ou maladie professionnelle (AT/MP) : Ni plafond de jours, ni durée maximale. L’Assurance maladie verse des IJ jusqu’à la date de consolidation ou de guérison.

Enfin, selon l’article R.323-1, lorsque l’assuré reprend le travail pendant au moins un an, le délai de 3 ans recommence à courir.

Bon à savoir : beaucoup d’internautes se demandent si les jours déjà passés en temps partiel thérapeutique sont, eux, décomptés des 360 jours. Les textes de loi précédemment cités (articles R.323-1 et R.323-3) ne tranchent pas cette question explicitement. En pratique, cependant, de nombreuses réponses concordantes des experts du forum Ameli, sur plusieurs années, confirment que ces jours ne sont pas comptabilisés dans les 360 IJ lorsque l’arrêt n’est pas lié à une ALD. Cette règle n’ayant toutefois pas de base écrite noir sur blanc dans le Code de la sécurité sociale, il reste prudent de demander un relevé de vos indemnités journalières et une confirmation à votre CPAM en cas de doute.

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Pour que cela soit plus clair, voici plusieurs cas de figure concrets :

Exemple 1 : Marie épuise son arrêt complet avant de passer en temps partiel (maladie ordinaire)
Marie est en arrêt maladie complet à partir du 1er janvier 2026. Elle atteint ses 360 jours d’indemnisation fin décembre 2026. Son médecin lui prescrit alors une reprise en temps partiel thérapeutique : elle peut être indemnisée à ce titre pendant un an supplémentaire, soit jusqu’à fin 2027 environ.

Exemple 2 : Karim passe en temps partiel sans avoir épuisé ses droits (maladie ordinaire)
Karim est en arrêt complet pendant 4 mois (environ 120 jours indemnisés), puis reprend en temps partiel thérapeutique. Se pose alors la question du décompte : ces jours de temps partiel viennent-ils réduire son solde sur les 360 jours ? Comme nous l’avons vu précédemment, les textes de loi ne le précisent pas. Selon les Experts du forum de l’Assurance maladie, ils ne seraient pas décomptés des 360 jours, mais certaines caisses considèrent l’inverse. Karim a donc tout intérêt à faire confirmer son décompte directement auprès de sa CPAM.

Exemple 3 : Sofia en temps partiel thérapeutique dans le cadre d’une ALD
Sofia est reconnue en ALD pour un cancer en mars 2026. Son premier arrêt lié à cette affection démarre le 15 mars 2026 : la période de 3 ans, de date à date, lui permet d’être indemnisée jusqu’au 15 mars 2029. Pendant ce laps de temps, elle alterne arrêt complet et temps partiel thérapeutique, le compteur étant en durée et non en nombre de jours. À l’approche de l’échéance, son temps partiel étant en lien avec son ALD, elle peut demander au médecin-conseil de la CPAM une 4e année d’indemnisation jusqu’en mars 2030 au maximum.

Exemple 4 : Thomas en temps partiel thérapeutique après un accident du travail
Thomas se blesse au dos lors d’un accident du travail en février 2026. Après plusieurs mois d’arrêt complet, son médecin prescrit une reprise en temps partiel thérapeutique. Ici, aucun plafond en jours ni en années ne s’applique : tant que son état n’est pas stabilisé, l’indemnisation se poursuit.
Encore fallait-il, en amont, que Thomas ait respecté les délais de déclaration de son accident du travail auprès de son employeur puis de la CPAM pour que sa prise en charge soit reconnue. Le même principe (aucun plafond d’indemnités journalières) s’applique en cas d’accident de trajet, également assimilé au régime AT/MP pour l’indemnisation.

 

Séverine Burel

L’erreur à éviter
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
Attention aux raccourcis : on lit encore souvent qu’un mi-temps thérapeutique dure « 6 mois renouvelables une fois » dans le privé, ou « 3 mois renouvelables 3 fois » pour un fonctionnaire. Ce sont des simplifications trompeuses, qui circulent même sur des sites institutionnels. En réalité, aucune durée maximale légale n’existe pour le salarié du privé (seule l’indemnisation est plafonnée), et le fonctionnaire est soumis à un plafond global d’un an, découpé en périodes modulables de 1 à 3 mois, et non à un format figé. Fiez-vous uniquement aux textes réglementaires cités dans cet article.

 

Durée du mi-temps thérapeutique pour un fonctionnaire

Le cadre est ici très différent de celui du privé : la durée du mi-temps thérapeutique dans la fonction publique est encadrée par des textes qui fixent des périodes précises, un plafond global et des règles de renouvellement spécifiques.

 

Une durée maximale d’un an pour les agents publics

Contrairement aux salariés du privé, les fonctionnaires ont une durée de mi-temps thérapeutique limitée dans le temps. Chaque période doit être comprise entre 1 et 3 mois, renouvelable jusqu’à une durée totale d’un an, et ce, quel que soit le versant de votre fonction publique (cf. décret n° 2021-997 du 28 juillet 2021 pour la Fonction publique d’État, décret n° 2021-1462 du 8 novembre 2021 pour la Fonction publique territoriale et décret n° 2021-996 du 28 juillet 2021 pour la Fonction publique hospitalière).

Bon à savoir : le mi-temps thérapeutique dans la fonction publique peut être pris en continu ou en fractionné.

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Une fois les droits épuisés (= les 12 mois), ils se reconstituent à l’issue d’une période d’activité d’un an.

 

Une durée comptabilisée globalement, non plus par pathologie

Depuis la réforme de 2021 (ordonnance n° 2020-1447 du 25 novembre 2020 et les décrets d’application cités plus haut), le plafond d’un an de TPT n’est plus décompté affection par affection. Il s’agit désormais d’un compteur global pour l’agent : peu importe que le nouveau temps partiel thérapeutique soit lié à la même pathologie ou à une autre, c’est le même quota de 12 mois qui s’applique.

Une fois ce quota de 12 mois épuisé, vos droits ne se reconstituent qu’à l’issue d’une période d’un an passée en position d’activité ou de détachement (arrêts pour raison de santé compris), et ce quelle que soit la pathologie concernée par la nouvelle demande.

Au-delà de 3 mois cumulés de TPT (qu’il soit pris en fractionné ou en continu), vous devrez passer devant un médecin agréé par l’administration avant tout renouvellement. Ce dernier est là pour s’assurer de la nécessité médicale du temps partiel thérapeutique et de la pertinence de la quotité (= le pourcentage de temps de travail exécuté) et des modalités demandées.

 

Les cas particuliers de durée du TPT : accident de service, maladie imputable au service et ALD chez le fonctionnaire

En cas d’accident de service ou de maladie imputable au service

Si votre temps partiel thérapeutique est lié à un accident de service ou une maladie contractée dans l’exercice de vos fonctions, sa durée obéit à une règle spécifique : le TPT est accordé pour une période de 6 mois, renouvelable une fois. La durée du mi-temps thérapeutique sera la même que pour une maladie ordinaire (= 12 mois), mais selon une mécanique différente (6 mois d’un bloc VS 1 à 3 mois).

Et à l’instar du cas général vu juste au-dessus, votre administration exigera l’examen d’un médecin agréé au-delà des 3 premiers mois.

En cas d’ALD

Contrairement au privé, la fonction publique n’a pas prévu de durée de TPT spécifique à l’affection longue durée. En d’autres termes, que vous soyez en congé de longue maladie (CLM) ou en congé de longue durée (CLD), une fois le mi-temps thérapeutique accordé, le plafond reste d’un an au total, par périodes de 1 à 3 mois : comme pour toute autre situation, ce plafond n’est plus rattaché à une affection en particulier depuis la réforme de 2021.

Bon à savoir : les contractuels ne relèvent pas du régime de la fonction publique pour l’indemnisation, mais du régime général de la Sécurité sociale. La durée de leur temps partiel thérapeutique peut donc, en cas d’ALD, suivre les règles du privé (= période de 3 ans).

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Durée du mi-temps thérapeutique pour un indépendant

Chez les travailleurs indépendants, la durée d’indemnisation du mi-temps thérapeutique dépend directement de l’activité exercée, avec des règles distinctes pour les artisans-commerçants et pour les professions libérales.

 

Quelle durée pour les artisans et commerçants (Sécurité sociale des indépendants) ?

Selon l’article D.622-10 du Code de la sécurité sociale, les artisans et commerçants peuvent percevoir des indemnités journalières en temps partiel thérapeutique à condition que ce dernier ait été prescrit par un médecin traitant ET précédé d’un arrêt à temps complet lui-même indemnisé (hors ALD).

Côté durée du mi-temps thérapeutique pour ces indépendants :

    • jusqu’à 90 jours d’IJ par période de 3 ans pour une maladie « ordinaire » ;
    • jusqu’à 270 jours d’IJ par période de 3 ans (possibilité de majoration d’un an supplémentaire) pour une ALD.

 

Quelle durée pour les professions libérales et les PAMC ?

Pour les professions libérales, la durée d’indemnisation du temps partiel thérapeutique est limitée à 90 jours par période de 3 ans, quel que soit le motif. Concrètement, si vous êtes dans ce cas de figure, vous n’avez pas le droit aux 270 jours réservés aux artisans et commerçants en ALD.

Bon à savoir : cette durée de 90 jours est spécifique au TPT. Elle est distincte du quota d’IJ versé au titre d’un arrêt à temps complet.

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Enfin, pour celles et ceux qui sont affiliés à une caisse de régime obligatoire (la CARPIMKO par exemple), n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre organisme. En effet certaines accordent un relai APRÈS la période des 90 jours, d’autres ne versent que des IJ réduites et il y en a même qui ne prévoit aucune indemnisation.

 

Récapitulatif : la durée du mi-temps thérapeutique

Séverine Burel
Cas le + fréquent
Salarié (maladie ordinaire)
Jusqu’à 4 ans 360 IJ/3 ans + 1 an
Toutes fonctions publiques
Fonctionnaire
1 an max périodes de 1 à 3 mois
✅

Salarié en ALD : jusqu’à 4 ans d’indemnisation (3 ans de date à date + 1 an supplémentaire possible).

🏛️

Fonctionnaire : plafond d’1 an au total, quel que soit le nombre de renouvellements, avec reconstitution des droits après 1 an d’activité.

💼

Indépendant (artisan/commerçant) : 90 jours par période de 3 ans, portés à 270 jours en cas d’ALD.

⚖️

Profession libérale / PAMC : 90 jours par période de 3 ans, quel que soit le motif.

💡

Le conseil d’experte : quel que soit votre statut, conservez une trace écrite (relevé CPAM, décompte administratif) de vos indemnités déjà utilisées : c’est le seul moyen de savoir précisément où vous en êtes de vos droits.

aide-sociale.fr

Votre mi-temps thérapeutique peut durer plusieurs mois, parfois plusieurs années : votre mutuelle est-elle toujours adaptée à votre situation ?

Qu’il dure quelques mois ou s’étende jusqu’à 4 ans en cas d’ALD, un mi-temps thérapeutique s’accompagne presque toujours d’une baisse de revenus le temps de votre rétablissement. C’est aussi souvent la période où les frais de santé (consultations de suivi, frais de kinésithérapie, examens) s’accumulent. Plus le dispositif se prolonge, plus il devient utile de vérifier que votre complémentaire santé reste adaptée à vos besoins, sans peser sur un budget déjà resserré.

Notez bien que le simulateur ci-dessous est un service externe à Aide-Sociale.fr.


 

Durée du temps partiel thérapeutique : la FAQ

Voici les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la durée du mi-temps thérapeutique, tous statuts confondus.

 

Une rechute pendant ou après un mi-temps thérapeutique ouvre-t-elle un nouveau compteur d’indemnisation ?

En principe, non. Lorsqu’une rechute est liée à la même cause médicale, l’Assurance maladie estime qu’elle fait partie de la même « série d’arrêts » : les IJSS versées continuent d’être piochées sur le quota déjà entamé. Seule exception : en cas de reprise du travail suffisamment longue (= 1 an), le compteur est réinitialisé.

 

Que se passe-t-il si le médecin prescrit un mi-temps thérapeutique au-delà de la durée d’indemnisation maximale ?

En théorie, il est tout à fait possible pour un médecin de prescrire un temps partiel thérapeutique au-delà de la durée d’indemnisation maximale puisque cette dernière dépend de la CPAM, et non du médecin. Cependant, dans les faits, si l’état de santé ne permet pas un retour à temps plein sur la durée, d’autres dispositifs sont plus pertinents pour l’assuré : pension d’invalidité, procédure de reclassement pour inaptitude, mise en disponibilité d’office, etc. Pour connaître la marche à suivre, consultez notre article sur comment déposer une demande de pension d’invalidité auprès de la CPAM ou de la MSA.

 

Existe-t-il une durée minimale en dessous de laquelle un mi-temps thérapeutique ne peut être accordé ?

Cela dépend de votre statut. Pour les fonctionnaires, la période minimale de TPT est d’un mois (hors AT/MP). Du côté des salariés du privé, aucun plancher limite n’est fixé : c’est le médecin prescripteur du mi-temps thérapeutique qui décide (avec accord de l’employeur). Enfin, pour les indépendants, il n’existe pas non plus de durée minimale réglementaire. À noter cependant que pour un indépendant couvert par un contrat de prévoyance complémentaire, ledit contrat peut avoir ses propres conditions de durée minimale pour avoir droit à une indemnisation.

 

Un mi-temps thérapeutique peut-il être interrompu avant la date prévue ?

Oui. L’employeur peut y mettre fin s’il justifie d’un motif légitime (poste incompatible, désorganisation du service), tout comme le médecin-conseil de la CPAM peut suspendre l’indemnisation s’il estime le dispositif médicalement injustifié. Dans les deux cas, vous pouvez contester la décision : nous détaillons cette procédure dans notre article dédié sur le refus et l’interruption du mi-temps thérapeutique.

 

Une nouvelle pathologie permet-elle d’ouvrir de nouveaux droits à taux plein ?

Cela dépend du statut. Pour un salarié ou un indépendant, le compteur reste calculé sur une période glissante de 3 ans, peu importe la pathologie à l’origine de l’arrêt. Pour un fonctionnaire, depuis la réforme de 2021, le plafond d’un an est également global : une nouvelle pathologie ne remet pas le compteur à zéro, seule une reprise de travail d’un an le permet.

 

Combien de fois un mi-temps thérapeutique peut-il être renouvelé ?

Pour un salarié du privé ou un indépendant, aucun nombre de renouvellements n’est fixé par la loi : tout dépend de la justification médicale et du plafond d’indemnisation restant. Pour un fonctionnaire, chaque période de 1 à 3 mois peut être renouvelée autant de fois que nécessaire, dans la limite du plafond total d’un an.

 

Le mi-temps thérapeutique a-t-il un impact sur la durée de cotisation retraite ?

Pas sur la durée du dispositif lui-même, mais sur le nombre de trimestres validés. Le salaire perçu pendant le TPT reste soumis à cotisations et valide des trimestres classiques ; si ce salaire réduit ne suffit pas, l’Assurance maladie peut compléter via des trimestres assimilés, dans la limite de 4 trimestres par an au total. Pour aller plus loin, consultez notre article sur les prestations sociales qui permettent de valider des trimestres de retraite, ou notre panorama complet consacré à l’arrêt maladie et la retraite (trimestres, points Agirc-Arrco, surcotisation).

 

Le nombre d’heures travaillées par jour influence-t-il la durée du mi-temps thérapeutique ?

Non, ce sont deux notions indépendantes. La quotité (le pourcentage de temps travaillé, donc le nombre d’heures par jour) est fixée par le médecin traitant selon votre état de santé, tandis que la durée du dispositif dépend uniquement de la prescription et des plafonds d’indemnisation vus plus haut. On peut donc avoir un TPT court à 80 % comme un TPT long à 20 %. Pour savoir comment est calculé votre nombre d’heures, consultez notre article sur le nombre d’heures travaillées en mi-temps thérapeutique.

 

Les congés payés pris pendant un mi-temps thérapeutique prolongent-ils sa durée ?

Non. Poser des congés payés pendant un TPT ne modifie ni le calendrier ni la durée du dispositif : ils sont décomptés comme pour un salarié à temps plein et n’ont aucune incidence sur le plafond d’indemnisation ni sur la date de fin prévue. Pour tout savoir sur leur calcul et leur paiement, consultez notre article dédié aux congés payés en mi-temps thérapeutique.

 

🏛️ Sources officielles et références

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