Chaque année, les chutes envoient plus de 174 000 personnes âgées à l’hôpital et causent plus de 20 000 décès en France. Face à ces chiffres et au vieillissement de la population, les pouvoirs publics et les entreprises proposent de nombreuses solutions : équipements de sécurité, dispositifs d’alerte, ateliers équilibre, consultation médicale dédiée… Encore faut-il savoir lesquelles correspondent à votre situation ou celle de votre proche, et surtout qui peut les financer. Dans ce guide, nous vous présenterons le panorama complet des dispositifs disponibles et des aides 2026 pour la prévention des chutes des seniors dans le cadre du maintien à domicile.

✔ Contenu vérifié par Séverine Burel, experte en accompagnement des usagers et décryptage des droits sociaux.


Pourquoi la prévention des chutes est devenue une priorité de santé publique

Entre l’augmentation du nombre de chutes graves et le vieillissement de la population, la prévention s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique. Voici ce que révèlent les derniers chiffres et pourquoi les pouvoirs publics en ont fait une priorité d’action.

 

Les chiffres 2026 des chutes chez les 65 ans et plus

Les données publiées par Santé publique France le 12 mars 2026 sont édifiantes :

    • En 2024, 174 824 hospitalisations liées à une chute ont été enregistrées chez les personnes de plus de 65 ans et plus (rapporté à la population, cela représente un taux standardisé de 1 198 hospitalisations pour 100 000 habitants de cette tranche d’âge, soit une hausse de 20,5 % par rapport à 2019).
    • Toujours en 2024, 20 148 personnes de cette même tranche d’âge sont décédées des suites d’une chute (rapporté à la population, cela représente un taux de mortalité standardisé de 138 pour 100 000, soit une hausse de 18 % par rapport à 2019).
    • Les 85 ans et plus ont 8,6 fois plus de risque d’être hospitalisés et 29 fois plus de risque de décès par rapport aux 65-74 ans.
    • La chute est la première cause de décès accidentel après 65 ans.

Bon à savoir : les taux présentés précédemment étant standardisés, la hausse ne s’explique pas par le seul vieillissement de la population, mais bien par une augmentation du risque individuel de chute grave.

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Enfin, au-delà du drame humain, le coût des chutes des seniors est considérable pour la société française : au moment du lancement de son plan national en 2022, le gouvernement l’évaluait à 2 milliards d’euros par an, dont 1,5 milliard pour l’Assurance maladie.

Séverine Burel

Le chiffre clé
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
2 Md €
C’est le coût annuel des chutes des seniors pour la société française
Dont 1,5 Md € pour l’Assurance maladie · Source : Plan antichute des personnes âgées, 2022

 

Le syndrome post-chute : pourquoi il faut agir avant

Une chute, même sans fracture, est souvent le point de départ d’un véritable cercle vicieux : le syndrome post-chute. La peur de retomber s’installe, la personne réduit ses déplacements, sort moins et marche moins. Or, cette baisse d’activité physique entraîne une fonte musculaire et une perte d’équilibre qui augmentent à leur tour le risque de nouvelle chute.

C’est pour cette raison qu’une simple chute, même si elle parait anodine, est en réalité un signal d’alerte à prendre en compte. Et surtout, le syndrome post-chute justifie d’agir en amont : sécuriser un logement avant le premier accident coûte moins cher et évite une perte d’autonomie souvent irréversible.

 

Le plan antichute des personnes âgées (PAPA) et ses résultats

En février 2022, le ministère en charge des Solidarités a lancé un dispositif national sur 3 ans nommé « Plan antichute des personnes âgées » (PAPA). Son objectif : réduire de 20 % le nombre de chutes mortelles ou entraînant l’hospitalisation chez les 65 ans et plus à l’horizon 2024.

Quatre ans plus tard, cet objectif ne semble pas rempli. Au contraire, les indicateurs évoluent dans le sens inverse. Santé publique France se garde toutefois de dresser le bilan : le plan n’ayant été mis en œuvre qu’en 2022, l’organisme considère que les données disponibles ne permettent pas d’évaluer réellement l’efficacité et l’impact des actions engagées, seulement de décrire une dynamique globale. Les chiffres sont d’ailleurs issus de la période 2019-2024. Des dates qui débordent largement de celle du plan.

Ce qui est certain à ce stade, c’est que la prévention reste de mise pour nos ainés.

 

Prévention des chutes chez les personnes âgées à domicile : les dispositifs d’aménagement du logement

La grande majorité des chutes surviennent au domicile des seniors. Voici une check-list pratico-pratique sur les aménagements possibles à installer, pièce par pièce.

 

La salle de bain et les toilettes

Avec son sol mouillé et ses surfaces dures, c’est la zone la plus « dangereuse » du logement. Vous pouvez y installer :

    • une douche de plain-pied ou un receveur extra-plat en remplacement de la baignoire (et son mouvement d’enjambement particulièrement accidentogène) ;
    • des barres d’appui murales, près de la douche et des toilettes (les modèles à ventouse peuvent servir en dépannage, mais ce ne sera pas une solution durable) ;
    • un siège de douche mural rabattable ou à défaut, un tabouret antidérapant ;
    • un tapis antidérapant dans le bac de douche ;
    • un rehausseur de WC avec accoudoirs ;
    • un mitigeur thermostatique (= pour éviter les mouvements brusques de recul en cas d’eau trop chaude).

 

Les escaliers et les circulations

Du côté des escaliers et des couloirs, quelques idées :

    • une main courante continue (idéalement des deux côtés) qui se prolonge au-delà de la première et de la dernière marche ;
    • un « nez de marche » antidérapant et contrasté visuellement ;
    • un monte-escalier droit ou tournant si nécessaire ;
    • la suppression des seuils et ressauts entre les pièces (= pour éviter de trébucher) ;
    • l’élargissement des couloirs et des portes en cas de déambulateur ou de fauteuil.

 

Les sols et l’éclairage

Une part importante des chutes nocturnes des personnes âgées se produisent sur le trajet entre la chambre et les toilettes. Prévoyez donc :

    • un revêtement antidérapant dans les pièces humides ;
    • plus de tapis sur le sol (même doté d’antidérapant) ;
    • la fixation des câbles électriques le long des plinthes ;
    • un chemin lumineux à détection de mouvement ou des veilleuses automatiques ;
    • des interrupteurs va-et-vient en haut et en bas des escaliers et à chaque extrémité des couloirs.

 

La chambre et le mobilier

Quatre équipements sécurisent le lever et le coucher :

    • un lit à hauteur adaptée (= les pieds doivent toucher le sol en position assise) ;
    • une barre de redressement ou une potence pour se relever ;
    • des rehausseurs de fauteuil pour limiter l’effort et un potentiel déséquilibre au moment de se lever ;
    • des rangements accessibles (= la personne âgée ne doit pas avoir besoin de monter sur une chaise, un tabouret ou un escabeau).

 

Les accès extérieurs

Concernant les abords du logement, vous pouvez installer :

    • une rampe d’accès vers l’entrée ;
    • un éclairage extérieur à détecteur de présence ;
    • un revêtement de terrasse et d’allée non glissant (= pas de dalles en marbre !) ;
    • une place de stationnement adaptée pour personne à mobilité réduite si nécessaire.

 

L’ergothérapeute pour établir un diagnostic personnalisé de votre logement

Les ergothérapeutes se déplacent à domicile, observent la personne dans ses gestes du quotidien et établissent un diagnostic avec des préconisations hiérarchisées. C’est une intervention particulièrement utile puisqu’elle vous évitera de suréquiper une pièce sans intérêt (et donc de perdre de l’argent) et de négliger une autre.

 

Prévention des chutes chez les seniors : les dispositifs technologiques et d’alerte

Bien qu’ils n’évitent pas le risque de chute en lui-même, ces dispositifs d’alerte permettent de réduire considérablement le temps passé au sol (qui est un facteur déterminant des complications graves).

 

La téléassistance classique

Il s’agit d’un boîtier relié à une plateforme d’écoute joignable 24 h/24 et 7 j/7, associé à un médaillon ou un bracelet doté d’un bouton d’appel. En cas de problème, la personne âgée n’a plus qu’à appuyer sur ledit bouton pour qu’un opérateur entre en contact vocal avec elle, évalue la situation et déclenche l’intervention des secours, d’un voisin ou un simple coup de téléphone à un proche selon la gravité de l’incident.

 

Le détecteur automatique de chute

Contrairement à la téléassistance classique qui nécessite une action (bien que minime) de la part du senior, ce dispositif, lui, déclenche l’alerte automatiquement grâce à un accéléromètre qui identifie le mouvement caractéristique de la chute. Indispensable s’il y a un risque de perte de connaissance.

Bon à savoir : aucun détecteur automatique de chute n’est 100 % fiable. Ainsi, les chutes lentes (par exemple si la personne se laisse glisser contre un mur) sont mal identifiées et à l’inverse, de faux positifs existent. En d’autres termes, mieux vaut coupler détecteur et téléassistance avec bouton d’appel.

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La téléassistance mobile

Fonctionnant hors du domicile, la téléassistance mobile peut prendre la forme d’une montre connectée ou d’un petit boîtier doté d’une carte SIM. Leur intérêt est double : en cas de chute à l’extérieur, la personne peut donner l’alerte et les secours disposent de sa position précise. Une option à privilégier pour une personne encore active qui fait ses courses seule, se rend à des activités, etc.

 

Les capteurs domotiques

Ce sont des capteurs de mouvement à installer dans le logement. Ils analysent les habitudes de vie et signalent les anomalies (= absence de mouvement pendant un certain laps de temps, lever nocturne sans retour au lit, etc.).

 

Comment choisir le bon équipement : les critères qui comptent

Il existe des dizaines de dispositifs technologiques proposés par de nombreuses marques, chacune prônant sérieux et sécurité.

Quelques points à garder en tête au moment de votre choix :

    • La certification NF Service Téléassistance ou certification AFRATA : c’est LE critère le plus important. En optant pour un équipement certifié, vous êtes assuré que la plateforme d’écoute est bien située en France et répond à des obligations bien précises. Un vrai gage de confiance.
    • L’absence d’engagement : la majorité des sociétés sérieuses n’impose plus d’engagement sur plusieurs mois.
    • Le prix : des tarifs trop bas doivent vous mettre la puce à l’oreille ! Comptez entre 15 € et 30 € par mois pour une offre domicile classique, de 25 € à 45 € avec détection automatique de chute, et jusqu’à 50 € pour une offre géolocalisée. Pensez également aux frais d’installation qui peuvent grimper jusqu’à 150 €.

 

Prévention des chutes accidentelles : les dispositifs de prévention non matériels

Sécuriser le logement est une première étape. Mais, ne faites pas l’impasse sur les soins et rendez-vous médicaux !

 

Les ateliers équilibre et activité physique adaptée

Travail de l’équilibre, renforcement musculaire des membres inférieurs, apprentissage du relever du sol… Ces ateliers sont proposés par les départements, les caisses de retraite et certaines associations spécialisées. Résultat : la plupart sont gratuites (ou à très faible coût).

 

Le rendez-vous de prévention

Ce bilan de 30-45 minutes est spécialement dédié à la tranche des 60-65 ans et 70-75 ans. Elle permet notamment d’évaluer le risque de chute et d’orienter vers les solutions les plus adaptées. En outre, elle est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais.

 

Les médicaments

Certains médicaments peuvent provoquer des baisses de tension au lever ou altèrent considérablement la vigilance (somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs, certains traitements de l’hypertension, etc.). N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant si vous prenez plus de 4 médicaments au quotidien.

 

La vue, l’audition et les pieds

Prendre soin de son corps pour ne pas tomber, c’est indispensable :

    • Contrôle de la vue : un passage chez l’ophtalmo par an après 65 ans. Et prudence avec les verres progressifs, particulièrement traîtres avec la perception des marches !
    • Contrôle de l’audition : l’oreille interne participe directement à l’équilibre. Et si nécessaire, l’appareillage peut relever du 100 % Santé.
    • Contrôle des pieds : un rendez-vous chez le pédicure-podologue peut être intéressant en cas de déformations ou de douleurs qui modifient la marche. Bien évidemment, n’oubliez pas que vos chaussures (y compris chaussons d’intérieur) doivent être fermées, à semelle antidérapante et tenant bien le talon.

 

Aides financières pour prévention des chutes : les dispositifs 2026

Tous ces équipements ont un prix. Parfois plusieurs centaines, voire milliers d’euros. Heureusement, il existe des aides pour les financer.

 

MaPrimeAdapt’ pour les travaux d’adaptation

Gérée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), c’est l’aide principale pour l’adaptation du logement… et la plus intéressante ! Et pour cause, il s’agit d’une prise en charge pouvant s’élever de 50 % à 70 % du montant des travaux (selon le niveau de ressources) dans la limite d’un plafond de dépenses de 22 000 € HT.

Pour bénéficier de MaPrimeAdapt’, il faut respecter un certain nombre de critères d’éligibilité (âge avec ou sans perte d’autonomie, propriétaire occupant ou locataire du parc privé, travaux dans la résidence principale, respecter des conditions de ressources, etc.).

La demande de MaPrimeAdapt’ se dépose en ligne sur le site Mon Projet Anah. Attention, l’accompagnement par un assistant à maître d’ouvrage (AMO) agréé par l’Anah est obligatoire et le démarrage des travaux doit se faire après accord de l’organisme !

Pour tout savoir sur le dispositif, consultez notre guide sur MaPrimeAdapt’.

 

L’APA à domicile

L’Allocation personnalisée d’autonomie (ou APA) s’adresse aux personnes de 60 ans et plus qui sont classées en GIR 1 à 4. Elle permet de financer une aide de maintien à domicile (pour la toilette, les repas et tous les actes du quotidien), mais également des équipements techniques et l’abonnement de téléassistance. Son montant dépend du GIR et des ressources du foyer (même si dans tous les cas, une participation financière sera imposée au bénéficiaire).

Pour en savoir plus les conditions d’éligibilité et les modalités de demande, lisez notre article sur l’APA.

 

La PCH pour les personnes âgées en situation de handicap

La Prestation de compensation du handicap (ou PCH) comporte un volet « aides techniques » et un volet « aménagement du logement ». Mieux, elle est cumulable avec MaPrimeAdapt’ ! Attention, des critères d’âge, de perte d’autonomie et de résidence sont à respecter pour y avoir droit.

Si vous souhaitez connaître toutes les conditions d’accès, les montants et les démarches à faire, rendez-vous sur notre article sur la PCH.

 

Le crédit d’impôt services à la personne

La téléassistance classique ouvre droit à un crédit d’impôt de 50 % au titre des services à la personne. La déclaration se fait dans le formulaire 2042 RICI, case BDU « Téléassistance et visio-assistance ». Attention : si vous avez reçu une aide comme l’APA ou la PCH dont nous vous parlions précédemment, vous ne devez déclarer que la partie restante à votre charge et reporter le montant de l’aide en case 7DR.

Bon à savoir : les personnes non imposables reçoivent le montant du crédit d’impôt sous forme de remboursement. Nous vous en disons plus dans notre article sur le crédit d’impôt services à la personne.

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Les aides des caisses de retraite

Les caisses de retraite comme la Carsat, la MSA ou l’Agirc-Arrco peuvent proposer des aides pour la mise en place d’une téléassistance ou de petits travaux de sécurisations. Généralement, elles sont réservées aux retraités autonomes (GIR 5 ou 6), donc non éligibles à l’APA. En outre, des conditions de ressources sont souvent imposées.

Pour en savoir plus, contactez le service d’action sociale de l’organisme !

 

Les aides locales

Des conseils départementaux au CCAS du secteur en passant par certaines mairies, les organismes locaux proposent des dispositifs très variables d’un endroit à l’autre. Pour ne pas les manquer, l’idéal est se rendre directement à un point d’information local dédié aux personnes âgées. Il s’agit d’un guichet de proximité qui oriente et accompagne les seniors dans le montage de leurs demandes d’aide.

 

Éviter les chutes chez les personnes âgées : vos démarches en 6 étapes

Après ce large tour d’horizon des dispositifs pour la prévention des chutes, vous vous sentez peut-être un peu perdu. Que vous soyez un proche ou un senior, voici la marche à suivre :

  1. Évaluez le risque de chute : repérez les signaux (ralentissement de l’allure, appui sur les meubles pour se déplacer, difficulté à se relever d’une chaise sans les mains, etc.).
  2. Prenez rendez-vous chez un professionnel de santé : sollicitez « Mon bilan prévention » si vous faites partie des tranches d’âge concernées (60-65 ans/70-75 ans). Profitez-en pour programmer les contrôles de la vue et de l’audition.
  3. Inscrivez-vous à un atelier équilibre : renseignez-vous auprès de votre caisse de retraite, du point d’information local dédié aux personnes âgées ou des associations spécialisées. Vous pouvez aussi opter pour du renforcement musculaire encadré par un professionnel.
  4. Faites réaliser un diagnostic du logement : ergothérapeute ou AMO, c’est vous qui choisissez ! Dans les deux cas, ces professionnels vous diront exactement les travaux à faire en priorité, histoire de vous éviter les dépenses inutiles.
  5. Identifiez les aides financières que vous pouvez percevoir : selon votre âge, votre GIR éventuel, vos ressources, vous pouvez avoir droit à certains coups de pouce ! Rendez-vous en point d’information local dédié aux personnes âgées ou rapprochez-vous d’une assistance sociale si vous vous sentez dépassé par les démarches administratives.
  6. Montez les dossiers dans le bon ordre : déposez la demande MaPrimeAdapt’ avant le début du chantier et sollicitez en parallèle le département pour l’APA et votre caisse de retraite. Pensez également au crédit d’impôt pour la téléassistance classique.

 

Chutes des personnes âgées : la FAQ

Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquemment posées par nos lecteurs sur le remboursement des équipements, les aides financières et l’accompagnement des seniors face au risque de chute.

 

Une barre d’appui ou un déambulateur sont-ils remboursés par l’Assurance maladie ?

Les cannes, déambulateurs et fauteuils roulants sont inscrits à la liste des produits et prestations remboursables de l’Assurance maladie (LPPR). Cela signifie que la CPAM peut rembourser en partie leur montant si le matériel a été acheté sur prescription médicale. La mutuelle pourra s’occuper éventuellement du reste à charge.

Concernant les équipements fixés au logement, dont les barres d’appui murales, mais aussi les mains courantes et les sièges de douche muraux, ces derniers relèvent de l’aménagement du logement et ne sont donc pas remboursés par la Sécurité sociale. En revanche, ils entrent dans le champ d’action de MaPrimeAdapt’, de l’APA ou de la PCH.

 

Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement existe-t-il encore ?

Non, le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement n’existe plus depuis le 1er janvier 2026. Méfiez-vous des nombreux sites qui le présentent encore comme disponible : seules les dépenses d’équipement réglées jusqu’au 31 décembre 2025 sont toujours éligibles.

Séverine Burel

Date importante
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
📅 À retenir
1er janvier 2026
Fin du crédit d’impôt pour l’adaptation du logement à la perte d’autonomie. Seules les dépenses réglées jusqu’au 31 décembre 2025 restent éligibles.

 

La téléassistance fonctionne-t-elle sans ligne téléphonique fixe ni internet ?

Oui, les boîtiers nouvelle génération intègrent une carte SIM et fonctionnent sur le réseau mobile 4 G. Vérifiez simplement la qualité de la couverture mobile du domicile avant de souscrire (surtout en zone rurale !) et assurez-vous auprès du prestataire que le boîtier est bien compatible avec plusieurs opérateurs.

 

Les aides perçues pour adapter le logement d’une personne âgée sont-elles récupérables sur la succession ?

Cela dépend ! L’APA et la PCH ne sont pas récupérables sur succession. Pour MaPrimeAdapt », l’aide n’a pas à être remboursée, sauf si les conditions d’occupation du logement ne sont pas respectées. Un article entier traite de ce sujet ici.

 

Que faire quand la personne refuse les aménagements ?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, le refus est fréquent : il exprime souvent la crainte de rendre visible une dépendance ou l’annonce prochaine d’un départ en EHPAD. Mieux vaut éviter d’insister lourdement et passez plutôt par le médecin traitant et/ou l’ergothérapeute.

Vous pouvez également proposer un essai temporaire sans engagement pour la téléassistance, le détecteur automatique de chute et les capteurs domotiques. L’idée est de présenter ces nouveautés non pas comme une réponse face à une fragilité, mais comme une tranquillité d’esprit pour l’entourage.


Crédit photo : © Photographee.eu / Adobe Stock


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