Le calcul retraite repose sur une formule officielle qui combine vos revenus annuels moyens, un taux de liquidation et votre durée de cotisation. Que vous soyez salarié du privé, fonctionnaire ou travailleur indépendant, chaque régime applique ses propres règles. Comprendre ces mécanismes vous permet d’anticiper le montant de votre pension, d’identifier les leviers pour l’améliorer et de choisir la meilleure date de départ. Pour tous les autres aspects de la retraite (âge légal, conditions, relevé de carrière…), consultez notre dossier complet sur la retraite.

Les bases du calcul de la retraite en France

Sur le territoire français, tous les travailleurs légalement déclarés peuvent prétendre à une pension de retraite qui vient remplacer leurs revenus d’activité. Pour cela, pendant toute leur carrière, ils cotisent auprès de différents régimes.

Les différents régimes de cotisations en France :

    • Retraite de base ou Assurance retraite de la sécurité sociale (régime général)
    • Retraite complémentaire obligatoire (Agirc-Arrco pour les salariés du privé, RAFP pour les fonctionnaires)
    • Retraite complémentaire facultative par le biais de produits d’épargne dédiés (PER, assurance-vie…)

Une fois le montant de votre pension établi par la Carsat (ou l’organisme compétent selon votre régime), il vous est versé jusqu’à votre décès. Il est donc primordial de vérifier qu’il est exact. Sachez également qu’il existe un simulateur officiel pour estimer votre retraite sur info-retraite.fr, accessible via votre compte retraite.

Nous allons ici vous présenter les règles applicables au calcul des retraites obligatoires, de base et complémentaire. Voici d’abord un résumé en vidéo pour bien saisir le principe de base.

 

Calcul retraite du régime général : la formule pour les salariés du privé

Sont concernés par la retraite du régime général de la Sécurité sociale tous les salariés du privé, les salariés du secteur agricole, les travailleurs indépendants, les artistes-auteurs et les agents contractuels de la fonction publique.

La formule officielle de calcul de la retraite de base

Une seule formule s’applique à tous les assurés du régime général. Elle est publiée par l’Assurance retraite (Ameli) :

Salaire annuel moyen × taux de liquidation × (trimestres validés / trimestres requis) = pension annuelle brute

    • Salaire annuel moyen (SAM) : la moyenne des revenus bruts de vos 25 meilleures années de carrière, plafonnés au PASS (48 060 € par an en 2026)
    • Taux de liquidation : un pourcentage compris entre 37,5 % et 50 %, déterminé selon votre situation
    • Rapport de trimestres : vos trimestres validés divisés par le nombre de trimestres exigés pour votre génération
    • Pension annuelle brute : le montant de retraite de base auquel vous avez droit

 

Le salaire annuel moyen (SAM) : vos 25 meilleures années

Le SAM est la moyenne de vos 25 meilleures années de salaires bruts, revalorisés en euros constants grâce aux coefficients publiés chaque année par l’Assurance retraite. Avant 2001, les revenus en francs sont convertis en euros.

À noter : l’année du départ à la retraite n’est pas retenue dans le calcul du SAM. Si vous partez en cours d’année N, les revenus de l’année N sont exclus. En revanche, si votre départ est fixé au 1er janvier de l’année N+1, les revenus de l’année N sont pris en compte.

À noter également : pour une carrière de moins de 25 ans (par exemple 20 ans de travail), le SAM se calcule sur la totalité des années disponibles, sans possibilité d’en écarter les moins bonnes — voir notre article dédié au calcul de la retraite après 20 ans de carrière pour un exemple chiffré complet.

Si vous avez travaillé moins de 25 ans, le SAM est calculé sur la totalité de vos années d’activité.

Avant revalorisation, les revenus perçus à partir de 2005 sont limités au plafond de la Sécurité sociale, soit 48 060 € par an en 2026. Au-delà, votre salaire n’améliore pas votre SAM.

 

Le taux de liquidation : de 37,5 % à 50 %

Le taux de liquidation est le pourcentage appliqué à votre SAM. Il est au minimum de 37,5 % et peut atteindre 50 % (taux plein). Chaque trimestre manquant entraîne une décote de 0,625 %, dans la limite de 20 trimestres.

Si vous ne disposez pas du nombre de trimestres suffisant pour atteindre le taux plein, il existe une option pour combler ces lacunes : le rachat de trimestres de retraite, qui permet, moyennant un versement à votre caisse, d’augmenter votre taux de liquidation et de réduire ou supprimer la décote.

Qui bénéficie du taux plein de 50 % ?

Le taux maximal s’applique dans trois situations :

    • Vous avez réuni le nombre de trimestres requis pour votre génération, en comptant vos trimestres cotisés, les périodes assimilées (chômage indemnisé, maladie, maternité…) et les trimestres liés aux enfants. Pour les périodes de chômage, les règles de validation varient selon l’indemnisation et la date : consultez notre article sur le chômage et la validation de trimestres retraite pour connaître vos droits précis.
    • Pour raison de santé : vous êtes allocataire de l’AAH, bénéficiaire d’une pension d’invalidité de catégorie 1, 2 ou 3, ou reconnu inapte au travail
    • Vous avez 67 ans et déposez votre première demande de retraite : le taux plein vous est accordé automatiquement, quel que soit votre nombre de trimestres


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Le nombre de trimestres requis selon votre génération (réforme 2023)

La réforme des retraites de 2023 a modifié le calendrier de montée en charge des trimestres requis. Depuis le 1er septembre 2023, la durée d’assurance nécessaire pour obtenir le taux plein est déterminée selon votre date de naissance :

    • Nés entre 1958 et le 31/08/1961 : 167 à 168 trimestres
    • Nés en 1962-1963 : 169 trimestres
    • Nés en 1964 : 170 trimestres (avant le 01/09/2026)
    • Nés en 1965 : 170 à 171 trimestres (selon la LFSS 2026)
    • Nés à partir de 1966 : 172 trimestres (43 ans)

Important : la LFSS 2026 a introduit une suspension temporaire du calendrier jusqu’au 1er janvier 2028, qui allège légèrement la durée requise pour les générations 1964 et 1965. Pour les générations 1969 et suivantes, aucun changement.

 

Le rapport de trimestres : la fraction de pension

Le rapport de trimestres correspond au quotient de vos trimestres validés par le nombre de trimestres exigés pour votre génération. Ce rapport est plafonné à 1 : si vous avez cotisé plus longtemps que le minimum requis, les trimestres excédentaires ne jouent pas sur ce ratio mais peuvent générer une surcote.

 

Les majorations qui peuvent augmenter votre pension

Deux majorations automatiques peuvent s’ajouter à votre pension de base :

    • Surcote de 1,25 % par trimestre travaillé au-delà de l’âge légal et après avoir atteint le nombre de trimestres requis. Cette majoration est définitive et non plafonnée.
    • Majoration de 10 % pour les assurés ayant eu, adopté ou élevé au moins 3 enfants. Elle s’applique à compter du 3e enfant, et chacun des deux parents peut en bénéficier.

Séverine Burel

L’erreur à éviter
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
Beaucoup de futurs retraités confondent trimestres validés et trimestres cotisés. Les premiers sont utilisés pour déterminer si vous avez droit au taux plein ; les seconds servent à calculer le minimum contributif. Vérifiez votre relevé de carrière sur info-retraite.fr bien avant votre départ : des trimestres peuvent manquer ou être mal reportés, et une correction peut prendre plusieurs mois.

 

Illustration par l’exemple du calcul de retraite du régime général

Prenons Claire, salariée du privé née en 1964, qui part à la retraite en 2027 à 63 ans avec une moyenne de revenus annuels bruts (SAM) s’élevant à 28 000 €. Le nombre de trimestres requis pour sa génération est de 170 trimestres.

Situation 1 : carrière complète, 170 trimestres validés. Taux de liquidation maximum.

28 000 € × 50 % × (170/170) = 14 000 €/an soit 1 167 € bruts/mois

Situation 2 : carrière incomplète, 162 trimestres validés. Il lui manque 8 trimestres → décote de 5 % → taux de 45 %.

28 000 € × 45 % × (162/170) = 11 812 €/an soit 984 € bruts/mois

Situation 3 : 162 trimestres validés mais inaptitude au travail reconnue. Le taux plein (50 %) lui est accordé malgré la carrière incomplète.

28 000 € × 50 % × (162/170) = 13 129 €/an soit 1 094 € bruts/mois

Ces exemples illustrent clairement que la pension dépend directement du parcours de carrière et de la situation personnelle de chaque assuré. Pour situer ces montants, rappelons que la moyenne nationale des retraites s’élève à 1 705 € brut par mois, tous régimes confondus.

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Calcul de la retraite complémentaire Agirc-Arrco

Tout salarié du secteur privé qui cotise pour sa retraite de base cotise également auprès de l’Agirc-Arrco, ce qui lui ouvre des droits à une retraite complémentaire par points. Ces points s’accumulent tout au long de la carrière.

La formule de calcul de la retraite complémentaire Agirc-Arrco :

Points Agirc-Arrco × valeur du point = pension complémentaire annuelle brute

    • Points Agirc-Arrco : ils sont acquis chaque année en divisant vos cotisations (part salariale + part patronale) correspondant au taux de calcul des points, par la valeur d’achat du point. En 2026, la valeur d’achat est fixée à 20,1877 € (identique à 2025, selon l’accord ANI du 5 novembre 2023)
    • Valeur de service du point : elle est de 1,4386 € depuis le 1er novembre 2025, valeur maintenue pour 2026 (aucune revalorisation actée entre les partenaires sociaux cette année)
    • Pension complémentaire : le montant brut annuel versé par l’Agirc-Arrco, en complément de la retraite de base

En pratique, la retraite complémentaire Agirc-Arrco représente 30 à 40 % de la pension totale d’un salarié du privé. Pour 1 000 points accumulés, la pension complémentaire s’élève à environ 119,9 € bruts par mois en 2026.

Pour en savoir plus sur le calcul de la retraite complémentaire, cliquez sur le bouton ci-dessous :

 

Calcul de la retraite complémentaire des travailleurs non-salariés

Tous les travailleurs indépendants relèvent d’un régime de retraite complémentaire obligatoire. En fonction de leur secteur d’activité, il s’agit de :

    • Le RCI (Régime complémentaire des indépendants) pour les artisans, les commerçants et les industriels — anciennement RSI
    • La RCO (Retraite complémentaire obligatoire) pour les exploitants agricoles
    • La CNAVPL (Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales) pour les travailleurs libéraux, avec des sections professionnelles propres (CIPAV, CARMF, etc.)

Comme les salariés, les non-salariés bénéficient d’un régime de retraite complémentaire par points. La formule est identique dans son principe :

Nombre de points × valeur du point = retraite complémentaire annuelle brute

La retraite complémentaire d’un travailleur non-salarié n’est cependant versée au taux plein que si l’intéressé a également bénéficié du taux maximal (50 %) pour sa retraite de base. Dans le cas d’une retraite de base obtenue avec une minoration, la retraite complémentaire est réduite selon des coefficients propres à chaque régime.

 

Le minimum contributif pour les petites retraites du régime général

Ce dispositif garantit un niveau de pension minimal aux personnes qui ont perçu de faibles revenus durant leur carrière. Si votre pension calculée selon la formule habituelle est inférieure au minimum contributif, ce dernier se substitue au montant calculé.

Pour en bénéficier, vous devez remplir deux conditions : bénéficier d’une retraite à taux plein et avoir liquidé toutes vos retraites obligatoires (base et complémentaires). Le total de vos pensions ne doit pas dépasser 1 410,89 € bruts par mois (plafond 2026, revalorisé de 1,18 % au 1er janvier 2026 conformément à l’évolution du Smic).

Montants du minimum contributif au 1er janvier 2026 (montants bruts) :

    • 903,93 €/mois (10 847,22 €/an) si tous vos trimestres requis sont cotisés — c’est le minimum contributif majoré
    • 756,29 €/mois (9 075,50 €/an) si vous avez moins de 120 trimestres cotisés — c’est le minimum contributif de base
    • Si vous avez plus de 120 trimestres cotisés sans atteindre le nombre total requis, le montant de 756,29 € est majoré proportionnellement à votre ratio trimestres cotisés / trimestres totaux acquis

Ces montants sont revalorisés chaque année. Pour les personnes déjà à la retraite avant 2026, la revalorisation annuelle des pensions de base au 1er janvier 2026 est de 0,9 % (indexée sur l’inflation hors tabac).

Séverine Burel

Le chiffre clé
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
903,93 €
Minimum contributif majoré brut mensuel en 2026
Revalorisation +1,18 % au 1er janvier 2026 · Source : service-public.gouv.fr

 

Calcul de la retraite des fonctionnaires

Attention : si vous êtes agent contractuel dans la fonction publique, vous relevez du régime général de l’Assurance retraite. Votre pension sera calculée comme pour un salarié du secteur privé.

Les règles présentées ci-dessous s’appliquent aux agents titulaires de l’État (pension gérée par le SRE, Service des retraites de l’État) et aux personnels titulaires des fonctions publiques territoriale et hospitalière (pension gérée par la CNRACL).

La formule de calcul de la retraite des fonctionnaires

Traitement indiciaire × 75 % × (trimestres liquidables / durée d’assurance exigée) = pension retraite

    • Traitement indiciaire : le dernier traitement brut perçu pendant au minimum 6 mois consécutifs avant le départ à la retraite. En cas de temps partiel, c’est le traitement à temps plein qui est retenu. Pour comprendre comment ce traitement est déterminé au fil de la carrière, consultez notre article sur le calcul du salaire dans la fonction publique.
    • 75 % : le taux maximal correspondant à une carrière complète. Ce plafond peut atteindre 80 % grâce à certaines bonifications (notamment pour enfants).
    • Rapport de durée de cotisation : la fraction des trimestres liquidables sur la durée d’assurance exigée, variable selon l’année de naissance et la catégorie (active ou sédentaire).
    • Pension retraite : le montant brut mensuel auquel vous avez droit si vous bénéficiez du taux plein.

 

Les éléments clés du calcul fonctionnaire : traitement et trimestres

Le traitement indiciaire retenu est le dernier salaire brut occupé pendant au moins 6 mois. Si vous avez été promu dans les 6 derniers mois de carrière mais que vous n’avez pas exercé au nouvel échelon pendant toute cette durée, c’est votre traitement précédent qui sert de référence.

Le taux de 75 % s’applique dans deux situations :

  1. Vous partez à la retraite à 67 ans : le taux plein automatique vous est accordé, quel que soit votre nombre de trimestres
  2. Vous cessez votre activité à l’âge légal (progressif selon votre génération) en possédant le nombre de trimestres requis

Si vous ne réunissez pas ces conditions, une décote est appliquée à votre pension.

Focus : trimestres liquidables vs durée d’assurance dans la Fonction publique

Durée d’assurance requise : tous vos trimestres cotisés, à temps plein comme à temps partiel, comptent pour la durée d’assurance.

Trimestres liquidables : pour le calcul du montant de pension, les trimestres à temps partiel sont comptés à hauteur de leur durée réelle de travail (sauf surcotisation).

Exemple d’un agent ayant travaillé 10 ans à 80 % (40 trimestres) :

    • Les 40 trimestres sont pris en compte pour la durée d’assurance requise
    • Seuls 32 trimestres liquidables (10 ans × 80 % × 4) sont retenus pour le calcul du montant de pension, en l’absence de surcotisation

Des bonifications (notamment pour enfants nés, adoptés ou élevés) peuvent augmenter le nombre de trimestres liquidables sans contrepartie de cotisation.

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La retraite complémentaire des fonctionnaires : la RAFP

Les agents titulaires bénéficient d’une retraite complémentaire obligatoire appelée RAFP (Retraite additionnelle de la fonction publique), versée à partir de l’âge légal de départ à la retraite. Il s’agit d’un régime par points.

La formule de calcul de la RAFP :

Points × valeur du point × coefficient de surcote × coefficient de conversion = RAFP versée

    • Points : accumulés au fil de la carrière sur la base des éléments de rémunération non pris en compte dans le traitement indiciaire (primes telles que la prime d’attractivité versée aux enseignants, heures supplémentaires…)
    • Valeur du point : fixée chaque année par le Conseil d’administration de la RAFP. En 2026, elle s’établit à 0,05671 €. Pour le détail complet du calcul, des seuils capital/rente et des coefficients par âge, consultez notre guide complet sur le calcul de la RAFP en 2026.
    • Coefficient de surcote : varie entre 1 (départ à 62 ans) et 1,8 (départ à 75 ans ou plus)
    • Coefficient de conversion en capital : applicable si vous avez accumulé moins de 5 125 points (versement en capital). Il disparaît au-delà de ce seuil, où la RAFP est versée sous forme de rente mensuelle.

Rappel : un agent qui part en retraite anticipée touchera sa RAFP uniquement lorsqu’il atteindra l’âge légal de départ correspondant à son année de naissance. Pour toute question sur votre dossier personnel, retrouvez les coordonnées de la RAFP dans notre guide dédié.

 

Retraite polypensionnés : une pension par régime

Les travailleurs qui ont alterné des périodes dans le secteur privé, la fonction publique et/ou en qualité de non-salariés perçoivent une pension pour chacun des régimes, calculée au prorata du temps travaillé dans chaque secteur. La formule de calcul propre à chaque régime s’applique indépendamment, en tenant compte des seuls trimestres acquis dans ce régime.

Un outil dédié est disponible sur info-retraite.fr pour estimer le montant global de toutes vos pensions, tous régimes confondus.

 

Questions fréquentes sur le calcul de la retraite

Voici les questions que nos lecteurs posent le plus souvent sur les mécanismes de calcul de la retraite, au-delà des formules présentées ci-dessus.

 

Peut-on augmenter sa pension en travaillant après l’âge légal ?

Oui, et c’est même l’un des leviers les plus efficaces. Si vous continuez à travailler après avoir atteint l’âge légal de départ et que vous avez déjà tous vos trimestres requis, chaque trimestre supplémentaire vous rapporte une surcote de 1,25 % sur votre pension de base, de façon définitive et sans plafond. Sur une année complète, cela représente une majoration de 5 % de votre pension à vie.

 

Que se passe-t-il si on n’a pas tous ses trimestres à 67 ans ?

À 67 ans, le taux plein vous est automatiquement accordé, quel que soit votre nombre de trimestres. Vous bénéficiez donc du taux de 50 % pour votre retraite de base. En revanche, le rapport de trimestres (quotient durée validée / durée requise) peut être inférieur à 1 si vous n’avez pas accumulé suffisamment de trimestres, ce qui réduira proportionnellement votre pension — même avec le taux plein. Les deux éléments de la formule sont indépendants l’un de l’autre.

 

La retraite est-elle calculée sur le brut ou le net ?

La formule du régime général s’applique sur vos salaires bruts annuels, dans la limite du PASS. La pension obtenue est également exprimée en brut. Des prélèvements sociaux s’appliquent ensuite (CSG, CRDS, Casa) selon le niveau de votre revenu fiscal de référence, ce qui ramène votre pension à environ 85-90 % du montant brut pour la majorité des retraités.

 

Le calcul est-il différent selon que l’on est cadre ou non-cadre ?

Pour la retraite de base du régime général, la formule est identique pour tous les salariés, qu’ils soient cadres ou non. La différence se situe côté retraite complémentaire Agirc-Arrco : les cadres cotisent sur deux tranches de salaire (T1 jusqu’au PASS, T2 au-delà), ce qui leur permet d’accumuler davantage de points Agirc-Arrco. Un cadre avec un salaire supérieur au PASS aura donc une retraite complémentaire significativement plus élevée, même si sa retraite de base est plafonnée comme celle de tout assuré.

 

Comment connaître le montant exact de sa future retraite ?

Aucun calcul ne peut remplacer l’estimation officielle fournie par votre caisse de retraite. Le service Mon estimation retraite sur info-retraite.fr vous donne une projection personnalisée basée sur votre relevé de carrière réel. Il est accessible via France Connect. Il est recommandé de le consulter au moins 5 ans avant votre départ prévu pour identifier d’éventuelles anomalies à corriger. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur les erreurs fréquentes à éviter pour votre retraite : un dossier de carrière sur dix contient au moins une erreur ayant un impact financier.

 

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Sources officielles et références

Crédit photo : © Franck Chapolard / Adobe


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