SOMMAIRE
Appareil auditif : quel reste à charge devez-vous financer en 2026 ?
Avant de chercher une aide financière, il faut savoir exactement ce qu’il reste à payer. Le montant dépend d’un seul choix : la classe de l’appareil retenue sur le devis.
Ce que prennent déjà en charge la Sécurité sociale et la mutuelle
- La base de remboursement est de 400 € par oreille pour un adulte de plus de 20 ans, et de 1 400 € pour les moins de 20 ans et les personnes atteintes de cécité
- L’Assurance Maladie rembourse 60 % de cette base, soit 240 € par appareil (840 € avant 20 ans)
- La mutuelle responsable complète ensuite, obligatoirement jusqu’à zéro euro pour un équipement de classe I
- Le renouvellement est pris en charge tous les 4 ans, appareil par appareil, à compter de la date de délivrance
- Les piles font l’objet d’un forfait annuel modeste remboursé à 60 % : de 2,70 € à 9 € par oreille et par an selon le modèle de pile
Classe I ou classe II : d’où vient le reste à charge
| Classe I (100 % Santé) | Classe II (tarifs libres) | |
|---|---|---|
| Prix limite de vente | 950 € par oreille (1 400 € avant 20 ans) | 1 700 € par oreille |
| Base de remboursement | 400 € | 400 € |
| Remboursement Assurance Maladie | 240 € | 240 € |
| Intervention de la mutuelle responsable | Jusqu’au reste à charge zéro | Au minimum 160 €, au maximum 1 700 € Sécu comprise |
| Reste à charge | 0 € | de 0 à 1 300 € |
C’est donc presque toujours sur un équipement de classe II que se joue la recherche d’un financement complémentaire.
Appareil auditif gratuit : l’offre 100 % Santé, la première aide à activer
Quoi : depuis le 1er janvier 2021, le dispositif « 100 % Santé » garantit un reste à charge zéro sur les aides auditives de classe I, dès lors que vous disposez d’un contrat de complémentaire santé responsable.
Comment : pour en bénéficier, le parcours est le suivant :
- Consulter un médecin (ORL ou généraliste) et obtenir une prescription médicale d’aides auditives
- Se rendre chez un audioprothésiste, qui réalise les mesures et tests d’appareillage
- Obtenir un devis normalisé proposant obligatoirement au moins un équipement de classe I
- Choisir cet équipement de classe I pour une prise en charge intégrale, ou un appareil de classe II avec un reste à charge
Combien : l’Assurance Maladie verse 240 € par oreille (60 % d’une base de 400 €) et la mutuelle prend en charge le complément, dans la limite du prix limite de vente de 950 €.
Exemple concret : une personne de 50 ans achète deux appareils de classe I facturés 950 € l’unité, soit 1 900 €. L’Assurance Maladie rembourse 480 €, la mutuelle responsable 1 420 €. Elle ne débourse rien. Si elle opte pour des appareils de classe II à 1 600 € pièce, la Sécu verse toujours 480 € et sa mutuelle intervient selon son contrat : avec une garantie limitée au ticket modérateur, il lui restera 2 400 € à financer.
Aide financière pour appareil auditif avec la Complémentaire santé solidaire
Quoi : la Complémentaire santé solidaire (CSS) donne accès à des aides auditives sans aucun frais à avancer, dans la limite des tarifs fixés pour ses bénéficiaires.
Qui : les personnes dont les ressources ne dépassent pas les plafonds de la CSS, avec ou sans participation financière.
Comment : l’audioprothésiste doit vous remettre un devis mentionnant explicitement le dépassement éventuel qui resterait à votre charge. Vous le transmettez ensuite à l’organisme qui gère votre CSS (votre caisse d’assurance maladie ou votre complémentaire).
Combien : la CSS couvre le premier appareil, les premières piles ainsi que l’adaptation et le suivi pendant deux ans à compter de l’ouverture de vos droits. La prise en charge est renforcée pour les moins de 20 ans et les personnes sourdes et aveugles. Tout dépassement des tarifs CSS reste à votre charge : c’est le point à vérifier ligne à ligne sur le devis.
Prothèses auditives : renforcer sa prise en charge avec une surcomplémentaire
Quoi : la surcomplémentaire santé est un troisième niveau de couverture, qui intervient après l’Assurance Maladie et après votre mutuelle.
Qui : toute personne qui estime que son contrat actuel couvre mal le poste audiologie, et qui a déjà arbitré entre changer de mutuelle et ajouter une surcomplémentaire.
Comment : la souscription est libre et il n’existe généralement pas de délai de carence sur ce type de contrat. Attention toutefois : le plafond global reste fixé à 1 700 € par oreille pour un équipement de classe II, Sécurité sociale comprise. Une surcomplémentaire ne peut donc pas vous rembourser au-delà de ce plafond réglementaire.
Notre conseil : comparez la cotisation annuelle supplémentaire au gain réel espéré. Sur un appareillage renouvelé tous les 4 ans, une surcomplémentaire à 25 € par mois représente 1 200 € de cotisations : elle n’est intéressante que si vos autres postes de santé sont également concernés.
L’aide financière exceptionnelle de la CPAM pour un appareil auditif
Quoi : l’action sanitaire et sociale de l’Assurance Maladie peut accorder un secours financier ponctuel aux assurés dont les revenus sont modestes et qui ne peuvent pas assumer le reste à charge de leur appareillage auditif.
Qui : chaque caisse primaire fixe ses propres critères (barème de quotient familial, plafond de ressources, nature de la dépense). Une même situation peut donc recevoir une réponse différente d’un département à l’autre.
Comment : un dossier est à constituer auprès du service social de votre CPAM, avec le devis, les décomptes de remboursement et les justificatifs de ressources. Pour connaître les conditions d’éligibilité et la procédure complète, consultez notre guide sur l’aide financière individuelle de la CPAM.
Combien : le montant est fixé au cas par cas. L’aide peut être versée directement à l’audioprothésiste pour vous éviter d’avancer les frais.
À noter : la décision n’est pas contestable. Ce secours est facultatif et dépend du budget d’action sociale de la caisse, souvent épuisé en fin d’année. Déposer sa demande en début d’année civile augmente sensiblement les chances d’obtenir une réponse favorable.
Aide financière pour appareil auditif de la MDPH : PCH et fonds départemental
La Maison départementale des personnes handicapées mobilise deux leviers successifs : la prestation de compensation du handicap, puis le fonds départemental de compensation pour ce qui reste.
La PCH aides techniques : montants et conditions
Quoi : l’appareillage auditif relève du volet « aides techniques » de la prestation de compensation du handicap (PCH).
Qui : les personnes de moins de 60 ans. Une personne qui percevait la PCH avant 60 ans peut continuer à en bénéficier jusqu’à la veille de ses 75 ans, et une personne qui travaille encore après 60 ans peut également y prétendre. Il faut par ailleurs justifier de deux difficultés réelles dans les activités quotidiennes : ne pas pouvoir suivre une conversation ou ne pas pouvoir utiliser le téléphone, par exemple.
Combien : le volet aides techniques est plafonné à 3 960 € par période de 3 ans, dans la limite de 13 200 € sur 10 ans, tous équipements confondus. La PCH n’est pas soumise à condition de ressources, mais le taux de prise en charge en dépend :
- 100 % si vos ressources annuelles sont inférieures à 31 162,62 €
- 80 % au-delà de ce montant
Le point que personne ne vous dit : les aides auditives figurant sur la liste des produits remboursables, la PCH intervient sur le tarif PCH diminué du remboursement de l’Assurance Maladie. Sur un appareil de classe I déjà remboursé intégralement, la PCH n’apporte donc rien. Elle prend tout son sens sur un équipement de classe II médicalement justifié.
Comment : la demande se dépose auprès de la MDPH avec une prescription médicale, un audiogramme récent et le devis normalisé. Comptez en moyenne 4 à 8 mois d’instruction : c’est la raison pour laquelle il faut lancer la démarche très en amont de l’achat.
Le fonds départemental de compensation, pour le reste à charge
Quoi : le fonds départemental de compensation du handicap (FDC) est géré par la MDPH. Il intervient après tous les autres financements, pour réduire le reste à charge lié au handicap.
Qui : les bénéficiaires de la PCH (ou de l’ACTP) qui conservent un reste à charge après remboursements.
Combien : chaque département fixe son propre barème, et les écarts sont importants. À titre d’exemple, la MDPH du Finistère prend en charge jusqu’à 50 % du reste à charge d’un appareil auditif, dans la limite de 250 € par oreille, avec des règles de déplafonnement selon le quotient familial. Renseignez-vous auprès de votre MDPH : c’est l’aide la moins connue et la plus inégalement distribuée.
Comment : la demande se formule auprès de la MDPH, en général sur le même dossier que la PCH ou juste après la notification. Un comité de gestion réunissant plusieurs financeurs (département, CPAM, caisses de retraite, Agefiph) arrête ensuite le plan de financement.
Financement d’un appareil auditif avec l’Agefiph ou le FIPHFP
Ces deux organismes s’adressent aux personnes handicapées en activité professionnelle ou engagées dans un parcours vers l’emploi. Le préalable est identique : disposer d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), délivrée par la MDPH.
L’aide Agefiph aux prothèses auditives, pour le secteur privé
Qui : les salariés du privé, les travailleurs indépendants, les demandeurs d’emploi avec une promesse d’embauche, les stagiaires et les alternants, tous titulaires de la RQTH.
Combien : 850 € par oreille appareillée, soit 1 700 € maximum pour les deux. L’aide est renouvelable au bout de 4 ans, ou avant en cas d’appareil non réparable ou devenu inadapté.
Comment : la demande se dépose directement en ligne sur le site de l’Agefiph. Il s’agit d’une des nombreuses aides financières de l’Agefiph. Deux pièces sont systématiquement réclamées : le devis normalisé de l’audioprothésiste et la preuve du dépôt d’une demande de PCH, même si celle-ci a été refusée. L’Agefiph intervient en effet en complément des dispositifs de droit commun, jamais à leur place.
L’aide FIPHFP pour les agents de la fonction publique
Qui : les agents titulaires et contractuels des trois fonctions publiques, les apprentis, les stagiaires et les travailleurs d’ESAT, bénéficiaires de l’obligation d’emploi.
Combien : 1 700 € maximum, couvrant l’achat de l’audioprothèse, les frais d’adaptation et certains accessoires (systèmes CROS et BICROS, piles, micro déporté, chargeur, assurance).
Comment : la demande passe par l’employeur public, via la plateforme du FIPHFP. Particularité importante : la prise en charge est conditionnée au remboursement préalable par l’Assurance Maladie. Vous devrez donc fournir le décompte issu de votre compte ameli, en plus de l’attestation d’activité, du justificatif de handicap et des devis.
Aide pour appareil auditif des retraités et des personnes âgées
Passé 60 ans, la PCH n’est en principe plus accessible. D’autres guichets prennent le relais, moins connus mais réellement mobilisables.
L’action sociale de votre caisse de retraite
Quoi : les régimes de base (Carsat, MSA, Sécurité sociale des indépendants) et les régimes complémentaires (Agirc-Arrco) disposent d’un fonds d’action sociale qui peut financer une dépense de santé exceptionnelle, dont l’appareillage auditif.
Comment : la demande se fait auprès du service action sociale de votre caisse, avec le devis, les décomptes Sécu et mutuelle, l’avis d’imposition et un courrier motivé. Certaines caisses passent par un travailleur social qui monte le dossier avec vous.
Combien : le montant est fixé au cas par cas, en fonction du barème interne de la caisse et de son budget disponible. Les aides observées vont de quelques centaines d’euros à environ 1 000 € par appareil.
À anticiper : au moment du départ à la retraite, la couverture santé change souvent de nature. C’est le bon moment pour vérifier le niveau du poste audiologie de votre contrat et, le cas échéant, revoir votre mutuelle santé senior avant d’engager un appareillage.
Conseil départemental, APA et CCAS
- Le conseil départemental : certains départements maintiennent une aide extralégale à l’appareillage, parfois intégrée au règlement départemental d’aide sociale. C’est une piste à explorer directement auprès du service autonomie
- L’APA à domicile : le plan d’aide personnalisé peut, dans certains départements, intégrer des aides techniques. La prothèse auditive n’est pas systématiquement retenue, mais la question mérite d’être posée à l’équipe médico-sociale lors de l’évaluation
- Le CCAS de votre commune : un secours exceptionnel peut être voté par le conseil d’administration, souvent après une évaluation par un travailleur social
- Les associations : Bucodes SurdiFrance et les associations locales de malentendants connaissent les dispositifs de leur département et peuvent vous orienter, voire appuyer votre dossier
Financer son appareil auditif autrement : impôts, microcrédit et autres pistes
Lorsque aucune aide directe n’aboutit, trois leviers permettent encore d’alléger la facture ou de l’étaler.
La déduction en frais réels sur la déclaration d’impôt
Quoi : intégrer une partie du coût de l’appareillage aux « frais réels » de votre déclaration de revenus, lorsque la dépense présente un caractère professionnel.
Qui : les contribuables imposables qui renoncent à l’abattement forfaitaire de 10 % pour déclarer leurs frais réels.
Comment : il faut pouvoir démontrer le lien entre l’équipement auditif et l’exercice de la profession. Un métier impliquant un contact permanent avec la clientèle, l’usage intensif du téléphone ou le travail en équipe répond à ce critère.
Combien : l’administration admet en général la déduction de 50 % du reste à charge, une fois les remboursements Sécurité sociale, mutuelle et aides diverses déduits.
À noter : s’équiper d’une aide auditive relève par principe de la dépense personnelle. C’est l’administration fiscale, et le cas échéant le juge de l’impôt, qui apprécie le caractère professionnel de la dépense. Conservez la facture, la prescription médicale et un justificatif de vos conditions de travail.
Le microcrédit social pour étaler la dépense
Quoi : un prêt de faible montant, à taux réduit, destiné aux personnes exclues du crédit bancaire classique.
Combien : de quelques centaines d’euros à 8 000 €, remboursables sur une durée comprise entre 6 mois et 7 ans. Les frais de dossier sont généralement inexistants.
Comment : la demande ne se fait jamais directement en agence bancaire. Elle passe obligatoirement par un accompagnant social : CCAS, association habilitée, point conseil budget ou travailleur social. Cet accompagnement fait partie du dispositif et se poursuit pendant le remboursement.
À noter : c’est un crédit, donc une dette. Il ne doit être envisagé qu’après avoir épuisé les aides non remboursables listées plus haut. Toutes les modalités figurent sur le portail Service-Public.
Les autres pistes à ne pas négliger
- Votre employeur ou le comité social et économique (CSE), qui dispose parfois d’un fonds de solidarité
- Le fonds de solidarité de votre mutuelle : la plupart des complémentaires en ont un, sur demande argumentée et étude du dossier
- Votre assureur habitation : en cas de perte ou de casse hors parcours de renouvellement, la garantie responsabilité civile ou une garantie spécifique peut prendre en charge le remplacement
- La négociation directe avec l’audioprothésiste : paiement en plusieurs fois sans frais, reprise de l’ancien appareil ou remise sur un modèle de fin de série
Lettre de demande d’aide financière pour un appareil auditif : que doit-elle contenir ?
Presque tous les dispositifs ponctuels (CPAM, caisse de retraite, CCAS, fonds de solidarité de la mutuelle) reposent sur un courrier motivé. C’est souvent lui qui fait la différence entre un dossier accepté et un dossier classé.
Les six éléments qui doivent y figurer :
- Votre identité complète : nom, adresse, numéro de Sécurité sociale et numéro d’allocataire le cas échéant
- L’objet précis : « Demande d’aide financière pour l’acquisition d’aides auditives »
- Votre situation en quelques lignes : âge, composition du foyer, ressources mensuelles, situation professionnelle
- L’impact concret de la perte auditive sur votre quotidien : difficultés à suivre une conversation, isolement, risques au travail ou sur la route
- Le chiffrage exact : prix du devis, montant remboursé par la Sécurité sociale, montant remboursé par la mutuelle, autres aides déjà obtenues ou demandées, et le reste à charge précis
- Le montant sollicité, explicitement formulé, et les coordonnées pour vous joindre
Le détail qui compte : indiquez toujours les démarches déjà entreprises auprès des autres organismes, même celles qui ont été refusées. Les financeurs vérifient systématiquement que les dispositifs de droit commun ont été sollicités avant d’engager leur propre budget.
Aides auditives : ce qui va changer au 1er janvier 2027
Le décret n° 2026-810 du 21 août 2026, publié au Journal officiel le 22 août 2026, ouvre la voie à une baisse du remboursement des dispositifs médicaux inscrits sur la liste des produits et prestations, dont les aides auditives.
- Le ticket modérateur pourra passer d’une fourchette de 40 à 50 % à une fourchette de 50 à 60 %
- Pour un adulte, le remboursement de l’Assurance Maladie tomberait de 240 € à 200 €, voire 160 € par oreille
- Le taux exact n’est pas encore fixé : il relève d’une décision de l’UNCAM, attendue d’ici la fin de l’année
- Les appareils de classe I resteront à reste à charge zéro : c’est la mutuelle responsable qui absorbera la différence
- Pour la classe II, en revanche, la prise en charge dépendra entièrement de votre contrat, dans la limite inchangée de 1 700 € par oreille
Source : Journal officiel du 22 août 2026.
Questions fréquentes sur l’aide financière pour un appareil auditif
Voici les réponses aux situations concrètes qui reviennent le plus souvent une fois le principe des aides compris.
Peut-on cumuler plusieurs aides pour un même appareil auditif ?
Oui, les dispositifs sont conçus pour se compléter : Sécurité sociale, mutuelle, PCH, fonds départemental, Agefiph. La seule limite est que le total des aides ne peut pas dépasser le reste à charge réel. Chaque organisme réclame d’ailleurs le détail des sommes déjà obtenues avant de statuer.
Au bout de combien de temps peut-on renouveler un appareil auditif aidé ?
L’Assurance Maladie prend en charge un appareil par oreille tous les 4 ans, ce délai courant à partir de la date de délivrance de chaque appareil. L’Agefiph applique la même périodicité, avec une possibilité de renouvellement anticipé si l’équipement est irréparable ou devenu inadapté à votre audition.
Que se passe-t-il en cas de perte ou de casse de l’appareil auditif ?
En dehors du parcours de renouvellement, l’Assurance Maladie n’intervient pas. Vérifiez d’abord la garantie constructeur, obligatoirement de 4 ans, puis votre contrat d’assurance habitation ou l’assurance spécifique souvent proposée par l’audioprothésiste. Certaines mutuelles prévoient également un forfait perte ou casse.
Les piles et l’entretien de l’appareil sont-ils pris en charge ?
Oui, mais modestement. Les piles bénéficient d’un forfait annuel remboursé à 60 %, de 2,70 € à 9 € par oreille selon le modèle. Les accessoires et les prestations d’entretien sont remboursés sur la même base, sur prescription médicale et justificatif. La mutuelle peut compléter selon le contrat.
Existe-t-il des aides spécifiques pour appareiller un enfant ?
Oui, et elles sont bien plus favorables. Avant 20 ans, la base de remboursement passe à 1 400 € par oreille, soit 840 € remboursés par la Sécurité sociale. La famille peut aussi solliciter l’AEEH et son complément via un dossier MDPH pour enfant handicapé.
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Rédactrice sur Aide-Sociale.fr depuis 2018, je mets au service du site une double expertise acquise comme professeure dans l’enseignement spécialisé et élue syndicaliste du personnel. Mon engagement auprès des personnes en situation de vulnérabilité m’a permis de comprendre de l’intérieur les difficultés d’accès aux droits sociaux. J’ai rédigé plus de 185 articles pour rendre les démarches administratives accessibles à tous.
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