Choisir une mutuelle grossesse adaptée est essentiel pour limiter le reste à charge pendant la maternité. Si la CPAM prend en charge une grande partie des soins, elle ne couvre pas toujours les dépassements d’honoraires, la chambre individuelle ou certains frais de confort liés à l’accouchement et au post-partum.

Forfait maternité, honoraires du gynécologue ou de l’anesthésiste, médecines douces… une mutuelle grossesse bien choisie peut faire une réelle différence pour les futures mamans. C’est pourquoi il est important de comparer les mutuelles afin de trouver la formule la plus adaptée à votre situation.


Femme enceinte : des dépenses de santé (très) importantes

Gynécologue, sage-femme, accouchement, anesthésiste… Les rendez-vous et actes médicaux s’enchaînent pendant la grossesse (et après !). Et tout cela a un coût. Panorama de ce qui vous attend durant ces 9 mois.

 

Les frais de santé pendant la grossesse

Une première consultation doit être réalisée avant la fin du 1er trimestre : elle vous permettra notamment de faire un point sur votre état de santé et de recevoir votre déclaration de grossesse, un document à transmettre rapidement à la CPAM.

6 autres visites médicales sont ensuite prévues chez votre médecin ou votre sage-femme. Soit une par mois.

Ajoutez à cela des examens divers et variés comme :

    • la création de votre carte de groupe sanguin et de rhésus (souvent déjà réalisée lors d’une précédente grossesse, sinon à établir) ;
    • le dépistage de certaines maladies : VIH, syphilis, rubéole, toxoplasmose, etc.
    • une échographie de datation et trois échographies de suivi de grossesse (une par trimestre : la T1, la T2 et la T3) ;
    • un frottis du col de l’utérus (si pas à jour) ;
    • des bilans sanguins mensuels ;
    • une consultation avec l’anesthésiste (y compris si vous ne souhaitez pas de péridurale pour l’accouchement) ;
    • l’amniocentèse (en cas de risque de malformation génétique) ;
    • le test du diabète gestationnel ;
    • etc.

Terminons enfin par les dernières dépenses facultatives :

    • Des échographies supplémentaires (voire des échographies 3D).
    • Des séances de préparation à l’accouchement avec une sage-femme (maintenant appelées préparation à la naissance et à la parentalité), cet accompagnement commence souvent par l’entretien prénatal précoce, puis par 7 séances de préparation.
    • Des séances de yoga prénatal ou d’haptonomie.
    • Un rendez-vous de contrôle chez le dentiste (les dents et les gencives peuvent être particulièrement impactées par le bain d’hormones de la grossesse).
    • Des séances d’ostéopathie, d’acupuncture, de sophrologie ou d’autres médecines douces pour atténuer les maux de grossesse.
    • Etc.

Si la CPAM prend en charge une partie (voire la totalité) des frais engendrés par ces examens, mieux vaut avoir une bonne mutuelle pour bénéficier d’un meilleur remboursement.

 

Les dépenses liées à l’accouchement et le séjour en maternité

Entre les actes médicaux, l’hospitalisation et le séjour en maternité, la facture théorique d’un accouchement peut être élevée. Dans la plupart des cas, l’Assurance Maladie couvre l’essentiel des soins remboursables, et une complémentaire santé permet de limiter davantage le reste à charge, en particulier si des frais supplémentaires s’ajoutent.

Cependant, en plus de l’acte en lui-même, d’autres dépenses sont aussi à prévoir :

    • les frais d’hospitalisation ;
    • les honoraires des professionnels de santé (gynécologue, sage-femme et anesthésiste) ainsi que leurs dépassements d’honoraires ;
    • le forfait hospitalier ;
    • les options « confort » (= chambre individuelle, télévision, etc.) ;
    • les frais de transport domicile/hôpital en ambulance ou en taxi ;
    • l’hébergement AVANT l’accouchement (si vous habitez loin de l’hôpital et que votre terme se rapproche).

Encore une fois, tous ces frais peuvent être remboursés par l’Assurance maladie et certaines mutuelles.

 

Le coût du post-partum

Votre bébé est enfin là, et avec lui, d’autres dépenses :

    • le suivi à domicile avec une sage-femme ;
    • les séances de rééducation du périnée et de rééducation abdominale ;
    • les 3 examens de suivi jusqu’aux 2 mois du nouveau-né ;
    • la vaccination obligatoire pour le nourrisson ;
    • les visites impromptues chez le pédiatre ou le médecin généraliste ;
    • etc.

Comme toujours, certains actes sont pris en charge par la Sécurité sociale, mais pour être certaine d’être bien remboursée et de ne pas avoir à trop mettre la main au porte-monnaie, une mutuelle adaptée est indispensable.

 

Prise en charge Sécurité sociale pendant la grossesse : ce qui est remboursé et ce qui ne l’est pas

Si vous avez transmis votre déclaration de grossesse à la CPAM en temps et en heure (c’est-à-dire dans les 3 premiers mois de grossesse), une très grande partie des frais liés à la maternité et au post-partum seront pris en charge par la Sécurité sociale. Vous pourrez même profiter du tiers payant (= sans avance de frais de votre part) pour certains examens et certaines consultations.

 

Les soins pris en charge à 100 % par la CPAM

Pendant votre grossesse, vous pouvez profiter d’une prise en charge à 100 % des consultations et examens obligatoires par la CPAM (dans la limite des tarifs conventionnels — en cas de dépassement d’honoraires, le reste à charge pourra être remboursé par certaines mutuelles).

C’est le cas pour :

    • Les 7 consultations prénatales.
    • Les séances de préparation à l’accouchement.
    • Les bilans sanguins et le dépistage de certaines maladies (VIH, diabète gestationnel, toxoplasmose, etc.).
    • l’examen de prévention bucco-dentaire (à partir du 4emois de grossesse et jusqu’au dernier jour du 6e mois après l’accouchement).
    • Le vaccin contre la grippe (recommandé chez la femme enceinte, pris en charge selon les conditions en vigueur).
    • L’échographie du 3etrimestre (T3).
    • Tous les frais médicaux à partir du 6emois de grossesse et jusqu’à l’accouchement (analyses, examens, hospitalisation, médicaments, etc.) sur la base des tarifs de la Sécurité sociale.
    • Les frais d’accouchement et les frais de maternité.
    • Le forfait hospitalier pendant les 4 derniers mois de grossesse, pour l’accouchement et jusqu’à 12 jours après l’accouchement (ici il ne s’agit pas d’un remboursement mais d’une exonération).
    • Les frais de transport (uniquement sur prescription médicale).
    • Le suivi post-partum (jusqu’à 12 jours après l’accouchement).

Bon à savoir : les médicaments comme l’acide folique ou encore les équipements comme les bas de contention peuvent aussi être pris en charge par la CPAM s’ils sont prescrits par un professionnel de santé. Le remboursement reste identique aux tarifs habituels du 1er mois au 5e mois de grossesse, mais passe à 100 % du tarif conventionnel à partir du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement.

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Les dépenses qui ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie

Comme nous l’avons vu précédemment, de nombreux frais sont entièrement ou très bien pris en charge par la CPAM… mais ce n’est pas le cas de toutes les dépenses.

Bon à savoir : Jusqu’à la fin du 5ème mois, les 2 premières échographies obligatoires sont prises en charge à 70% du tarif de base. À partir du 6ème mois, la 3ème échographie est prise en charge à 100% du tarif de base (hors dépassements).

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Pensez également aux dépenses qui ne sont jamais remboursées par la CPAM :

    • dépassements d’honoraires ;
    • chambre individuelle ;
    • consultations chez l’ostéopathe ou chez un autre professionnel de médecine douce ;
    • ceinture de grossesse ;
    • coussin d’allaitement ;
    • ballon de grossesse ;
    • etc.

Bon à savoir : faire le choix d’accoucher en clinique a un coût certain ! Les professionnels qui y exercent pratiquent des dépassements d’honoraires (qui peuvent allégrement atteindre la centaine d’euros). Alors même si la CPAM rembourse 100 % des frais d’accouchement et des frais de séjour, l’organisme se base toujours sur le tarif conventionnel… bien loin du véritable tarif affiché dans ces établissements privés.

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C’est pour cette raison qu’il est absolument indispensable d’avoir une bonne mutuelle : cela vous permettra d’être mieux remboursée pendant cette période si particulière qu’est la maternité.

En bref :

Soins/frais liés à la grossesse Remboursement par la Sécurité sociale Limites éventuelles
Consultations prénatales obligatoires ✅ Oui 100 % avec dispense de frais
Échographies obligatoires (3) ✅ Oui 70 % pour l’écho de datation et les échos T1 et T2

100 % pour l’écho T3

hors dépassements d’honoraires

Analyses et examens médicaux obligatoires ✅ Oui Selon les tarifs conventionnés
Séances de préparation à la naissance et à la parentalité ✅ Oui Selon les tarifs conventionnés
Médicaments prescrits liés à la grossesse ✅ Oui Selon le taux de remboursement habituel
Examen de prévention bucco-dentaire ✅ Oui À partir du 4e mois
Hospitalisation pour l’accouchement ✅ Oui Sur la base des tarifs conventionnés
Accouchement (voie basse ou césarienne) ✅ Oui 100 % à partir du 6 ᵉ mois
Forfait journalier hospitalier ✅ Exonération Pour les 4 derniers mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement
Dépassements d’honoraires ❌ Non Gynécologue, anesthésiste, clinique privée
Chambre individuelle ❌ Non
Soins de confort (télévision, accompagnant…) ❌ Non
Ostéopathie, acupuncture, sophrologie ❌ Non
Suivi psychologique post-partum ❌Non
Rééducation périnéale (dans la limite prévue) ✅ Oui Nombre de séances plafonné
Dépassement de séances de rééducation ❌ Non Mutuelle indispensable
Suivi post-partum à domicile par une sage-femme ✅ Oui Jusqu’au 12e jour après l’accouchement

Source : Service Public

 

Mutuelle grossesse : comment choisir ?

Complémentaire santé maternité : les garanties indispensables

Vous êtes à la recherche d’une mutuelle maternité avec un bon rapport qualité/prix ?

Pour renforcer la prise en charge de la CPAM pendant votre grossesse, prêtez une attention toute particulière à certaines lignes de votre contrat :

    • les dépassements d’honoraires des spécialistes (minimum 300 % BRSS — pour Base de remboursement de la Sécurité sociale) ;
    • le forfait journalier hospitalier ;
    • la prise en charge des frais de confort durant l’hospitalisation (chambre individuelle, TV, etc.) ;
    • le forfait médecines douces (acupuncture, ostéopathe, psychologue, etc.).

Attention également au délai de carence ! Certaines complémentaires santé imposent 6 mois de carence, voire plus. Durant ce laps de temps, aucune prise en charge n’est possible. Autrement dit, mieux vaut anticiper (autant que possible) la souscription d’une mutuelle grossesse avant de tomber enceinte… ou opter pour une formule sans délai de carence (souvent plus onéreuse).

Bon à savoir : de plus en plus de mutuelles offrent une « prime de naissance », c’est-à-dire une somme d’argent de quelques centaines d’euros (entre 100 € et 500 € selon les organismes et les contrats). Celle-ci est à différencier de la prime de naissance Caf, versée par la Caisse d’allocations familiales sous conditions de ressources.

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Enfin, de nombreuses complémentaires santé proposent désormais un forfait maternité, complètement indépendant des remboursements « classiques ». À l’intérieur sont souvent intégrés le financement des dépassements d’honoraires, la chambre particulière, des séances chez l’ostéopathe ou l’acupuncteur, etc. Son montant varie considérablement suivant les contrats et peut grimper à plus de 1 000 €. Un vrai plus !

Comparer les complémentaires santé maternité est indispensable pour éviter les mauvaises surprises au moment de l’accouchement. Les garanties varient fortement d’un contrat à l’autre : dépassements d’honoraires, chambre individuelle, forfait maternité, médecines douces…

Pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation et à votre budget, vous pouvez utiliser le comparateur ci-dessous. En quelques minutes, vous obtenez des devis personnalisés selon vos besoins.

Notez bien que le simulateur ci-dessous est un service externe à Aide-Sociale.fr.


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Changer de mutuelle pendant la grossesse : est-ce possible (et intéressant) ?

Vous attendez un heureux événement et vous aimeriez changer de mutuelle pour profiter de meilleurs remboursements ?

En soi, et contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est tout à fait possible. En effet, les complémentaires santé n’ont pas le droit d’obliger leurs futurs adhérents à répondre à un questionnaire médical et à exclure certaines personnes à cause de leur état de santé. C’est de la discrimination et c’est bien évidemment interdit par la loi.

En revanche, certaines mutuelles peuvent imposer des délais de carence relativement importants (entre quelques mois et un an), ce qui soulève un problème de taille : les garanties les plus intéressantes pour vous ne seraient pas « actives » aux moments où vous en auriez le plus besoin.

Plus concrètement, si vous trouvez LA mutuelle grossesse parfaite, les démarches sont grandement simplifiées grâce à la résiliation infra-annuelle. Après 1 an de contrat, vous pouvez résilier à tout moment, sans frais. La résiliation prend effet un mois après la réception de la demande (selon le canal utilisé).

 

Prix mutuelle maternité : quelques tarifs indicatifs

Vous vous demandez peut-être « combien ça coûte une mutuelle grossesse ? ». Il est important de garder en tête que le prix d’une complémentaire santé maternité dépend considérablement du niveau de protection désiré. Ainsi, et sans surprise, plus vous serez prise en charge et remboursée, plus votre cotisation sera onéreuse.

De manière générale, le prix moyen d’une mutuelle maternité est d’environ 50 € pour une couverture basique avec une prise en charge correcte de l’hospitalisation.

Si vous souhaitez vous tourner vers des contrats plus complets, avec des dépassements d’honoraires conséquents (200 % à 400 % BRSS — Base de remboursement de la Sécurité sociale) et un forfait maternité incluant la prise en charge des médecines douces, attendez-vous à débourser entre 70 € et 120 €, voire davantage.

Cependant, pour avoir une idée précise du coût de votre mutuelle grossesse, mieux vaut utiliser un comparateur de complémentaires santé. En moins de 2 minutes, vous obtiendrez le meilleur tarif parmi plus de 3200 formules référencées.

 

Mutuelle d’entreprise et grossesse : comment ça se passe ?

Si vous êtes salariée dans une entreprise, vous avez déjà une complémentaire santé : la mutuelle d’entreprise. Cette dernière est généralement obligatoire, sauf cas de dispense, y compris les femmes enceintes. Dès que vous signez votre contrat de travail, vous y êtes automatiquement affiliée. Cela signifie que vous êtes couverte durant toute votre grossesse, et bien évidemment, pendant votre congé maternité, même si vous ne travaillez pas (tant que vous êtes toujours sous contrat).

Toutefois, nous vous recommandons chaudement de vérifier les différentes garanties qu’offre votre mutuelle. Généralement, il s’agit d’une couverture standard (pour pouvoir s’adapter à l’ensemble des salariés) avec remboursement correct des soins courants et de l’hospitalisation. Seul hic : peu assurent les dépassements d’honoraires, la prise en charge de la chambre individuelle ou encore les médecines douces, et à plus forte raison, un forfait maternité. Résultat : le reste à charge peut être non négligeable au moment de votre accouchement.

La mutuelle d’entreprise étant obligatoire, la question de prendre une deuxième mutuelle en plus peut se poser, mais cela reste moins intéressant. En effet, vous devrez régler deux cotisations, ce qui représente une certaine somme, somme qui sera difficilement compensée par des remboursements suffisants.

Mieux vaut plutôt miser sur la surcomplémentaire santé proposée par votre mutuelle d’entreprise afin de renforcer la prise en charge de certains postes (hospitalisation et dépassements d’honoraires notamment). C’est souvent le plus pertinent financièrement.

Dans tous les cas, prenez le temps de comparer les deux solutions qui s’offrent à vous et de choisir la plus avantageuse pour votre porte-monnaie !

 

Complémentaire santé solidaire : une mutuelle femme enceinte pas cher

La Complémentaire santé solidaire (CSS) est une mutuelle pas cher réservée aux personnes aux ressources modestes. Elle offre une couverture santé qui peut être utilisée pendant votre grossesse. Le petit plus ? Pas d’avance de frais, ni de reste à charge (à condition de respecter les tarifs conventionnels de la Sécurité sociale) !

Si vous recherchez une mutuelle maternité à petit prix, c’est peut-être la solution. Grâce à la CSS, vous bénéficiez d’une prise en charge à 100 % des soins liées à la grossesse et à l’accouchement, y compris les consultations, les examens obligatoires, les bilans sanguins mensuels, les médicaments et les frais d’hospitalisation.

Bon à savoir : à partir du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement, la Complémentaire santé solidaire prend en charge l’ensemble des soins remboursables (qu’ils soient en lien ou non avec la grossesse) avec dispense totale d’avance de frais.

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Quid des dépassements d’honoraires ? Rassurez-vous : la CSS interdit aux professionnels de santé d’en appliquer (sauf exceptions très limitées). Cela signifie que vous n’aurez aucun reste à charge, et ce même si vous accouchez dans une clinique en respectant les règles de prise en charge et hors prestations de confort (chambre individuelle, TV, etc.).

En revanche, point de forfait maternité, de remboursement de séances d’ostéopathie ou de prise en charge de la chambre individuelle avec la Complémentaire santé solidaire !

Pour profiter de la CSS, il faut respecter des plafonds de ressources spécifiques. Si c’est bien le cas, vous pourrez faire une demande via votre Compte Ameli. Toutes les personnes du foyer seront alors couvertes.

Bon à savoir : si vous avez une mutuelle d’entreprise, mais que vous êtes éligible à la Complémentaire santé solidaire, vous pouvez exiger une dispense et résilier votre contrat.

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Côté prix, le montant de la CSS dépend de l’âge des bénéficiaires :

Âge au 1er janvier de l’année d’attribution de la CSS Montant mensuel de la participation financière
29 ans et moins 8 €
De 30 à 49 ans 14 €
De 50 à 59 ans 21 €
De 60 à 69 ans 25 €
De 70 ans et plus 30 €

Source : Ameli.fr

Par exemple :

Pour une femme enceinte de 27 ans avec un enfant de 3 ans, la participation totale sera de 16 € par mois (8 € pour la maman solo + 8 € pour l’enfant).

Pour un couple de deux futurs parents de 31 et 35 ans avec un enfant de 8 ans, la participation totale sera de 36 € (14 € x 2 pour les deux parents + 8 € pour l’enfant).

Des tarifs incomparables !

 

FAQ – Mutuelle grossesse : questions fréquentes

Choisir une complémentaire santé pendant la grossesse soulève souvent les mêmes interrogations : changements de contrat, délais, remboursements concrets ou démarches à anticiper. Voici des réponses pratiques pour y voir clair et éviter les mauvaises surprises au moment de l’accouchement et après la naissance.

 

Faut-il souscrire une mutuelle “spéciale grossesse” ou une mutuelle classique suffit-elle ?

Il n’existe pas toujours une “mutuelle grossesse” au sens strict : la plupart du temps, il s’agit d’un contrat classique avec des garanties plus ou moins favorables pour la maternité. L’important est de regarder les postes qui coûtent réellement : hospitalisation, honoraires des spécialistes, frais de confort et éventuels forfaits. Une bonne mutuelle générale peut donc être très adaptée si elle couvre bien ces besoins.

 

Que signifie “300 % BRSS” et est-ce forcément mieux ?

Le “% BRSS” indique le niveau de remboursement par rapport à la base de la Sécurité sociale, pas par rapport au prix réellement facturé. Un taux élevé peut être utile si les professionnels pratiquent des honoraires au-dessus des tarifs de base, mais il n’est pas toujours suffisant si les dépassements sont importants. Il faut aussi vérifier les plafonds annuels, les exclusions et la façon dont l’offre rembourse l’hospitalisation et les frais annexes.

 

Comment éviter les mauvaises surprises liées au délai de carence ?

Le délai de carence est une période pendant laquelle certaines garanties ne s’appliquent pas, même si vous payez déjà la cotisation. Pour l’éviter, il faut lire les conditions particulières du contrat (pas seulement la plaquette commerciale) et repérer les garanties concernées : maternité, hospitalisation, forfaits, etc. Certaines offres le suppriment, mais elles peuvent être plus chères ou compenser par des limites de remboursement.

 

Peut-on changer de mutuelle enceinte sans perdre de remboursement ?

Oui, mais tout dépend du timing et des conditions du nouveau contrat. Changer de mutuelle ne modifie pas vos droits auprès de l’Assurance Maladie, mais peut impacter la part complémentaire si des délais de carence s’appliquent ou si les garanties maternité sont plafonnées. Il faut donc comparer la date d’effet, vérifier ce qui est pris en charge immédiatement, et éviter une période “sans couverture” en coordonnant correctement la résiliation et l’adhésion.

 

La mutuelle rembourse-t-elle automatiquement la chambre individuelle en maternité ?

Non, la chambre individuelle est généralement considérée comme une prestation de confort, donc elle dépend du contrat. Certaines mutuelles remboursent un montant par nuit, d’autres imposent un plafond annuel, et certaines ne la couvrent pas du tout. Avant d’accoucher, il est utile de vérifier le montant exact pris en charge, le nombre de nuits couvertes et si la garantie s’applique dans les hôpitaux publics, les cliniques ou les deux.

 

Les dépassements d’honoraires en maternité sont-ils fréquents et comment les limiter ?

Ils peuvent l’être, surtout en secteur privé, ou lorsque certains praticiens pratiquent des tarifs supérieurs au tarif de base. Pour les limiter, vous pouvez demander un devis ou une information tarifaire avant l’acte quand c’est possible, privilégier les praticiens au tarif maîtrisé, et vérifier si l’établissement est conventionné. Une mutuelle avec une bonne couverture sur ce poste aide, mais il est aussi utile d’anticiper en comparant les options de suivi et de lieu d’accouchement.

 

La grossesse peut-elle justifier une dispense de mutuelle d’entreprise ?

La grossesse, en elle-même, ne crée pas automatiquement un droit à dispense. Les dispenses reposent sur des situations prévues par la réglementation ou par l’acte instituant la mutuelle (par exemple : CDD, couverture par un autre contrat, bénéficiaire de la CSS, etc.). Si vous souhaitez être dispensée, il faut vérifier les cas possibles dans votre entreprise et fournir les justificatifs demandés. À défaut, la surcomplémentaire peut être une alternative.

 

Une surcomplémentaire est-elle utile pendant la grossesse ?

Oui, si votre mutuelle principale (souvent celle de l’entreprise) laisse un reste à charge important sur des postes coûteux. Une surcomplémentaire vient renforcer certains remboursements sans remplacer le contrat principal, notamment sur l’hospitalisation, les honoraires ou les frais de confort. En revanche, elle représente une cotisation supplémentaire : elle est surtout pertinente si vous avez identifié des dépenses probables et que le gain attendu dépasse le coût sur plusieurs mois.

 

Est-ce que la mutuelle couvre aussi le bébé dès la naissance ?

Pas automatiquement : après la naissance, l’enfant doit être rattaché à l’Assurance Maladie d’un parent, puis ajouté à la complémentaire santé. Selon les contrats, l’ajout peut être gratuit, payant, ou entraîner un changement de formule. Il est conseillé de se renseigner en amont sur les délais de déclaration, les documents à fournir et l’impact éventuel sur la cotisation, surtout si vous prévoyez un suivi pédiatrique régulier.

 

Quand faut-il demander des devis à la maternité ou aux praticiens ?

Dès que vous avez une idée du lieu d’accouchement et du type de suivi. Un devis ou une estimation est utile dès qu’il existe un risque de dépassement d’honoraires ou de prestations optionnelles (chambre particulière, accompagnant, etc.). Cela vous permet de comparer le coût réel avec ce que votre mutuelle rembourse, et d’ajuster votre contrat si nécessaire. Même une information tarifaire simple peut éviter une facture inattendue après la sortie.


Crédit photo : © Henry Saint John / Adobe


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