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Congé maternité : que dit la loi sur sa durée ?
Le congé de maternité a vu le jour au début du 20ème siècle pour permettre aux femmes de bénéficier de repos au moment de l’accouchement, en partie avant et en partie après la naissance. La loi fixe la durée de ce congé maternité en fonction de la situation familiale avant la naissance, du déroulement de la grossesse et des conditions de la naissance.
Il est possible de réduire son congé de maternité, mais dans tous les cas, la future mère doit cesser de travailler au minimum 8 semaines dont 6 après l’accouchement. En effet, le congé de maternité est obligatoire et il est impossible d’y renoncer totalement.
La durée du congé de maternité dépend de deux facteurs :
- Le nombre d’enfants à charge avant la naissance
- Le nombre d’enfants à naître
Découvrez dans le paragraphe ci-dessous le nombre de semaines auquel vous pouvez prétendre. La convention collective de votre entreprise peut prévoir des dispositions particulières qui allongent la durée du congé de maternité. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre employeur.
Quelle est la durée légale d’un congé maternité ?
Pour la naissance d’un enfant, la durée du congé de maternité dépend de la présence ou non d’enfants déjà à charge dans le foyer de la mère. Le congé maternité total (prénatal et postnatal) peut varier de 16 à 26 semaines. Sachez que durant cette période, vous êtes protégée juridiquement. Découvrez l’article consacré au licenciement de la femme enceinte. Si votre grossesse présente des complications médicales, un congé pathologique prénatal peut également être prescrit avant le début de ce congé maternité.
On entend par enfant à charge les enfants précédemment nés ou nés-viables, c’est-à-dire nés après 22 semaines d’aménorrhée ou pesant au moins 500g et pour qui un acte de naissance et un acte de décès ont été délivrés.
La notion “d’enfant à charge” concerne tous les enfants du couple et pour les justificatifs à présenter, contactez votre Caisse primaire d’assurance maladie (voir comment faire).
Durée du congé maternité pour un enfant unique (1er, 2e, 3e enfant et plus)
La durée du congé maternité est de 16 semaines minimum au total (pour un premier et 2ème enfant à naître). Pour déterminer les semaines auxquelles peut prétendre une future maman avant et après l’accouchement, il faut prendre en compte la date présumée de la naissance (qui est déterminée lors de votre grossesse). Cette date figure sur le certificat remis lors de votre premier examen prénatal, qui sert aussi à déclarer votre grossesse à la CPAM et à la CAF.
| Statut de l’enfant | Semaines avant la naissance | Semaines après l’accouchement | Durée totale du congé maternité |
|---|---|---|---|
| Premier enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| 2ème enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| À partir du 3ème enfant | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
Si vous attendez votre premier enfant, vous bénéficiez d’un congé de maternité d’une durée totale de 16 semaines et si l’enfant à naître est le 3ème (ou plus), le congé total est de 26 semaines.
Si vous résidez loin de votre maternité, sachez que votre congé prénatal peut aussi être l’occasion de bénéficier d’un hébergement temporaire pris en charge par l’Assurance maladie, le temps de vous rapprocher de votre lieu d’accouchement avant la date prévue.
Durée du congé maternité pour une naissance multiple (jumeaux, triplés)
La durée du congé maternité dans le cadre d’une naissance multiple dépend quant à elle du nombre d’enfants à naître. Elle peut aller de 34 à 46 semaines.
| Nombre d’enfants à naître | Semaines avant la naissance | Semaines après l’accouchement | Durée totale du congé maternité |
|---|---|---|---|
| 2 enfants | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| À partir de 3 enfants | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Si vous attendez des jumeaux, vous pouvez prétendre à un congé maternité de 34 semaines et si vous attendez des triplés ou plus, la durée s’allonge à 46 semaines.
Ce qu’il faut savoir sur la durée d’un congé maternité
Il faut différencier l’indemnisation du congé maternité qui est soumis à conditions et le fait de bénéficier de semaines de repos qui est accordé à toutes les futures mamans. Si vous le souhaitez, découvrez également la durée du congé paternité. À l’issue de votre congé maternité, vous pouvez également envisager un congé parental à temps partiel pour reprendre progressivement votre activité, en mi-temps, à 60 % ou à 80 %. Si vous êtes fonctionnaire, ce temps partiel n’est pas ouvert de la même façon : consultez notre article sur le congé parental dans la fonction publique pour connaître les règles spécifiques aux agents titulaires et contractuels.
D’autre part, si votre grossesse se déroule dans de bonnes conditions et si vous souhaitez bénéficier de plus de temps avec votre enfant après l’accouchement, vous pouvez moduler les dates de votre congé de maternité. Vous pouvez alors choisir de reporter au maximum les trois premières semaines du congé prénatal sur le congé postnatal. La demande écrite est à faire auprès de votre Caisse primaire d’assurance maladie au plus tard la veille de la date de début du congé planifié. À cette demande, vous devez joindre un certificat médical de votre médecin ou sage-femme attestant de votre aptitude à prolonger votre activité avant la naissance.
Si vous vous trouvez en arrêt de travail en lien ou non avec votre grossesse pendant la période de report du congé prénatal, votre situation sera revue. Le report sera annulé et votre congé de maternité débutera effectivement le premier jour de l’arrêt de travail.
Nouveauté 2026 : le congé supplémentaire de naissance s’ajoute au congé maternité
Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau droit vient compléter le congé maternité : le congé supplémentaire de naissance. D’une durée d’1 à 2 mois par parent, il s’ajoute aux congés existants (maternité, paternité, accueil de l’enfant ou adoption) et concerne les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026.
Ce congé n’est pas automatique : il doit être pris après épuisement du congé maternité et dans un délai de 9 mois suivant la naissance. Il est indemnisé à hauteur de 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second mois, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Durée du congé maternité : questions fréquentes
Au-delà du nombre de semaines selon votre situation familiale, plusieurs questions pratiques reviennent souvent. Voici nos réponses aux interrogations les plus fréquentes sur le sujet.
Le congé maternité a-t-il un impact sur le calcul de ma retraite ?
Non, le congé maternité est assimilé à une période cotisée pour la retraite. Chaque trimestre de congé maternité est validé comme du temps de travail effectif. De plus, une majoration de trimestres est accordée aux mères pour chaque enfant né ou élevé, en plus des trimestres du congé lui-même.
Peut-on cumuler le congé maternité avec le nouveau congé supplémentaire de naissance ?
Oui, mais pas simultanément. Le congé supplémentaire de naissance ne peut débuter qu’après avoir intégralement pris son congé maternité. Il s’agit donc d’un cumul successif : d’abord les semaines de congé maternité, puis, dans un second temps, 1 à 2 mois supplémentaires si vous en faites la demande.
Mon salaire est-il maintenu à 100 % pendant le congé maternité ?
Pas automatiquement. La Sécurité sociale verse des indemnités journalières calculées sur votre salaire, plafonnées et minorées de 21 % de cotisations. Un maintien de salaire à 100 % dépend uniquement de votre convention collective ou d’un accord d’entreprise plus favorable.
Que se passe-t-il si je suis en CDD au moment de mon congé maternité ?
La durée du congé maternité est identique, que vous soyez en CDI ou en CDD. Si votre contrat se termine pendant le congé, vous continuez de percevoir vos indemnités journalières sous réserve de remplir les conditions d’affiliation à la Sécurité sociale.
Le congé maternité est-il différent pour une travailleuse indépendante ?
Les indépendantes bénéficient de durées de congé maternité proches de celles des salariées, mais les conditions d’indemnisation diffèrent : elles perçoivent une allocation forfaitaire de repos maternel et des indemnités journalières calculées selon leurs revenus professionnels des années précédentes.
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Rédactrice sur Aide-Sociale.fr depuis 2018, je mets au service du site une double expertise acquise comme professeure dans l’enseignement spécialisé et élue syndicaliste du personnel. Mon engagement auprès des personnes en situation de vulnérabilité m’a permis de comprendre de l’intérieur les difficultés d’accès aux droits sociaux. J’ai rédigé plus de 185 articles pour rendre les démarches administratives accessibles à tous.
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