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ASI et AAH : qui peut percevoir ces aides ?
L’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) complète une petite pension (invalidité, réversion ou vieillesse) lorsque les ressources sont faibles. Pour la recevoir, vous devez être reconnu invalide et ne pas avoir atteint l’âge légal de la retraite.
Son montant est la différence entre un plafond et vos ressources. Selon service-public.gouv.fr, ce plafond est de 922,17 € par mois pour une personne seule et de 1 542,84 € pour un couple. Exemple : avec 600 € de pension d’invalidité et aucune autre ressource, vous percevez 322,17 € d’ASI (922,17 € − 600 €).
L’allocation aux adultes handicapés (AAH) garantit un revenu minimum aux adultes handicapés. Pour la percevoir, vous devez avoir un taux d’incapacité d’au moins 50 %. Si ce taux est inférieur à 80 %, la CDAPH doit aussi reconnaître une restriction substantielle d’accès à l’emploi. Des conditions d’âge, de résidence et de ressources s’ajoutent.
Son montant maximal est de 1 041,59 € par mois depuis avril 2026. Pour les conditions détaillées, consultez notre page sur l’allocation aux adultes handicapés.
Peut-on cumuler l’ASI et l’AAH ?
En pratique, l’ASI et l’AAH ne s’additionnent pas. Toutes deux visent à garantir un revenu minimum, et l’AAH est une aide subsidiaire : le code de la Sécurité sociale (article L. 821-1) prévoit qu’elle n’est ouverte que si vous ne pouvez pas prétendre à un avantage d’invalidité ou de vieillesse d’un montant équivalent.
Cela ne veut pas dire que les deux aides s’excluent totalement. L’AAH peut jouer un rôle de complément (AAH différentielle) lorsque vos autres ressources sont inférieures à son plafond. Comme l’indique service-public.gouv.fr, si vous percevez une pension d’invalidité, vous recevez la différence entre le montant de cette pension et le montant maximal de l’AAH.
Bon à savoir : si vous pouvez prétendre à l’ASI, la caisse qui verse l’AAH peut vous demander de faire valoir ce droit avant de maintenir un complément d’AAH (article L. 815-27 du code de la Sécurité sociale). Il s’agit d’une règle prévue par les textes, et non d’une pratique abusive. En cas de doute sur la suppression de votre AAH, demandez le motif par écrit à votre caisse.
Quelles aides peut-on cumuler avec l’ASI et l’AAH ?
Chacune de ces deux aides peut, séparément, se combiner avec d’autres dispositifs.
L’AAH peut notamment se cumuler avec la prime d’activité, les aides au logement comme l’APL, la majoration pour la vie autonome, ou, sous conditions de ressources, une pension de réversion.
L’ASI vient compléter une pension d’invalidité, une pension de réversion, une retraite anticipée pour handicap ou carrière longue, ou une retraite anticipée pour travail pénible. Elle peut aussi se cumuler avec des revenus professionnels dans certaines limites, fixées par l’article R. 815-29 du code de la Sécurité sociale.
Questions fréquentes sur le cumul de l’ASI et de l’AAH
Voici les réponses aux autres questions que se posent souvent les personnes concernées par l’ASI et l’AAH.
Peut-on toucher l’AAH quand on perçoit une pension d’invalidité ?
Oui, si la pension est inférieure au montant maximal de l’AAH. Selon service-public.gouv.fr, vous recevez alors la différence entre votre pension et 1 041,59 €. L’AAH est donc réduite d’autant, mais vous gardez votre pension.
L’ASI ou l’AAH : laquelle est la plus avantageuse ?
Le plafond de l’AAH (1 041,59 €) est plus élevé que celui de l’ASI pour une personne seule (922,17 €). Mais les conditions diffèrent : l’AAH exige un taux d’incapacité d’au moins 50 %, l’ASI une pension et une invalidité reconnue. Le plus fiable est de demander un calcul aux deux organismes.
Qui verse l’ASI et qui verse l’AAH ?
L’ASI est versée par l’organisme qui paie votre pension : la CPAM, la MSA ou votre caisse de retraite. L’AAH est versée par la CAF (ou la MSA), après décision de la CDAPH au sein de la MDPH. Les deux demandes se font donc auprès d’organismes différents.
Que faire si l’ASI et l’AAH me sont toutes deux refusées ou réduites ?
Demandez d’abord à la caisse le détail du calcul et le motif de la décision. Vous pouvez ensuite la contester par un recours amiable, en principe dans les deux mois suivant la notification. Pensez à signaler tout changement de ressources, qui modifie le montant des deux aides.
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Journaliste et rédactrice web avec plus de dix ans d’expérience, Dorothée Pierry a collaboré avec Aide-Sociale.fr de 2017 à 2025. Sa connaissance approfondie des questions juridiques et du dispositif administratif et social en France lui a permis de rédiger 491 articles pour aider les lecteurs à connaître leurs droits et à effectuer leurs démarches.
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