SOMMAIRE
Quelles aides pour s’occuper d’un parent âgé ?
Si vous avez un proche âgé que vous souhaitez accompagner dans son quotidien, notamment pour l’aider à se maintenir à domicile, sachez que différentes aides financières et pratiques existent. Vous trouverez la liste de ces dispositifs ci-dessous.
Aide pour couvrir les frais liés à la perte d’autonomie : l’APA
Si vous avez un parent âgé de plus de 60 ans qui a besoin d’assistance au quotidien (aide ménagère, repas, etc.), il peut, sous conditions, bénéficier de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). L’APA est attribuée par le Conseil départemental et versée mensuellement.
Montant (barème en vigueur au 1er janvier 2026) : l’APA dépend du degré de perte d’autonomie (GIR 1 à 4), du plan d’aide établi, et peut être diminuée d’une participation financière selon les ressources. À domicile, le plan d’aide est plafonné (montants maximum par mois) :
- GIR 1 : 2 080,33 € / mois
- GIR 2 : 1 682,30 € / mois
- GIR 3 : 1 215,99 € / mois
- GIR 4 : 811,52 € / mois
À savoir : il n’existe pas de “montant minimum de l’APA” garanti. En revanche, l’APA n’est pas versée si son montant mensuel (après déduction de la participation éventuelle) est inférieur ou égal à 36,06 € (seuil de non-versement au 1er janvier 2026).
Contact et démarches : pour déposer une demande, rapprochez-vous du Conseil départemental et remplissez le dossier APA (connaître la démarche à suivre).
APA et droit au répit pour accompagner un proche âgé
Si vous venez en aide à un proche âgé, il est utile de savoir s’il est bénéficiaire de l’APA. S’il ne perçoit pas l’APA, il peut vous employer comme salarié à domicile, à condition d’en assumer le coût
En revanche, s’il perçoit l’APA, l’aide peut permettre de vous rémunérer en tant qu’aidant familial, sauf si vous êtes son conjoint, concubin ou partenaire de PACS.
Vous percevrez alors un salaire ouvrant des droits sociaux (sécurité sociale, retraite, congés payés…). Le proche aidé devient votre employeur (déclarations Urssaf/Cesu, contrat, bulletins de paie, cotisations, etc.).
Droit au répit (plafond en vigueur au 1er janvier 2026) : lorsque le plan d’aide APA du proche aidé atteint le plafond, une majoration dite “droit au répit” peut contribuer au financement de solutions de relais (accueil temporaire, aide à domicile, etc.).
Montant maximum : 583,52 € par an (plafond au 1er janvier 2026, par personne aidée).
Contact et démarches : pour être rémunéré au titre de l’APA de votre proche aidé ou pour activer le droit au répit, rapprochez-vous de votre Conseil départemental.
Aide financière du département pour une aide ménagère
Si un de vos parents âgés a besoin d’assistance dans son quotidien (toilette, courses, etc.), vous pouvez vous rapprocher du Département pour obtenir une aide ménagère à domicile. Cette aide est attribuée sous conditions d’âge et de revenus (règles variables selon les départements).
Montant : fixé par le Conseil départemental. Il varie selon les revenus du bénéficiaire et une participation financière peut être demandée.
Modalités de versement : selon les situations, l’aide est versée au service d’aide à domicile, ou au bénéficiaire s’il emploie lui-même un salarié à domicile.
Contact et démarches : rapprochez-vous du CCAS ou de la mairie de la commune où réside votre parent. Détails : aide ménagère.
Aide pour le portage des repas
Si votre proche âgé rencontre des difficultés pour préparer ses repas, il peut parfois obtenir, sous conditions, une aide pour le portage des repas (conditions et âge d’accès variables selon les communes/organismes).
Cette aide peut permettre un portage directement à domicile, ou une prise en charge partielle de repas en foyer-restaurant si la personne a la mobilité suffisante.
Montant : il varie fortement selon la commune, l’organisme financeur et les ressources. Une participation financière est généralement demandée, avec un reste à charge pouvant aller de quelques centimes à plusieurs euros par repas selon les territoires.
Contact et démarches : rapprochez-vous du CCAS ou de la mairie. Plus d’infos : portage de repas.
Aides pour adapter le logement d’un proche âgé
Il existe plusieurs aides financières pour soutenir les personnes âgées souhaitant rester à domicile, notamment pour réaliser des travaux d’adaptation du logement (douche sécurisée, barres d’appui, monte-escalier, suppression de marches, etc.).
L’aide principale de l’État pour l’adaptation à la perte d’autonomie est MaPrimeAdapt’ (mise en place depuis 2024).
- MaPrimeAdapt’ (Anah / France Rénov’ — règles en vigueur en 2026)
- Aides des caisses de retraite (conditions selon les régimes et caisses)
Congé parent âgé : obtenir des jours pour accompagner un proche
Lorsque vous venez en aide à un proche dépendant, vous pouvez avoir droit à des congés spécifiques. Voici deux congés fréquemment mobilisés.
Le congé de proche aidant (anciennement “congé de soutien familial”)
Pour qui : salariés du secteur privé ayant au moins 1 an d’ancienneté et devant s’occuper d’un proche en perte d’autonomie “d’une particulière gravité” (notamment GIR 1 à 3).
Durée : la durée maximale dépend d’une convention/accord. À défaut, elle est de 3 mois (renouvelable).
Plafond de renouvellement : la durée cumulée ne peut dépasser 1 an sur l’ensemble de la carrière.
Rémunération / indemnisation : le congé n’est pas forcément rémunéré par l’employeur, mais il peut être indemnisé via l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la CAF ou la MSA.
Montant en vigueur au 12 janvier 2026 : les derniers montants nationaux publiés par la CAF sont ceux fixés au 1er janvier 2025 : 65,80 € par jour et 32,90 € par demi-journée. L’indemnisation est possible dans la limite de 66 jours (au total) et 22 jours par mois.
Le congé de solidarité familiale pour assister un proche en fin de vie
Pour qui : salariés souhaitant assister un ascendant, descendant, frère/sœur, une personne vivant au domicile, ou une personne ayant désigné le salarié comme personne de confiance.
Durée : fixée par le salarié, avec un maximum prévu par accord/convention. À défaut, elle est de 3 mois (renouvelable une fois, selon les règles applicables).
Indemnisation (AJAP) : ce congé n’est pas rémunéré par l’employeur, mais il peut ouvrir droit à l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP), versée par l’Assurance maladie.
Montants (en vigueur jusqu’au 1er avril 2026) :
- 64,41 € par jour si vous cessez totalement votre activité
- 32,21 € par jour si vous réduisez votre activité à temps partiel
Durée de versement : l’AJAP est versée pendant 21 jours maximum (ou 42 jours en cas d’activité à temps partiel).
Pour en savoir plus : congé de solidarité familiale.
Vous faire accompagner pour aider un proche âgé : le CLIC
Il n’est pas toujours simple de savoir quelles démarches entamer et à qui s’adresser pour accompagner un proche âgé. Le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination), aussi appelé “Pôle autonomie” ou “Pôle Info Seniors” selon le département, accueille les personnes âgées et leur entourage et donne des conseils gratuits et personnalisés sur tout ce qui concerne la perte d’autonomie des seniors (service d’information/coordination, au 12 janvier 2026).
En vous rendant dans un CLIC, vous pourrez être mis en contact avec les divers professionnels du secteur. Chaque département possède au moins un CLIC sur son territoire.
Aller plus loin : questions fréquentes et situations concrètes pour les aidants
Même avec une liste d’aides, on se retrouve souvent face à des cas très concrets : un parent qui refuse l’aide, une sortie d’hôpital à organiser, des démarches administratives qui s’accumulent, ou une situation qui se dégrade soudainement. Les questions ci-dessous abordent ces scénarios du quotidien et t’orientent vers les bons réflexes et interlocuteurs, selon la situation.
Comment se faire aider pour organiser les interventions à domicile (sans s’y perdre) ?
Pour coordonner aides, prestations et démarches, un CLIC (ou pôle autonomie) peut orienter vers les bons interlocuteurs (services à domicile, évaluation, dispositifs locaux) et aider à prioriser les actions selon l’urgence.
Quelles solutions existent quand le proche refuse l’aide (aide à domicile, soins, aménagement) ?
Le refus est fréquent. Un échange avec le médecin traitant, une infirmière, une assistante sociale ou un CLIC peut aider à proposer une démarche progressive (essai, aide ponctuelle, adaptation légère), en respectant l’autonomie et le consentement.
Comment préparer une hospitalisation (ou une sortie d’hôpital) quand on est aidant ?
Anticiper la liste des contacts, les documents, et les besoins au retour (aide à domicile, matériel, sécurité) évite les ruptures de prise en charge. L’équipe sociale de l’hôpital peut aussi mobiliser des relais.
Comment agir si la situation financière du parent devient difficile (impayés, désorganisation) ?
Selon la situation, une procuration, une habilitation familiale ou une mesure de protection (curatelle/tutelle) peut être envisagée. Un notaire, une assistante sociale ou le tribunal compétent peut guider vers la solution proportionnée.
Qui contacter quand on suspecte une maltraitance ou une situation de danger à domicile ?
En cas d’urgence médicale, contactez les secours. Pour une situation de danger ou de maltraitance présumée, vous pouvez solliciter la mairie/CCAS, le Conseil départemental (services sociaux), ou demander conseil à un CLIC afin d’être orienté vers les dispositifs de signalement et de protection adaptés.
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Responsable de la publication, je suis spécialiste des aides sociales et des démarches administratives depuis 2012. La précision et la clarté des informations sont mes priorités.
