De nombreuses allocations en faveur des personnes âgées existent pour garantir un revenu minimum à la retraite. Parmi elles, le minimum contributif (parfois appelé MiCo par l’Assurance retraite) permet d’augmenter le montant de la pension de base des assurés ayant cotisé sur de faibles salaires, à condition de partir à la retraite à taux plein.

Revalorisé chaque année, le minimum contributif vise à éviter des pensions trop faibles malgré une carrière complète ou quasi complète. Son montant dépend notamment du nombre de trimestres validés et cotisés, et peut être majoré lorsque certaines conditions sont réunies. En 2026, il constitue un levier essentiel pour de nombreux retraités afin d’atteindre un niveau de pension plus protecteur.


Quelles conditions pour le montant minimum de la retraite ?

Ce dispositif concerne les personnes ayant atteint l’âge légal de départ à la retraite et ayant validé le nombre de trimestres nécessaires pour une retraite à taux plein. Il est destiné à assurer un montant minimum de retraite aux assurés disposant de pensions modestes.

Le minimum contributif s’adresse aux :

    • Personnes ayant le droit à une pension de retraite de base du régime général à taux plein
    • Personnes ayant demandé (ou obtenu) toutes leurs retraites de base et complémentaires

Les fonctionnaires, quant à eux, bénéficient d’un dispositif similaire et propre au secteur public : le minimum garanti (en savoir plus).

Proposé par les régimes de retraite de base, le MiCo s’adresse aux personnes ayant cotisé sur de faibles salaires et bénéficiant ainsi de retraites très modestes.

Cette garantie solidarité est ainsi versée sous condition de plafond de retraites, et non en fonction de l’ensemble des ressources du foyer. En 2026, une fois le minimum contributif versé, le montant total de vos retraites (de base et complémentaires) ne doit pas excéder :

    • 1 410,89 euros par mois : revalorisé chaque année (à chaque revalorisation du Smic), ce montant correspond à la somme de toutes vos pensions (retraite de base, retraite complémentaire et minimum contributif)

Ainsi, si la somme de vos pensions de retraite dépasse 1 410,89 euros, le minimum contributif est réduit en proportion (voir le calcul plus bas) afin que le total de votre retraite (MiCo inclus) ne dépasse pas cette somme.

Par ailleurs, il s’adresse uniquement aux personnes ayant le droit de percevoir une retraite à taux plein. Ainsi, pour en bénéficier, il faut :

    • Avoir atteint l’âge légal de la retraite et avoir validé le nombre requis de trimestres

    OU

    • Avoir dépassé l’âge de la retraite à taux plein

N’hésitez pas à vous renseigner sur l’âge de départ à la retraite et le nombre de trimestres requis.

À noter : si vous remplissez les conditions énumérées ci-dessus, le minimum contributif vous sera en principe attribué automatiquement. Les autres revenus (loyers, placements…) ne sont pas ceux utilisés pour apprécier le plafond, qui porte sur vos retraites personnelles. En revanche, ce plafond tient compte de vos retraites (base et complémentaires).

En résumé :

Pour prétendre au versement du minimum contributif, vous devez :

    • Ne pas être fonctionnaire
    • Remplir les conditions d’une retraite de base du régime général à taux plein
    • Avoir des ressources limitées : la totalité de vos pensions ne peut excéder 1 410,89après versement du MiCo

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Montant et calcul du minimum contributif 2026

Le montant du minimum contributif dépend de votre situation (taux plein), de votre durée d’assurance et du nombre de trimestres cotisés.

Les montants bruts mensuels maximum applicables en 2026 sont les suivants :

    • Si vous justifiez d’une durée d’assurance retraite de moins de 120 trimestres : vous pouvez prétendre au versement d’un montant de 756,29€ par mois
    • Si vous justifiez d’une durée d’assurance retraite de 120 trimestres ou plus : vous pouvez bénéficier d’une majoration du minimum contributif mensuel dont le montant s’élève à 903,93€ par mois au maximum selon le nombre de trimestres cotisés

Source : Assurance retraite

Toutefois, ces montants ne sont valables que si vous avez validé le nombre de trimestres nécessaire pour une retraite à taux plein.

Dans le cas contraire, le montant que vous percevrez sera calculé au prorata de votre durée d’assurance au régime général.

Ainsi, plusieurs cas de figure existent et influent sur le mode de calcul :

    • Situation n°1 : vous atteignez l’âge légal de la retraite, vous bénéficiez du taux plein et justifiez d’au moins 120 trimestres cotisés. Votre pension de base peut alors être portée au minimum contributif majoré, dans la limite de 903,93 € par mois.
    • Situation n°2 : vous atteignez l’âge légal de la retraite et vous avez tous les trimestres validés requis, mais pas le nombre de trimestres cotisé. Votre pension sera au moins égale à 756,29€. Si vous avez cotisé entre 120 trimestres et la durée d’assurance requise, vous aurez droit, en plus, à une majoration qui sera proportionnelle au nombre de trimestres cotisés par rapport à la durée nécessaire.
      Exemple : vous avez validé 162 trimestres, mais vous avez cotisé durant seulement 128 d’entre eux. Pour calculer votre majoration, vous devez prendre le montant maximum (903,93 – 756,29= 147,64€), et appliquer un prorata, soit : 147,64 x (128/162) = 116,65€. Vous aurez donc droit à un minimum contributif s’élevant à 756,29€ + 116,65€ = 872,94€
    • Situation n°3 : vous avez dépassé l’âge légal de la retraite à taux plein, mais vous n’avez pas le nombre de trimestres validés nécessaire : vous toucherez alors une partie du minimum contributif sans majoration, c’est-à-dire une fraction de 756,29 €.
      Exemple : vous aviez 66 ans en 2011 et deviez valider 160 trimestres alors que vous n’en avez que 90. Pour calculer le montant de votre minimum contributif, vous devez alors faire le calcul suivant :  756,29€ x (90/160) = 425,41€

À noter : certaines majorations complémentaires peuvent vous être versées dans certains cas (enfants, personnes à charge, handicap, etc).

Si vous pensez remplir les conditions, mais que vous ne le touchez pas, vous devez contacter un conseiller de la CNAV (Caisse nationale de l’assurance vieillesse) ou de la CARSAT (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) dont vous dépendez afin qu’il examine votre dossier.

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Questions fréquentes sur le minimum contributif

Le minimum contributif suscite de nombreuses interrogations, notamment au moment de la liquidation de la retraite ou lors de la lecture du relevé de carrière. Voici les réponses aux questions les plus courantes, afin de mieux comprendre son fonctionnement et d’éviter les confusions fréquentes.

 

Faut-il avoir travaillé toute sa carrière pour bénéficier du minimum contributif ?

Non, il n’est pas obligatoire d’avoir travaillé sans interruption tout au long de sa carrière pour bénéficier du minimum contributif. Ce dispositif repose principalement sur l’obtention d’une retraite à taux plein, qui dépend du nombre de trimestres validés et non exclusivement des périodes travaillées. Certaines périodes non travaillées, comme le chômage indemnisé, la maladie, la maternité ou encore certains dispositifs familiaux, peuvent permettre de valider des trimestres et d’ouvrir droit au minimum contributif sous conditions.

 

Le minimum contributif est-il cumulable avec l’ASPA (minimum vieillesse) ?

Le minimum contributif et l’ASPA ne se cumulent pas. Le minimum contributif est intégré à la pension de retraite de base, tandis que l’ASPA est une allocation différentielle destinée aux personnes âgées disposant de faibles ressources. Si le total de vos retraites reste inférieur au montant de l’ASPA, vous pouvez demander cette allocation, qui viendra compléter vos revenus, mais elle remplacera alors le MiCo dans le calcul global de vos droits.

 

Le minimum contributif peut-il être remis en cause après son attribution ?

Oui, dans certaines situations. Le minimum contributif peut être révisé si le montant de vos retraites évolue, par exemple à la suite de la liquidation tardive d’une retraite complémentaire ou étrangère. Si le total de vos pensions dépasse alors le plafond applicable, le minimum contributif peut être réduit, voire supprimé, afin de respecter la réglementation. Cette révision n’est pas liée à vos autres revenus, mais uniquement à vos droits à la retraite.

 

Le minimum contributif s’applique-t-il en cas de carrière à l’étranger ?

Une carrière comportant des périodes travaillées à l’étranger n’exclut pas automatiquement le droit au minimum contributif. En revanche, seules les périodes relevant des régimes français sont prises en compte pour son calcul. Les pensions versées par des régimes étrangers peuvent être intégrées dans l’appréciation du plafond de retraites, ce qui peut réduire ou neutraliser le minimum contributif si le seuil est dépassé.

 

Peut-on percevoir le minimum contributif en cas de retraite progressive ?

Non, le minimum contributif n’est pas versé dans le cadre de la retraite progressive. Ce dispositif suppose une liquidation partielle de la retraite, alors que le minimum contributif n’est attribué qu’au moment de la liquidation définitive de la retraite de base à taux plein. Il convient donc d’attendre la cessation complète d’activité et la liquidation de l’ensemble des droits pour que le minimum contributif puisse être appliqué.

 

Le minimum contributif est-il imposable ?

Oui, le minimum contributif est soumis à l’impôt sur le revenu, au même titre que la pension de retraite à laquelle il est intégré. Il figure sur l’attestation fiscale transmise chaque année par la caisse de retraite. En revanche, son montant peut être partiellement exonéré de prélèvements sociaux selon le niveau global de vos revenus fiscaux, comme pour les autres pensions de retraite.

 

Que faire si le minimum contributif n’apparaît pas sur mon relevé de retraite ?

Si vous pensez remplir toutes les conditions mais que le minimum contributif n’est pas appliqué, il est conseillé de vérifier que toutes vos retraites ont bien été liquidées, y compris les complémentaires. En cas de doute, vous pouvez contacter votre caisse de retraite afin de demander une révision de votre dossier. Une omission ou un élément manquant peut parfois retarder ou empêcher son attribution.

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Crédit photo : © fizkes / Adobe


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