Lorsqu’on parle de seuil de pauvreté, chacun peut se faire une représentation de ce dont il est question. Mais à y regarder de plus près, cette notion est-elle aussi simple qu’il n’y paraît ? Spontanément, on associe à la pauvreté la non satisfaction de besoins élémentaires, se nourrir, se loger, se soigner, etc. Dans ce cas, il s’agit d’une approche dite absolue de la pauvreté.

Il existe aussi une approche relative qui consiste à définir des limites en termes monétaires. En 2026, pour se repérer, on retient généralement le seuil calculé par l’Insee (60 % du niveau de vie médian) à partir des dernières données disponibles : le seuil de pauvreté est d’environ 1 288 € par mois pour une personne seule.

Ce montant sert de repère dans la compréhension de la pauvreté monétaire et permet aussi de mettre en perspective certains dispositifs d’aide. Les minima sociaux, eux, visent à réduire le taux de pauvreté, phénomène particulièrement discriminant et difficilement acceptable dans une société moderne, riche et démocratique.

Pour mieux situer les ordres de grandeur, on peut aussi comparer ce seuil à d’autres repères de revenus : le montant du SMIC net, le montant du RSA, le montant 2026 de l’AAH ou encore le montant du minimum vieillesse (Aspa).

La pauvreté conduit souvent à un risque accru de rupture des liens sociaux et d’exclusion. N’oublions pas qu’elle est aussi une cause majeure de souffrance, génératrice de peurs multiples.


Le seuil de pauvreté basé sur le niveau des revenus

La pauvreté peut se mesurer en fonction du revenu disponible, c’est-à-dire le revenu de base à quoi s’ajoutent les aides sociales et se soustraient les prélèvements obligatoires comme les impôts. Nous l’avons déjà évoqué, il s’agit ici de la manière relative de considérer la pauvreté. Un seuil monétaire est alors établi, le seuil de pauvreté, comme étant la limite en dessous de laquelle une personne est considérée comme pauvre.

 

Calcul du seuil de pauvreté : un chiffre différent selon les organismes

Selon l’organisme d’observation et d’analyse sur lequel on se base, les chiffres de la pauvreté en France varient.

Pour l’Observatoire des inégalités, les estimations ne reposent pas sur le même seuil que celui de l’Insee (voir leurs dernières publications). On y retrouve notamment l’idée d’un seuil plus strict, fixé à 50 % du niveau de vie médian.

Pour la même période dans ses publications statistiques, l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) calcule généralement la pauvreté monétaire à partir d’un seuil fixé à 60 % du niveau de vie médian (à ne pas confondre avec le salaire médian), ce qui conduit mécaniquement à un nombre de personnes plus élevé sous le seuil.

Il est bien difficile d’avoir une appréciation précise du nombre de pauvres en France, car les statistiques se concentrent sur les personnes vivant en logement ordinaire.

Les chiffres annoncés ne tiennent pas compte :

    • De la population carcérale
    • Des personnes âgées logées en Ephad
    • Des personnes sans domicile fixe
    • Des migrants sans papiers

Cette différence d’appréciation des organismes d’observation de la population française vient du pourcentage appliqué au niveau de vie médian. Selon les dernières données disponibles, le niveau de vie médian est d’environ 2 147 € (ce qui sert de base au calcul du seuil Insee). Afin de définir le seuil de pauvreté, l’Observatoire des inégalités applique un pourcentage de 50 % au niveau de vie médian quand l’Insee retient un taux de 60 %.

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Seuil de pauvreté INSEE : la norme officielle pour mesurer la pauvreté

L’Insee calcule le seuil de pauvreté selon différents pourcentages applicables au niveau de vie médian (≈ 2 147 €). Ceux-ci s’échelonnent de 40 % à 70 % par tranche de 10 % supplémentaires.

Par exemple pour une personne seule le seuil de pauvreté se situe à :

    • 859 € pour un mode de calcul à 40 %
    • 1 073 € si on applique le taux de 50 %
    • 1 288 € pour un pourcentage à 60 %
    • 1 503 € selon un calcul à 70 %

Nous retiendrons ici la base de 60 %, le mode de calcul que l’Insee utilise généralement pour ses études.

Attention : les montants ci-dessous correspondent à un seuil calculé à partir des dernières données Insee disponibles. Ils servent de référence statistique et évoluent ensuite selon les publications.

Pour situer ce chiffre, on le compare souvent à d’autres repères de revenus : le SMIC net et le RSA sont les plus parlants, et l’on peut aussi garder en tête l’AAH ou le minimum vieillesse (Aspa) selon les situations.

Pour éviter les erreurs de déclaration qui peuvent fausser votre revenu de référence, consultez aussi notre guide : obtenir de l’aide pour remplir sa déclaration d’impôts.

Voici le seuil de pauvreté selon la composition familiale :

Composition familiale Seuil de pauvreté
Personne seule 1 288 €
Famille monoparentale avec un enfant de moins de 14 ans 1 674 €
Personne seule avec un enfant de 14 ans ou plus 1 932 €
Couple sans enfant 1 932 €
Couple avec un enfant de moins de 14 ans 2 318 €
Couple avec deux enfants de moins de 14 ans 2 705 €
Couple avec un enfant de 14 ans ou plus 2 576 €
Couple avec un enfant de moins de 14 ans et l’autre de 14 ans ou plus 2 962 €
Couple avec deux enfants de 14 ans ou plus 3 220 €

* Source : insee.fr (méthode du seuil de pauvreté monétaire et unités de consommation)

Pour bien comprendre : une mère seule avec un adolescent de 16 ans dont le revenu disponible serait inférieur à 1 932 € est considérée sous le seuil de pauvreté.

 

Seuil de pauvreté envisagé du point de vue de la privation matérielle et sociale

La faiblesse des revenus n’est pas la seule façon de considérer la pauvreté. La satisfaction des besoins élémentaires, notamment dans les domaines du logement, de la santé ou encore de l’éducation, est déterminante pour appréhender la pauvreté selon une approche dite absolue. Contrairement à la pauvreté monétaire, cette approche ne se limite pas au niveau de revenus et s’intéresse plus largement aux conditions de vie réelles.

En effet, l’aspect pécuniaire ne suffit pas à rendre compte de toutes les situations de pauvreté. Celle-ci peut également se manifester par une accumulation de difficultés qui relèvent de ce que l’on peut appeler une pauvreté humaine, faite de renoncements, de contraintes et de limitations dans la vie quotidienne.

Autrement dit, les conditions de vie et la qualité de celles-ci permettent de déterminer si une personne atteint un niveau de privation matérielle et sociale suffisant pour caractériser une situation de pauvreté, indépendamment du seul critère monétaire.

 

La privation matérielle et sociale selon l’Insee

L’Insee mesure la privation matérielle et sociale à partir d’un ensemble de critères harmonisés au niveau européen. Cette approche vise à identifier les personnes qui, faute de ressources suffisantes, ne peuvent pas accéder à certains biens ou activités considérés comme nécessaires pour mener une vie décente dans la société actuelle.

Selon les dernières données publiées par l’Insee, 13,1 % de la population française est concernée par une situation de privation matérielle et sociale. Ce taux est légèrement inférieur à celui observé pour la pauvreté monétaire, ce qui s’explique par une méthodologie différente : certaines personnes disposent de revenus modestes tout en parvenant à préserver leurs conditions de vie, tandis que d’autres subissent des privations malgré un revenu proche du seuil de pauvreté.

 

Comment se détermine la privation matérielle et sociale ?

Pour déterminer si un ménage se trouve en situation de privation matérielle et sociale, une liste d’éléments de la vie courante a été établie. Ces éléments correspondent à des besoins ou à des usages considérés comme essentiels pour participer pleinement à la vie sociale.

Lorsqu’un ménage ne peut pas satisfaire au moins 5 critères sur les 13 retenus, il est considéré comme étant en situation de privation matérielle et sociale.

La liste suivante se divise en deux catégories : les critères qui concernent directement la personne, et ceux qui concernent le ménage dans son ensemble.

Voici donc les 13 éléments jugés nécessaires pour avoir un niveau de vie en dehors du champ de la pauvreté.

Chaque individu doit avoir suffisamment de moyens financiers pour :

  • 1- S’acheter des vêtements neufs
  • 2- Être en possession de deux paires de chaussures en bon état
  • 3- Pouvoir rencontrer des amis ou de la famille autour d’un verre ou d’un repas au moins une fois par mois
  • 4- Être libre de dépenser un peu d’argent pour lui-même sans être tenu de demander l’avis aux autres membres du ménage
  • 5- Avoir des activités régulières de loisirs
  • 6- Avoir accès à Internet depuis son domicile pour son usage personnel

Les autres critères concernent le ménage qui doit être en capacité financière de :

  • 7- N’avoir aucun impayé en matière de remboursement de crédit, emprunt, loyer ou encore de facture d’électricité, d’eau ou de téléphone
  • 8- Faire face à une dépense imprévue d’un montant de 1 000 euros
  • 9- Chauffer son logement à température correcte
  • 10- S’offrir une semaine de vacances par an en dehors du domicile
  • 11- Changer le mobilier abîmé ou usé
  • 12- Consommer des protéines tous les deux jours, viande, poisson…ou équivalent végétarien
  • 13- Se payer une voiture personnelle

* Par ménage on désigne l’ensemble des habitants d’un même logement, qu’ils aient un lien de parenté ou non comme dans une colocation par exemple. Une seule personne peut représenter un ménage.

 

Baromètre du Secours populaire : le ressenti de la pauvreté en France

Il existe encore une autre manière d’appréhender la pauvreté, complémentaire des approches monétaire et matérielle : celle du ressenti individuel. Cette approche, souvent qualifiée de pauvreté subjective, s’intéresse à la manière dont les personnes perçoivent leur propre situation financière et leur capacité à faire face aux dépenses du quotidien.

Chaque année, le Secours populaire français publie, en partenariat avec un institut de sondage, le Baromètre de la pauvreté et de la précarité auprès des Français. Ce baromètre constitue un indicateur précieux pour comprendre le décalage parfois observé entre les données statistiques et le vécu réel des Français.

 

Qu’est-ce que la pauvreté subjective ?

La pauvreté subjective correspond au niveau de revenus en dessous duquel une personne s’estime pauvre, indépendamment des seuils statistiques établis par les organismes officiels. Il s’agit donc d’un indicateur basé sur la perception personnelle, qui reflète le sentiment d’insécurité financière, de fragilité ou de déclassement social.

Dans l’édition la plus récente du baromètre, le seuil de pauvreté subjective est estimé à 1 396 euros nets mensuels. Ce montant se situe à un niveau proche du SMIC net, ce qui souligne le sentiment croissant de vulnérabilité financière, y compris parmi les personnes en emploi.

 

Une perception de la pauvreté en nette progression

Le baromètre met en évidence une augmentation du sentiment de pauvreté au sein de la population française. Une majorité de personnes interrogées déclare s’être déjà sentie menacée de pauvreté au cours de sa vie, signe d’une inquiétude diffuse face à l’évolution du coût de la vie et à la fragilisation des équilibres budgétaires.

Cette étude montre que :

    • Le seuil de pauvreté subjective augmente d’une année sur l’autre et n’a jamais été aussi haut
    • La pauvreté vue sous l’angle de l’appréciation personnelle devient plus importante : 62% des personnes interrogées répondent “OUI” quand on leur demande si elles se sont un jour senties menacées de pauvreté
    • Les difficultés financières sont ressenties plus tôt dans le mois qu’auparavant, ce qui traduit une fragilisation des budgets

Cette étude éclaire également sur les difficultés des Français dans le domaine de la santé, des loisirs et de l’accès au sport, particulièrement en zone rurale.

La conclusion de tout ceci est sans équivoque : le nombre de Français se considérant comme étant sous le seuil de pauvreté est en augmentation.

 

Quelles sont les personnes les plus exposées au risque de pauvreté ?

Pour identifier les personnes les plus exposées au risque de pauvreté, il convient de croiser les données produites par l’Insee et celles de l’Observatoire des inégalités. Bien que ces deux organismes ne reposent pas sur les mêmes seuils de référence, leurs analyses permettent de dégager des tendances communes et de mieux comprendre les mécanismes sociaux à l’œuvre.

L’Insee fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, tandis que l’Observatoire des inégalités retient un seuil plus restrictif, fixé à 50 %. Ces différences méthodologiques expliquent certains écarts chiffrés, mais elles n’altèrent pas l’identification des principaux facteurs de vulnérabilité.

 

Les principaux facteurs de risque de pauvreté

Malgré la diversité des situations individuelles, certains facteurs exposent davantage au risque de pauvreté et de précarité. Ces facteurs sont largement documentés par les études statistiques et se retrouvent de manière récurrente dans les analyses sociales.

Voici les causes les plus marquantes qui prédéterminent la pauvreté, les chiffres cités ici ne le sont qu’à titre indicatif :

    • Le chômage : une part importante des personnes sans emploi vit sous le seuil de pauvreté monétaire
    • L’isolement : les familles monoparentales figurent parmi les ménages les plus exposés
    • La composition de la famille : le risque augmente à mesure que la taille du foyer progresse
    • L’emploi ne protège pas toujours : précarité, temps partiel subi et certains statuts peuvent fragiliser durablement
    • L’âge : les jeunes adultes sont davantage exposés à la précarité lors de l’entrée dans la vie active
    • Le handicap : il augmente significativement le risque de pauvreté et de privation matérielle et sociale
    • L’origine : les personnes immigrées sont statistiquement plus exposées à la pauvreté

S’il est une statistique à même de tordre le cou à l’idée reçue que suivre des études supérieures ne sert qu’à chauffer les bancs des facultés, c’est celle du niveau d’études : le risque de pauvreté diminue nettement lorsque le niveau de diplôme augmente. Toutefois, le niveau de formation ne constitue pas une protection absolue : l’accès à un emploi stable et correctement rémunéré reste un levier central.

 

La pauvreté, un phénomène qui s’inscrit dans le temps

La pauvreté ne se limite pas à une situation ponctuelle. Les études montrent qu’il existe une corrélation entre la situation économique vécue durant l’adolescence et le risque de privation matérielle et sociale à l’âge adulte. Autrement dit, la pauvreté peut s’inscrire dans un processus de reproduction sociale, rendant la mobilité sociale plus complexe.

 

Plus de pauvreté dans certains territoires

Par ailleurs, il existe deux types d’endroits où se concentre une part importante des habitants sous le seuil de pauvreté :

    • Les pôles urbains
    • Les Dom, Départements d’outre-mer

Selon l’Observatoire des inégalités, plus de 60 % des personnes en situation de pauvreté vivent dans les grandes villes (source). Une étude plus fine montre aussi que les centres-ville sont 2 fois plus impactés que les zones périurbaines où se trouvent les quartiers résidentiels.

C’est dans les villes que l’on trouve les quartiers défavorisés, encore appelés zones sensibles. Ceux-ci se caractérisent entre autres par un taux de chômage élevé et par la grande difficulté que rencontrent les jeunes à s’insérer dans la société.

L’Observatoire indique que dans les 20 quartiers les plus défavorisés de France, 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. À titre d’exemple, la ville de Perpignan possède 3 quartiers parmi les plus défavorisés de France avec le taux de pauvreté le plus élevé du pays, entre 73 et 75 % des habitants sont sous le seuil de pauvreté.

Il reste maintenant à évoquer la situation des départements d’outre-mer.

Quelques chiffres suffiront à vous faire une représentation du niveau de précarité :

    • À l’île de la Réunion : une part importante des habitants vit sous le seuil de pauvreté, nettement plus qu’en métropole
    • À Mayotte : ce taux atteint des sommets, très au-dessus de la métropole

On gagne plus au RSA qu’au Smic ? La réponse est non, comme le confirme Cléo qui nous partage son quotidien.

 

Les questions fréquentes sur le seuil de pauvreté en France

Le seuil de pauvreté est une notion largement utilisée dans le débat public, mais il suscite aussi de nombreuses interrogations. Entre pauvreté monétaire, privation matérielle et ressenti individuel, les définitions peuvent varier et prêter à confusion. Voici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre comment le seuil de pauvreté est défini, mesuré et utilisé en France.

 

Quel est le seuil de pauvreté en France en 2026 ?

En France, il n’existe pas de « seuil de pauvreté officiel 2026 » au sens strict. Le seuil de pauvreté est calculé par l’Insee à partir des revenus observés et publié avec un décalage statistique. Selon les dernières données disponibles, le seuil de pauvreté monétaire fixé à 60 % du niveau de vie médian s’élève à environ 1 288 € par mois pour une personne seule. Ce montant sert aujourd’hui de repère statistique, même s’il est basé sur des revenus antérieurs à 2026.

 

Pourquoi le seuil de pauvreté n’est-il jamais totalement à jour ?

Le calcul du seuil de pauvreté repose sur l’analyse des revenus déclarés par les ménages. Ces données nécessitent du temps pour être collectées, contrôlées et consolidées. C’est pourquoi l’Insee publie le seuil de pauvreté avec un retard de plusieurs mois, voire de plus d’un an. Ce décalage est normal et n’enlève rien à la pertinence du seuil, qui reste l’indicateur de référence pour mesurer la pauvreté monétaire en France et en Europe.

 

Comment l’Insee calcule-t-il le seuil de pauvreté ?

L’Insee définit le seuil de pauvreté comme un pourcentage du niveau de vie médian. Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage, rapporté au nombre de personnes qui le composent, en tenant compte des économies d’échelle. Plusieurs seuils peuvent être calculés (40 %, 50 %, 60 % ou 70 % du niveau de vie médian), mais le seuil à 60 % est celui utilisé le plus couramment dans les études officielles.

 

Quelle est la différence entre pauvreté monétaire et pauvreté réelle ?

La pauvreté monétaire repose sur un critère de revenus. Une personne est considérée comme pauvre si son niveau de vie est inférieur au seuil. La pauvreté réelle, ou privation matérielle et sociale, prend en compte les conditions de vie concrètes : capacité à se chauffer correctement, à faire face à une dépense imprévue, à se nourrir convenablement ou à participer à la vie sociale. Ces deux approches sont complémentaires.

 

Le seuil de pauvreté est-il le même pour tous les ménages ?

Non. Le seuil de pauvreté varie selon la composition du foyer. Une personne seule, un couple ou une famille avec enfants n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes charges. C’est pourquoi l’Insee utilise un système d’unités de consommation, qui permet d’adapter le seuil de pauvreté à chaque situation familiale.

 

Être sous le seuil de pauvreté signifie-t-il vivre dans la misère ?

Être sous le seuil de pauvreté ne signifie pas nécessairement être privé de tout. Il s’agit d’un indicateur statistique qui permet de repérer les personnes dont le niveau de vie est significativement inférieur à celui de la majorité. En revanche, le risque de précarité, d’isolement social et de difficultés d’accès au logement, aux soins ou à l’éducation est plus élevé.

 

Les minima sociaux permettent-ils de dépasser le seuil de pauvreté ?

Dans la plupart des cas, les minima sociaux restent inférieurs au seuil de pauvreté. Ils garantissent un minimum de ressources, mais ne suffisent pas toujours à sortir durablement de la pauvreté monétaire. Ils sont souvent complétés par d’autres aides (logement, prestations familiales, aides locales) et par des politiques favorisant l’accès à l’emploi.

 

Sources officielles

Les données et définitions utilisées dans cet article s’appuient principalement sur les publications de l’Insee (pauvreté monétaire, niveau de vie médian, unités de consommation et privation matérielle et sociale). Pour vérifier les chiffres ou approfondir, vous pouvez consulter :

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Crédit photo : © Satjawat / Adobe


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