La prime panier est une indemnité versée par l’employeur pour compenser les frais de repas engagés par un salarié lorsqu’il est contraint de se restaurer pendant son temps de travail.

Contrairement aux tickets restaurant, la prime panier ne constitue pas un avantage en nature, mais peut être assimilée à un remboursement de frais professionnels lorsqu’elle répond à des conditions précises. Son versement n’est donc pas automatique : il dépend du cadre applicable à l’entreprise (convention collective, accord, contrat de travail, décision unilatérale ou usage).

Le montant de la prime panier est généralement forfaitaire et varie selon la situation du salarié et le secteur d’activité. Lorsqu’elle respecte les plafonds fixés par l’Urssaf, elle peut bénéficier d’un régime social et fiscal avantageux. Dans cet article, nous vous expliquons dans quels cas la prime panier peut être versée, à quelles conditions et quels sont les montants applicables en 2026.


 

Prime panier : définition et principe de l’indemnité de repas

La prime de panier est une indemnité versée à certains salariés par leur employeur au titre des repas pris durant leur temps de travail, sous certaines conditions (voir plus bas).

Officiellement appelée « indemnité repas », on parle plus communément de « prime panier » ou de « panier repas ».

Il ne faut pas confondre prime de panier et tickets restaurant, qui sont deux choses différentes :

    • Les cartes restaurants ou tickets restaurant constituent des titres de repas accordés à certains salariés. Les titres-restaurant sont cofinancés : l’employeur en paie une partie et le salarié l’autre (souvent via une retenue sur salaire)
    • La prime panier peut être traitée comme un remboursement de frais professionnels lorsqu’elle correspond à une situation de repas contraint/déplacement. À l’inverse, si elle est versée forfaitairement sans lien avec des frais, elle peut être requalifiée en complément de salaire (avec des conséquences sur cotisations et certains calculs). (voir le texte de loi)

 

Les conditions pour bénéficier d’une indemnité panier

En tant que salarié, vous pouvez bénéficier d’une prime panier si vous vous trouvez dans l’une de ces situations :

    • Vous n’avez pas un temps de pause suffisant pour prendre votre repas à domicile durant votre journée de travail
    • Vous êtes contraint(e) de prendre votre repas à l’extérieur (chez un client, sur un salon, sur un chantier, etc.) pour des raisons professionnelles et votre entreprise ne prend pas en charge ou ne vous rembourse pas directement le repas pris au restaurant
    • Vous êtes contraint de vous restaurer dans les locaux de l’entreprise pour des raisons spécifiques (horaires décalés, travail de nuit)

Attention : même si vous remplissez l’une de ces conditions, le versement d’une prime panier n’est pas automatique. Elle est due uniquement lorsqu’elle est prévue par un cadre applicable à l’entreprise : convention ou accord collectif, contrat de travail, décision unilatérale de l’employeur ou usage établi. Dès lors qu’elle est prévue par l’un de ces dispositifs, l’employeur est tenu de la verser.

Enfin, sachez que l’éligibilité à la prime de panier ne prend pas en compte votre temps de travail ou le montant de votre salaire.

 

Prime de panier : montants et exonérations

L’indemnité repas est une indemnité forfaitaire dont le montant varie selon les secteurs d’activité. Pour connaître la tarification appliquée dans votre entreprise, vous devez vous reporter à votre convention collective.

En pratique, la prime panier est le plus souvent versée avec la paie, selon les règles prévues par l’entreprise ou la convention.

Par ailleurs, dans la mesure où cette prime est considérée comme un remboursement de frais professionnels, son montant peut, sous certaines conditions, être exonéré d’impôt sur le revenu lorsqu’il correspond à des frais professionnels et respecte les plafonds fixés par l’Urssaf.

En 2026, cette déduction se fait dans la limite des montants suivants (source Urssaf) :

    • 7,50 € pour un repas pris sur le lieu de travail
    • 10,40 € pour un repas pris en dehors des locaux d’entreprise (salarié non contraint de prendre son repas au restaurant)
    • 21,40 € pour un repas pris dans un restaurant lors d’un déplacement professionnel (salarié contraint de prendre son repas au restaurant)

De même, l’indemnité repas peut être sujette à une exonération de cotisations sociales pour l’employeur.

Les salariés peuvent bénéficier d’autres primes :

 

Prime panier : à ne pas confondre avec d’autres dispositifs

La prime de panier est souvent confondue avec d’autres aides liées aux repas. Pourtant, ces dispositifs n’obéissent pas aux mêmes règles sociales et fiscales.

    • L’indemnité de repas (prime panier – petit déplacement) : elle correspond aux situations où le salarié est contraint de prendre son repas sur son lieu de travail, hors de l’entreprise ou au restaurant lors d’un déplacement professionnel. C’est ce dispositif qui donne lieu aux plafonds Urssaf présentés dans cet article.
    • L’indemnité de grand déplacement : elle concerne les salariés travaillant loin de leur domicile, dans l’impossibilité de rentrer chaque jour. Les plafonds d’exonération sont plus élevés et distincts de ceux de la prime panier.
    • L’avantage en nature repas : il s’applique lorsque l’employeur fournit directement le repas (cantine, repas pris sur le lieu de travail). Le repas est alors évalué forfaitairement et soumis à un régime spécifique.
    • Les titres-restaurant : ils constituent un mode de prise en charge des repas différent, cofinancé par l’employeur et le salarié, et ne relèvent pas du régime de la prime panier.

Chaque dispositif obéit à des règles spécifiques. En cas de doute, il est recommandé de se référer à la convention collective applicable ou aux barèmes officiels de l’Urssaf.

 

Prime panier : questions fréquentes

La prime de panier soulève de nombreuses interrogations chez les salariés, notamment sur son versement, son cumul avec d’autres dispositifs ou encore son traitement fiscal. Voici les réponses aux questions les plus courantes.

 

La prime de panier est-elle obligatoire pour tous les employeurs ?

Non, la prime de panier n’est pas obligatoire par principe. Elle devient due uniquement lorsqu’elle est prévue par un texte applicable à l’entreprise, comme une convention collective, un accord d’entreprise, une décision unilatérale de l’employeur ou un usage établi. En l’absence de cadre formel, l’employeur n’est pas tenu de la verser, même si le salarié prend ses repas dans des conditions particulières.

 

Peut-on cumuler une prime panier avec des titres-restaurant ?

En principe, le cumul entre une prime de panier et des titres-restaurant n’est pas admis pour un même repas. Ces deux dispositifs poursuivent le même objectif : la prise en charge des frais de repas. Toutefois, selon l’organisation du travail, il peut exister des situations distinctes (jours avec déplacement, jours sans déplacement) donnant lieu à des modes de prise en charge différents.

 

La prime panier est-elle imposable pour le salarié ?

Lorsque la prime de panier correspond réellement à des frais professionnels et respecte les plafonds d’exonération admis, elle n’est généralement pas soumise à l’impôt sur le revenu. En revanche, si elle est versée de manière forfaitaire sans lien avec une contrainte de repas, elle peut être requalifiée en complément de salaire et devenir imposable, avec des conséquences fiscales pour le salarié.

 

La prime panier est-elle prise en compte pour le calcul de la retraite ?

En principe, une prime de panier traitée comme remboursement de frais professionnels n’entre pas dans l’assiette des cotisations vieillesse et n’est donc pas prise en compte pour le calcul des droits à la retraite. En revanche, si elle est requalifiée en élément de rémunération, elle peut alors être soumise à cotisations et intégrée dans les revenus servant de base aux droits sociaux.

 

Que faire en cas de désaccord avec l’employeur sur le versement de la prime panier ?

En cas de litige, il est conseillé de consulter en priorité la convention collective applicable et les documents internes à l’entreprise. Si la prime est prévue mais non versée, le salarié peut solliciter les représentants du personnel ou saisir l’inspection du travail. En dernier recours, un conseil juridique ou une action devant le conseil de prud’hommes peut être envisagée.


Crédit photo : © simona / Adobe


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