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Implant dentaire remboursement : quelle part est prise en charge par la Sécurité sociale ?
Le prix d’un implant dentaire
Se faire poser un implant pour remplacer une ou plusieurs dents manquantes coûte cher… Très cher : entre 1 500 € et 3 000 € par dent en moyenne, tout compris.
Bon à savoir : les tarifs des implants dentaires étant libres, les spécialistes peuvent fixer leur propre prix.
Pour éviter toute mauvaise surprise, la loi les oblige à vous proposer un devis détaillé avant toute intervention. C’est d’ailleurs ce document que vous pourrez transmettre à votre mutuelle pour connaître leur éventuelle prise en charge, et par extension, votre reste à charge.
Pour bien comprendre le remboursement d’un implant dentaire, il faut savoir que cette « fausse dent » est composée de 3 éléments distincts :
- l’implant, c’est-à-dire la vis en titane ou en zircone qui remplace la racine naturelle de la dent et que le dentiste implante dans la mâchoire ;
- le pilier, c’est-à-dire la tige qui va s’insérer dans l’implant et accueillir ensuite la couronne ;
- la couronne, c’est-à-dire l’alliage qui constitue la nouvelle dent.
Chacun de ces trois éléments coûte plus ou moins cher :
- L’implant coûte entre 700 € et 1 300 €.
- Le pilier coûte entre 100 € et 200 €.
- La couronne coûte entre 500 € et 1 500 € (suivant le matériau utilisé).
Une prise en charge minime de la part de l’Assurance maladie
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, les trois éléments de l’implant dentaire ne sont pas remboursés de la même manière par la Sécurité sociale :
- L’implant: il est considéré comme un acte hors nomenclature et, à ce titre, n’est pas remboursé.
- Le pilier : à l’instar de l’implant, il n’est pas reconnu par la CPAM et, par conséquent, n’est pas remboursé non plus.
- La couronne: la base de remboursement est de 120 € et le taux de remboursement de 60 %, ce qui fait 72 € par couronne.
Si l’on reprend les chiffres indiqués dans la partie précédente, on se rend bien compte d’un reste à charge très important : entre 1 228 € et 2 928 €.
Et quid de la réforme 100 % Santé Dentaire qui devait diminuer drastiquement le montant du reste à charge sur les différents soins dentaires ?! C’est bien simple : les implants dentaires ne rentrent pas dans le cadre de cette mesure, y compris pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. Ils ne font pas partie du « panier » intégralement pris en charge par l’Assurance maladie.
En revanche, les couronnes peuvent, elles, être remboursées à 100 % à condition qu’elles soient en céramique monolithique, céramo-métallique ou céramique monolithique zircone pour les dents visibles comme les incisives, les canines ou les prémolaires et en métal pour les autres. Une bonne nouvelle, même si ce qui coûte le plus cher dans un implant dentaire… ce n’est pas la couronne !
Remboursement implant dentaire : l’importance de la mutuelle
Vous l’avez compris, le reste à charge après remboursement de la CPAM est très important en matière d’implant dentaire. Une seule solution pour ne pas avoir à trop mettre la main au portemonnaie : avoir une bonne mutuelle !
La majorité des complémentaires santé prévoit un remboursement des soins et équipements non pris en charge par l’Assurance maladie. Bien évidemment, ledit remboursement sera plus ou moins conséquent suivant la couverture que vous avez souscrite : plus vos cotisations sont élevées, meilleure sera votre prise en charge.
Concrètement, la mutuelle peut proposer :
- un forfait annuel avec un montant fixe (entre 500 € et 1 200 € selon les contrats) ;
- un pourcentage du prix réel de l’implant dans la limite d’un plafond annuel (entre 30 % et 70 % généralement).
Bon à savoir : de nombreuses complémentaires santé exigent l’envoi d’un devis détaillé par un chirurgien-dentiste avant tout acte. C’est également plus rassurant pour vous, cela vous permet d’avoir une estimation précise de votre remboursement total (CPAM+mutuelle).
Pour savoir si votre complémentaire santé rembourse les implants dentaires, consultez votre contrat : un tableau des garanties y est intégré avec une ligne dédiée à la prise en charge des frais dentaires non remboursés par la Sécurité sociale.
Bon à savoir : certaines mutuelles proposent un réseau de soins partenaires avec des professionnels de santé aux tarifs négociés. Un vrai plus pour faire baisser la facture !
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Implant dentaire remboursement : des exceptions dans certains cas médicaux particuliers
Bien que le remboursement des implants dentaires soit généralement exclu du cadre de la Sécurité sociale, il existe des cas médicaux particuliers qui peuvent faire l’objet d’une prise en charge exceptionnelle.
Par exemple, les patients atteints d’une Affection de Longue Durée (ALD) ou souffrant d’un handicap sévère impactant la mastication, ainsi que les personnes présentant des agénésies dentaires multiples liées à une maladie rare, peuvent bénéficier, sur avis médical, d’une demande de prise en charge hors nomenclature auprès de l’Assurance maladie.
De même, les personnes bénéficiant de la Complémentaire santé solidaire (CSS) peuvent être orientées vers des centres dentaires mutualistes ou hospitaliers, où des tarifs négociés permettent de réduire considérablement le reste à charge, voire d’être accompagnés vers des alternatives adaptées et accessibles.
Il est donc recommandé de se rapprocher de son professionnel de santé et de sa caisse d’assurance pour évaluer les options disponibles dans des situations spécifiques.
Quelles aides financières pour payer un implant dentaire ?
Face à un reste à charge souvent supérieur à 1 500 €, plusieurs dispositifs peuvent alléger la facture d’un implant dentaire, en complément de votre mutuelle :
- L’aide exceptionnelle de la CPAM : sur critères de ressources, votre caisse d’Assurance Maladie peut accorder une aide financière individuelle ponctuelle pour des soins dentaires lourds. La demande s’effectue auprès du service social de votre CPAM, devis à l’appui.
- La Complémentaire santé solidaire (CSS) : au-delà de l’accès aux centres dentaires mutualistes à tarifs négociés déjà évoqué plus haut, la CSS peut faciliter une orientation vers des structures pratiquant des tarifs adaptés pour l’implantologie.
- Les aides des caisses de retraite : pour les seniors, certaines caisses de retraite complémentaire (Agirc-Arrco, MSA…) proposent des aides ponctuelles pour les soins dentaires coûteux, sur dossier.
- Les CCAS et services sociaux municipaux : selon votre commune, une aide facultative peut être sollicitée auprès du Centre communal d’action sociale.
Bon à savoir : ces aides sont cumulables entre elles, mais rarement automatiques. Constituez un dossier complet (devis détaillé, avis d’imposition, justificatifs de charges) et n’hésitez pas à solliciter un rendez-vous avec l’assistante sociale de votre CPAM pour connaître vos droits exacts. Retrouvez le détail de la démarche dans notre article dédié à l’aide financière individuelle de la CPAM.
Vers un remboursement des implants dentaires à 100 % ?
Vous avez peut-être vu passer l’information : la CPAM rembourserait bientôt à 100 % les implants dentaires afin d’éviter les dérives au sein de centres dentaires low cost et d’assurer la sécurité des patients.
La réalité ? Dès novembre 2024, la HAS (Haute autorité de santé) a donné son avis favorable au remboursement d’implants en cas d’édentement unitaire ou complet. Mais à l’heure où nous mettons à jour cet article, cet avis doit encore être validé par la CHAP (Commission de la Hiérarchisation des Actes et des Prestations) puis par la CNAM avant de produire un quelconque effet concret. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 n’a, de son côté, apporté aucune modification à la nomenclature des actes dentaires sur ce point : rien n’est encore acté. À suivre donc…
Questions fréquentes sur le remboursement implant dentaire
Au-delà des montants détaillés plus haut, voici les réponses aux questions complémentaires que se posent le plus souvent nos lecteurs sur le remboursement implant dentaire.
Existe-t-il une aide exceptionnelle de la CPAM pour financer un implant dentaire ?
Oui, sous conditions de ressources et à titre exceptionnel, votre CPAM peut accorder une aide financière individuelle pour des soins dentaires lourds comme un implant, notamment si votre reste à charge est trop important. La demande s’effectue auprès de l’assistante sociale de votre caisse, avec justificatifs de revenus et devis à l’appui.
Peut-on financer un implant dentaire en plusieurs fois ?
Oui, de nombreux cabinets dentaires proposent un paiement échelonné sur plusieurs mois, parfois sans frais. Certaines mutuelles et organismes de crédit à la consommation proposent également des solutions de financement dédiées aux soins dentaires. Comparez les taux avant de vous engager, et vérifiez l’absence de frais cachés.
L’assurance emprunteur ou une prévoyance peuvent-elles couvrir un implant dentaire ?
Non, l’assurance emprunteur classique ne couvre pas les soins dentaires. En revanche, certains contrats de prévoyance ou d’assurance accident corporel peuvent indemniser une perte de dent consécutive à un accident, sous conditions strictes de garantie. Vérifiez les exclusions de votre contrat avant toute demande de remboursement.
Un implant dentaire posé à l’étranger est-il remboursé par la Sécurité sociale française ?
Un implant posé à l’étranger suit les mêmes règles de remboursement qu’en France pour la partie couronne, sous réserve de fournir une facture détaillée, une radio avant/après et le formulaire S3125. L’implant et le pilier restent non remboursés, où que l’acte soit réalisé.
Que faire si mon implant dentaire échoue ou doit être remplacé ?
En cas d’échec (rejet de l’implant, infection), le remplacement suit les mêmes règles de remboursement que la pose initiale : la couronne peut être partiellement prise en charge, mais l’implant et le pilier restent à votre charge. Vérifiez si la garantie du praticien ou de votre mutuelle couvre ce risque.
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Crédit photo : © Valerii Honcharuk / Adobe

Rédactrice web SEO certifiée et freelance depuis 2017, j’écris pour Aide-Sociale.fr depuis 2019. Diplômée d’un BTS Communication et formée aux spécificités de la rédaction web et du SEO, j’ai rédigé plus de 314 articles avec un objectif constant : vulgariser le “langage CAF” et rendre les démarches administratives accessibles à tous. Mon crédo : des contenus sourcés, précis et sans fake news !
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