L’hébergement à titre gratuit consiste à accueillir un proche chez soi sans percevoir de loyer. Cette situation est légalement autorisée, mais elle entraîne des conséquences concrètes : APL, RSA, prime d’activité et CSS peuvent être impactés pour la personne hébergée via l’application d’un forfait logement. Du côté de l’hébergeur, certaines déductions fiscales sont possibles selon le lien de parenté et la situation de l’hébergé. Voici tout ce qu’il faut savoir pour éviter les mauvaises surprises.

Hébergement à titre gratuit : définition et cadre légal

Proposer à un proche (ami, membre de la famille, concubin) de vivre chez vous sans payer de loyer : c’est le principe de l’hébergement à titre gratuit, aussi appelé hébergement à titre gracieux.

Cette forme de solidarité est autorisée par la loi, que ce soit dans votre résidence principale ou secondaire, et pour n’importe quelle durée. Aucun organisme public — CAF, impôts, Assurance maladie — ne peut vous le reprocher, à condition de respecter quelques règles essentielles.

À noter : certains organismes (CAF, Assurance maladie, Centre des impôts…) peuvent demander à la personne hébergée un justificatif de domicile. Il est conseillé d’établir dès le départ un contrat d’occupation à titre gratuit, document accepté par de nombreuses administrations.

Pour que l’hébergement soit reconnu à titre gratuit, trois conditions doivent être réunies :

    • La personne hébergée ne doit pas participer au paiement du loyer ni aux charges de copropriété.
    • Elle peut en revanche contribuer aux frais liés à l’usage du bien (eau, électricité, gaz, internet…).
    • Elle doit respecter le règlement de copropriété et les clauses du bail si le logement est loué (notamment en matière de bruit, d’animaux ou de sous-location).

Si ces conditions ne sont pas respectées, l’hébergement peut être requalifié en location et un contrat de bail devra impérativement être rédigé.

 

Documents recommandés pour un hébergement à titre gratuit

Même si le logement à titre gracieux ne s’apparente pas à une location, certains documents sont utiles pour protéger les deux parties. Voici les situations cas par cas.

Dans une résidence principale : pas de bail obligatoire

Dans le cas d’un hébergement dans une résidence principale, le principe est simple : aucune obligation légale d’officialiser la situation. Il n’est pas nécessaire de rédiger un bail puisque la personne hébergée ne paie pas de loyer.

En revanche, si vous souhaitez vous protéger, nous vous conseillons d’établir un contrat d’occupation à titre gratuit, qui pose sur papier les conditions de cette cohabitation particulière. En cas de conflit, même avec un proche, ce document peut s’avérer précieux.

 

Dans une résidence secondaire : le contrat de prêt à usage

Si vous mettez votre résidence secondaire gratuitement à disposition d’un proche, il est fortement recommandé de rédiger un contrat de prêt à usage (ou contrat d’occupation à titre gratuit). La loi ne vous y oblige pas, mais ce document prouve aux administrations que vous ne percevez pas de loyer.

Ce contrat doit mentionner :

    • la durée de l’hébergement ;
    • les motifs pouvant mettre fin à l’accord ;
    • l’impossibilité de réaliser des travaux ;
    • l’impossibilité de sous-louer le logement ;
    • l’obligation de payer une partie des charges (électricité, internet, eau…) mais pas de loyer ;
    • l’obligation de souscrire une assurance habitation.

Voici un modèle de contrat d’hébergement à titre gratuit, à adapter selon votre situation :


Contrat de prêt à usage

Entre :

[NOM, Prénom de l’hébergeur]
[Adresse du logement]
[N° de téléphone]
Désigné.e ci-dessous par « l’hébergeur »

et

[NOM, Prénom de la personne hébergée]
[N° de téléphone]
Désigné.e ci-dessous par « l’hébergé ».

Par ce contrat d’occupation à titre gratuit, les deux parties conviennent des articles suivants :

1. Objet du contrat
Conformément aux articles 1875 et suivants du Code civil, l’hébergeur s’engage à prêter à titre d’usage le bien suivant : [désignation et description du logement prêté avec adresse précise].

Conformément à l’article 1876 du Code civil, le preneur dispose du bien prêté à titre gratuit. Aucune redevance, contrepartie ni indemnité d’occupation ne devra être versée durant toute la durée de l’occupation.

2. Usage du bien prêté
L’hébergé s’engage à n’utiliser le bien prêté que pour l’usage suivant : [habitation ou mixte habitation et professionnel].

3. Obligations de l’hébergé

3.1 L’hébergé prend le bien dans son état actuel et ne pourra déposer aucun recours contre l’hébergeur pour mauvais état, vices cachés, vices apparents ou servitudes passives.

3.2 L’hébergé conservera et entretiendra le bien en bon père de famille. En cas d’empiétement ou d’usurpation, il devra en informer l’hébergeur dans les délais légaux.

3.3 L’hébergé s’engage à souscrire un contrat d’assurance logement. Toutes les démarches nécessaires devront être effectuées auprès de [nom de l’assureur de l’hébergeur].

4. Durée du contrat

Le présent contrat est conclu pour une durée de [X jours/mois/années] à compter du [date d’entrée dans le logement]. L’hébergé s’engage à restituer le bien à la date d’expiration du prêt à usage. Ce prêt ne fait l’objet d’aucune reconduction tacite.

OU

Le présent contrat est conclu pour une durée de [X jours/mois/années] à compter du [date d’entrée dans le logement]. S’il n’est pas dénoncé par l’une des deux parties au minimum six mois avant son échéance, il sera reconduit tacitement pour la même durée.

Fait à [Ville], le [date].

Signatures de l’hébergeur et de l’hébergé

 

L’attestation d’hébergement pour justifier son domicile

En tant que personne hébergée, vous pouvez avoir besoin d’un justificatif de domicile pour de nombreuses démarches administratives. Sans contrat de bail ni facture à votre nom, la seule solution est de présenter une attestation d’hébergement à titre gratuit, rédigée par votre hébergeur.

Ce document doit être accompagné d’un justificatif de domicile au nom de l’hébergeur et d’une copie de sa pièce d’identité.

Pour en savoir plus, consultez notre article dédié au certificat d’hébergement à titre gratuit. Il existe également l’attestation d’accueil, par laquelle un étranger peut attester de son hébergement chez un ami pendant son séjour en France.

 

Hébergement à titre gracieux : quelles conséquences sur la CAF ?

S’il s’agit d’un geste de solidarité fort, héberger quelqu’un gratuitement a des conséquences directes sur les aides sociales — pour l’hébergeur comme pour l’hébergé. Cette situation doit impérativement être signalée au plus tôt aux différents organismes (CAF, MSA, Assurance maladie) afin d’éviter tout trop-perçu.

Point important : si vous êtes en couple avec la personne que vous hébergez gratuitement (mariage, PACS, concubinage déclaré), les règles sont différentes. Déclarez cette situation de vie commune directement à la CAF.

 

Quel impact sur l’APL de l’hébergeur ?

En tant qu’hébergeur, si vous percevez une aide au logement comme l’APL, déclarez immédiatement l’arrivée d’une personne en hébergement gratuit. Les APL sont actualisées tous les 3 mois en fonction de la composition du foyer et des ressources de toutes les personnes qui y vivent, y compris la personne hébergée. Selon sa situation, votre aide peut augmenter, baisser ou être supprimée.

Si vous êtes la personne hébergée, il vous est impossible de percevoir l’APL ou toute autre aide au logement : vous ne payez pas de loyer, ce qui est une condition indispensable pour ces dispositifs. À noter également : même lorsqu’un loyer est bien versé, le lien de parenté entre le locataire et le propriétaire peut bloquer l’accès aux aides — pour comprendre quels liens de parenté ouvrent ou ferment les droits, consultez notre article sur louer un logement à un membre de sa famille et toucher l’APL. Si vous souhaitez bénéficier d’une aide au logement à l’avenir en tant que locataire, sachez qu’une autre option possible est la sous-location avec aide CAF : sous réserve de remplir des conditions précises d’âge et de ressources, locataire et sous-locataire peuvent tous deux percevoir des APL dans un même logement. Pour les locations meublées, consultez également notre article sur les conditions et le calcul de l’aide pour une location meublée.

Si l’hébergement dépasse six mois, la CAF peut considérer que la personne hébergée fait partie du foyer et recalculer les aides en conséquence — une raison supplémentaire de déclarer la situation rapidement.

Source : Caf.fr – Guide pratique avant d’héberger un proche

 

Impact sur la prime d’activité

Vous percevez la prime d’activité et vous vous demandez si l’arrivée d’une nouvelle personne dans votre foyer va la modifier ? Pour l’hébergeur, rassurez-vous : les ressources de la personne hébergée ne sont pas prises en compte dans le calcul de la prime d’activité (sauf si vous formez un couple avec elle). Votre prime ne sera pas impactée. Pour en savoir plus sur la notion de couple retenue par la CAF, consultez notre article sur le concubinage et la CAF.

Si vous êtes la personne hébergée, vous pouvez tout de même percevoir la prime d’activité, mais un forfait logement sera automatiquement appliqué. Ce montant forfaitaire est ajouté à vos ressources pour calculer le droit à la prime, ce qui réduit mécaniquement le montant versé. Depuis le 1er avril 2026, les montants sont : 76,59 € pour une personne seule, 153,19 € pour deux personnes, 189,57 € pour trois personnes ou plus.

Source : Caf.fr – Barème RSA et forfait logement

 

Hébergement gratuit et RSA

La logique est identique à la prime d’activité. Pour l’hébergeur, l’accueil d’un proche à titre gracieux n’a aucune conséquence sur son RSA. Pour la personne hébergée, un forfait logement est déduit du montant de son RSA.

Depuis le 1er avril 2026, le montant de ce forfait logement RSA est de : 78,20 € pour une personne seule, 156,41 € pour deux personnes, 193,55 € pour trois personnes ou plus.

Exemple concret : une personne seule hébergée gratuitement, sans autres ressources, peut percevoir un RSA de 651,69 € – 78,20 € = 573,49 € net par mois (au 1er avril 2026).

 

Hébergement à titre gratuit et AAH

L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) elle-même n’est pas réduite par un forfait logement : une personne hébergée gratuitement et sans autres ressources conserve le montant maximal de l’AAH, soit 1 041,59 € par mois en 2026.

En revanche, être hébergé à titre gratuit a d’autres conséquences pour les personnes en situation de handicap :

    • L’accès à l’APL est impossible, faute de loyer à payer.
    • La Majoration pour la Vie Autonome (MVA), qui exige un logement indépendant avec droit à une aide au logement, est généralement perdue en cas d’hébergement gratuit chez un tiers.
    • Si la personne perçoit également le RSA, le forfait logement habituel s’applique sur cette prestation.

Pour en savoir plus, consultez notre article sur l’AAH et ses conditions d’attribution.

 

Conséquences sur la CSS (ex-CMU-C)

Pour la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), si vous êtes hébergé gratuitement, un forfait logement est ajouté à vos ressources lors de l’examen de vos droits. Contrairement au RSA, il ne s’agit pas d’une déduction sur la prestation, mais d’une somme considérée comme un avantage en nature : vos revenus apparaissent donc plus élevés aux yeux de l’organisme. Selon votre niveau de ressources, cela peut entraîner une réduction ou une suppression de la CSS.

Du côté de l’hébergeur, aucune conséquence particulière à signaler.

Source : complementaire-sante-solidaire.gouv.fr – Plafonds et forfait logement C2S

 

Séverine Burel

Notre conseil
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
Dès qu’une personne s’installe chez vous à titre gratuit, déclarez-le immédiatement à la CAF, même si vous pensez que cela ne changera rien. J’ai accompagné des allocataires qui avaient attendu plusieurs mois avant de signaler la situation, et qui ont ensuite dû rembourser des trop-perçus parfois supérieurs à 1 000 €. La déclaration se fait en quelques minutes depuis votre espace personnel sur caf.fr, rubrique « Déclarer un changement de situation ».

 

Qu’en est-il de l’assurance habitation ?

Pour l’hébergeur, si vous accueillez un proche dans votre résidence principale, rapprochez-vous de votre assureur pour vous assurer que la personne hébergée est bien couverte par votre contrat. La plupart des contrats protègent « toutes les personnes vivant sous le même toit », mais mieux vaut le vérifier.

En revanche, si l’hébergé loge dans votre résidence secondaire, il est vivement recommandé — et peut être exigé contractuellement — qu’il souscrive sa propre assurance habitation, comme prévu dans le contrat de prêt à usage.

 

Hébergement gratuit et impôts : ce que vous devez déclarer

Héberger quelqu’un à titre gratuit a des conséquences fiscales différentes selon que vous êtes l’hébergeur ou l’hébergé. Dans tous les cas, cette situation doit être déclarée.

 

Les obligations de l’hébergé

La personne hébergée doit cocher la case « Occupant à titre gratuit » lors de sa déclaration de revenus. Cette mention est obligatoire et permet à l’administration fiscale de prendre en compte votre situation réelle de logement.

 

Les déductions possibles pour l’hébergeur

    • Si vous hébergez vos parents à titre gratuit : vous pouvez bénéficier d’une déduction d’impôts sous certaines conditions. Vous pouvez choisir entre une somme forfaitaire par ascendant hébergé ou le montant réel des dépenses engagées. Il est également possible de déduire de votre revenu global l’estimation des loyers que vous percevriez si vous louiez le logement à un tiers.
    • Si vous hébergez une personne de plus de 75 ans (hors ascendants directs) : vous pouvez déduire les dépenses réelles effectuées en sa faveur, sous conditions de ressources.
    • Si vous hébergez une personne dans votre résidence secondaire : vous ne serez pas redevable de la taxe sur les logements vacants, mais vous ne pouvez pas bénéficier de déductions d’impôts puisque vous ne percevez pas de loyer.

En tant que propriétaire, vous devez également déclarer l’occupation du logement dans la rubrique « Biens immobiliers » de votre espace impôts.gouv.fr et mettre à jour la situation en cas de tiers occupant.

 

Hébergement à titre gratuit et taxe d’habitation

La taxe d’habitation sur la résidence principale a été supprimée depuis janvier 2023. En revanche, les résidences secondaires y restent assujetties.

La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) est due par le propriétaire ou l’usufruitier. Cependant, si la personne hébergée occupe seule un logement vacant (résidence secondaire), c’est à elle de s’en acquitter à son nom. Si elle vit avec l’hébergeur dans sa résidence principale, c’est à ce dernier de payer. Pour rappel, les propriétaires de résidences secondaires sont également soumis à d’autres charges, comme la taxe foncière et les taxes immobilières.

 

Résumé des impacts d’un hébergement à titre gratuit

Voici un tableau récapitulatif des conséquences pour chacune des deux parties :

Domaine concerné Hébergeur Hébergé
RSA Pas d’impact Forfait logement déduit (78,20 € pour 1 personne au 01/04/2026)
Prime d’activité Pas d’impact Forfait logement ajouté aux ressources (76,59 € pour 1 personne)
APL Montant revu trimestriellement si composition du foyer change Pas d’éligibilité : absence de loyer à payer
AAH Pas d’impact Montant AAH inchangé, mais perte possible de la MVA et des APL
CSS Pas d’impact Forfait logement ajouté aux ressources : réduction ou perte possible
Impôts Déduction possible si parent hébergé ou personne de +75 ans Case « occupant à titre gratuit » obligatoire
Taxe d’habitation Supprimée sur résidence principale ; exigible sur résidence secondaire Peut être due par l’hébergé si logement occupé seul (résidence secondaire)

 

Séverine Burel

L’erreur à éviter
Séverine Burel, conseillère en aides sociales
La principale erreur que je rencontre, c’est de confondre participation aux charges et loyer. Un hébergé peut tout à fait payer sa part d’électricité ou d’internet — cela reste de l’hébergement gratuit. En revanche, dès qu’il contribue au loyer ou aux charges de copropriété, même partiellement, la CAF peut requalifier la situation en location et réclamer les aides indûment perçues. Si vous avez un doute, n’improvisez pas : contactez directement votre CAF pour un point de situation.

 

Questions fréquentes sur l’hébergement à titre gratuit

Voici les questions que posent le plus souvent les personnes confrontées à cette situation, avec des réponses claires et directement actionnables.

 

Que se passe-t-il si l’hébergement gratuit dure moins de 6 mois ?

Même de courte durée, il est nécessaire d’informer rapidement la CAF, les impôts et l’Assurance maladie. Attendre la fin de l’hébergement pour régulariser la situation expose au risque de trop-perçu, que les organismes peuvent réclamer sur une période allant jusqu’à deux ans.

 

Les APL des parents sont-elles impactées si un enfant majeur est hébergé gratuitement ?

Oui, potentiellement. Si un enfant majeur est hébergé dans la résidence principale de ses parents, la composition du foyer CAF change. Les APL de l’hébergeur peuvent être recalculées à la hausse ou à la baisse selon la situation de l’enfant hébergé, et notamment ses revenus.

 

Comment déclarer un hébergement à titre gratuit à la CAF ?

La déclaration se fait via votre espace personnel sur caf.fr (rubrique « Déclarer un changement de situation »), depuis l’application mobile « Caf-Mon Compte », ou directement en agence. Si vous êtes l’hébergé, vous devrez fournir une attestation d’hébergement signée par l’hébergeur ainsi qu’un justificatif de domicile à son nom.

 

Que se passe-t-il pour un concubin hébergé à titre gratuit ?

Si l’hébergeur et l’hébergé forment un couple stable (mariage, PACS ou concubinage déclaré), la CAF prend en compte l’ensemble de leurs ressources communes pour le calcul des aides, même en l’absence de loyer. Il est indispensable de déclarer cette vie commune à la CAF sans attendre. Retrouvez toutes les informations dans notre article sur la notion de couple pour la CAF.

 

Qui paye la taxe d’habitation sur un logement secondaire prêté gratuitement ?

Lorsque l’hébergé occupe seul une résidence secondaire, c’est à lui de s’acquitter de la taxe d’habitation, même sans payer de loyer. L’hébergeur est alors dispensé, et le logement ne peut être considéré comme vacant. Si l’hébergé vit avec le propriétaire dans sa résidence principale, c’est à ce dernier que revient la taxe.

 

Un hébergé à titre gratuit peut-il percevoir le RSA et la prime d’activité ?

Oui, sous réserve de remplir les conditions habituelles d’éligibilité. Cependant, un forfait logement sera systématiquement appliqué, réduisant le montant des aides versées. Ce forfait est calculé en fonction de la composition du foyer.

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Sources officielles et références

Crédit photo : © Pattarisara / Adobe


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